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dimanche 19 avril 2015

DE GRANVILLE À COURSON…


Granville, Granville, Bréhal, Orange-Noir et Vert-Lilas, c’était le programme de vendredi à lundi histoire d’avoir de quoi s’occuper avant de regarder le Master d’Augusta…
81 trous en 4 jours quand même.

vendredi 23 mai 2014

COURSON, MATCH PLAY, FAUX PAS SANS FER…

Courson, le 5 Vert
Pas le temps de souffler, à peine celui de dormir. De retour de trois jours et trois parcours à Granville, nous voici à courson pour le Match Play Championship du BGC.

mercredi 13 avril 2011

GOLF : LES FORMULES DE JEU…PREMIÈRE PARTIE



Puisque mes capacités pédagogiques ont visiblement fait leurs preuves avec mes leçons sur les effets au golf. Tout le monde a au moins réussi un slice. C’est décidé, je me lance dans un nouveau chantier, le mot est bien adapté : les différentes formules de jeu que l’on peut faire à plusieurs au golf.





mercredi 3 novembre 2010

OPEN DE LA MALFAISANCE…MATCH PLAY : FPT Vs KGB…(suite et fin)

Trou 10, par4, 1CR.
Par4 humide, j’avais passé l’eau la veille mais le vent est de face aujourd’hui, je tente à gauche mais la balle part directement vers l’obstacle d’eau pour stopper 1m devant…coup de bois de Duc, le trou est long, mais sa balle ne tourne pas comme prévu, mon wedge sur la boue dépasse le green, l’approche de Duc reste courte, il faudra deux putts ensuite, un superbe double qui nous laisse pourtant à égalité, les deux filous n’ayant pas réussi mieux que le triple…




Allez maintenant, plus de coup rendu jusqu’au 18, la voie est libre, il faut attaquer !

Trou11, par3.
Duc au petit bois ne fait pas de copeaux mais est un peu long. Golfarmer part direct dans les arbres à droite.

…Oui, la balle revient…

Mon putt d’approche est nickel, on gagne le trou, 1up pour le KGB !

Enfin en avance !

Oui, le KGB, le Kung-fu Germanik Band…

Vous n’avez qu’à nous défier et vous comprendrez pourquoi c’est le nom du duo…

On arrive au 12, par4 en descente sur lequel je n’ai jamais su avec quel club démarrer en trois visites.
J’en cause avec mon partenaire, on se met d’accord sur le bois3, je place mon tee, commence ma routine et j’aperçois du coin de l’œil les deux filous qui lorgnent la position de la balle par rapport à la ligne des plots de départ.



Ni une ni deux, je ne réfléchis même pas, je replace mon tee 30cm en arrière et je me prépare à jouer pour faire un superbe hook directement en forêt.

…Non, la balle ne revient pas…

Je ne saurai qu’après qu’on ait perdu le trou que ma balle était bien placée…
J’ai encore besoin d’expérience en malfaisance moi…

Nous revoici donc All Square.

Toujours All Square après le 13 grâce à un autre hook avec mon 20° fétiche…
Le seul moment où Duc ne fait pas un recovery c’est quand il débute le trou en ce moment…
Je suis sur qu’il doit me haïr à cet instant précis mais cela ne se voit pas, il joue dans des endroits pas possibles, ramène toujours la balle bien en jeu et reste en apparence très calme.

J’ai besoin d’expérience tout court moi !

Au 14, j’évite de justesse les arbres de gauche et ma balle traverse bien, Duc fera une approche un peu courte mais mon putt ensuite sera suffisamment proche pour obtenir le « donné »
Normal c’est Duc qui fait le petit putt…

On repart du 14 1up, la malédiction semble ne pas fonctionner, la FPT ne semble plus si imbattable.
Et si jamais c’était aujourd’hui al fin du règne ?

Oui mais pour l’instant je gâche consciencieusement les bons coups de mon partenaire !

Je rate le second coup du 15, Duc commence à souffrir de tous ces coups complexes après moi et manque son approche alors que Golfarmer nous fait dans le même temps une superbe sortie longue de bunker !
Nous revoici All Square !!!

Trou16, par5.
Plus que 3 trous et nous sommes toujours au coude à coude. Les duettistes de légende ont leur dernier coup rendu au 18, il nous faut donc absolument gagner avant.
Mon départ au drive est moyen mais reste au milieu du fairway alors que Minifly est parti voir nos amis qui nous suivent sur le fairway du 15.

Joli coup de bois de Duc qui me pose la balle à 80m du mât et Golfarmer dans le même temps rate son long coup, le green ne sera pas pour eux en trois.
Effectivement, leur balle arrive dans le bunker de green avec un coup de retard sur nous.
Je retrouve mon rythme et je plante le mât au bon moment dans cette partie pour offrir à Duc notre second birdie en foursome !

Je vois dans ses yeux qu’il est heureux, ouf !
Je rigole mais c’est vrai que je culpabilise pas mal suite à mes mauvais coups éparpillés aux mauvais endroits et aux mauvais moments.

Alors de réussir celui là à ce moment là !

Nous voici donc au départ du 17, nous sommes 1up…
Et je suis bien content de ne pas avoir à le débuter celui là…

Histoire de faire durer le suspens, je vous propose un petit aparté en vous parlant de la difficulté de vie au Moyen-âge.
Non ?
Bon ok…

Duc est court, non j’ai pas dis petit j’ai dis court et je parle de son coup de fer.
Mais Golfarmer est encore plus court, ce sera concours de petit jeu avec Minifly…
Et je vois l’histoire se réécrire mais non son approche est belle mais ne rentre pas, il laisse un putt en descente de 2m au moins.

Dans ces moments là, même les putts d’un mètre sont compliqués…

À mon tour, je vois bien la trajectoire pour une approche roulée au fer 8 alors je me lance sans hésiter en étant attentif, une fois placé, uniquement au toucher du fer sur la balle. Ça part bien, la balle vient stopper à un bon mètre, ce sera à Golfarmer de putter le premier.

J’avoue que je le regarde avec attention mais rien, Golfarmer ne craque pas et tient sa ligne, le putt rentre, il vaut de l’or celui là.
J’avoue encore ne pas avoir osé regarder le putt de Duc mais j’ai entendu le bruit qu’a fait la balle en tombant.

On conserve l’avantage au départ du 18.

Ce qui veut dire déjà une chose, la FPT ne peut plus gagner mais au mieux égaliser.

Minifly sera sans faute sur son drive, je serai sur le fairway avec mon départ, Duc décide l’attaque tout comme Golfarmer.

Je me retrouve avec une approche plus longue qu’au 17 avec ce green en plateau plutôt raide et un drapeau bien à l’abri là haut à droite.
Minifly a une approche plus délicate car il lui reste une bonne quarantaine de mètres et peu de place pour poser sa balle entre la descente du green à gauche et le bunker à droite.

Mais là encore il est impressionnant et sort un superbe coup de wedge de sa musette et réussit à faire tenir la balle sur le mini plateau du haut, il restera un putt de trois bons mètres quand même, en descente et en pente, mais j’applaudis sans retenue ce magnifique coup de golf.

Bon, à mon tour, fer7 ce coup ci car je veux rouler bien plus et grimper cette maudite pente, je garde en mémoire le rythme de mon approche du 17 et je réussis à sortir le même bon contact, la balle sort bien du club, reste très peu en l’air et retombe pour sa grande montée en roue libre. Elle finira à quelques dizaines de centimètres du mât, le putt est bien plus facile pour Duc que pour Golfarmer qui nous donnera notre putt avec une classe exemplaire.

À lui de jouer, dans son coup la victoire du trou pour l’égalisation de la partie.

Mais l’histoire s’est écrite autrement, le putt n’est pas rentré, il s’en est fallu de très peu.

Courte victoire à 1up mais solide victoire saluée par nos adversaires redevenus nos compères à nous qu’on avait avant le départ du tee n°1.
Parce que c’est ça le grand bonheur d’un match de ce genre, cela rend les amitiés encore un peu plus fortes qu’avant…

Quand à moi j’ai eu le grand plaisir de partager cette partie et cette victoire avec Duc que je ne connaissais quasiment pas avant le début de cette partie et qui est devenu en quelques heures de swings acharnés mon valeureux partenaire du KGB…

Nous prenons quelques minutes ensembles, au calme, puis nous repartons vers le green du 18 pour assister aux arrivées de nos bons camara…Des sales Malfaisants ! Des sales Malfaisants !

Une belle et grande tablée pour gâcher totalement cette horrible journée sous le soleil.

Un final des plus vulgaires avec la photo de groupe des survivants du week end et il est temps de revenir à la saine et joyeuse réalité d’une belle semaine de travail !

Ouf !

Heureusement que c’est pas tous les jours, on finirait par être heureux tout le temps, quelle horreur !

OPEN DE LA MALFAISANCE…MATCH PLAY : FPT Vs KGB…


Avec les enfants légèrement récalcitrants, en particulier devant leur soupe de légumes, (ou leur Mac Do, tout dépend comment vous les nourrissez) vient l’inévitable sujet de l’Ogre qui viendra les manger tous crus (ou n’importe quel autre animateur TV) en cas d’obstination avérée…











Et bien chez les golfeurs il y a le même genre :

La FPT.

Pour les intimes la Fait Peur Team…
Une équipe légendaire, invaincue depuis plusieurs années en match play.
Un duo démoniaque.
Voyez plutôt…

Golfarmer et Minifly, la simple évocation de ces deux noms l’un après l’autre sur le fairway du trou 13 de n’importe quel golf un soir de pluie suffit pour jeter un sort à qui l’entend.
Et là c’est socket assurée pour les plus chanceux.

Je le sais je les ai déjà affrontés…
J’étais insolent et fougueux à peine entré dans la puberté golfique, je m’étais associé avec une horde de un Belge et on avait prit, comme nombre d’équipes avant nous, une fessée retentissante.
À Marivaux…
Pour ceux qui ne seraient pas au courant, l’histoire est ICI.

Alors quand j’ai appris que le premier Open de la Malfaisance se jouait à Marivaux, le destin sonna à la porte :

-        - Ding Dong !
-        - Oui qui est ce ?
-       -C’est l’destin !

Ce destin avait prit la forme d’un golfeur légendaire que l’on surnommait entre nous « le Dragon Unique Clairvoyant »
DUC…

Joueur passionné (pléonasme) et talentueux que j’avais déjà eu le plaisir de croiser en d’autres lieux sans jamais avoir vraiment eu l’occasion de le connaître plus avant.
Lui aussi souhaitait en découdre avec la FPT, l’occasion était trop belle, je m’associais immédiatement au défi et nous jetâmes donc le gant aux deux Loup-garou des fairways.

Il y eu, comme c’est le cas entre gens de bonne compagnie, une courte discussion sur le forum dont Minifly était un des créateurs concernant la formule et nous arrivâmes prestement à un consensus (oui je sais c’est assez osé à employer ici) qui fut le suivant :

Foursome avec 5 coups rendus pour la FPT sur les trous 1, 4, 5, 10 et 18.

5 étant le nombre de points d’index de différence entre les moyennes d’index des deux équipes…
Je sais bien que la tradition veut qu’un match play se joue en brut et des blanches mais tout le monde étant en accord avec cette solution…

En bref on s’était déjà fait arnaqués sur la toile, il allait falloir assurer sur le terrain !

Et le terrain on y était donc en ce lundi de fête des saints, jour pieux s’il en est qui poussa DUC à proposer un dress code adapté, tout en blanc…

Ajoutons que ce jour là, nous n’étions pas les seuls malfaisants en goguette Matchplayienne, le Fou avait jeté le gant à Langsammer qui lui en avait aimablement prêté un pour l’occasion et je n’ose vous citer toutes les autres batailles qui ourdissaient ce jour là…

Alors comment cela s’est il donc passé ?

Je ne sais pas si nos chers adversaires avaient discuté stratégie mais Duc et moi en avions une qui débuta dès le dimanche avec l’Open par une reco-étalonnage histoire de voir sur quels départs nous étions le plus à l’aise.
Il s’est avéré que ce fut les départs impairs pour Duc, Ainsi soit il…


Après la photo traditionnelle en respect avec l’étiquette il fut temps de se lancer dans la joute, sanguinaire cela allait sans dire…





Allez go !

Trou 1, par4, 1 CR.
Duc a l’honneur et drive au loin bien droit, trop loin d’ailleurs. C’est Golfarmer qui sera son homologue dans l’impair en espérant qu’il en fasse…
Ce qui n’est pas le cas pour le moment, enfin pas trop. Je dois faire une balle basse vers le green mais je slice pour cause de fébrilité soudaine (sans doute un sort quelconque) et nous perdons le coup d’avance, le coup rendu leur sera profitable, 1up pour la FPT.
Bon nous avions prévu que le premier tiers du parcours serait délicat vu que le duo maléfique y avait 3 de leurs 5 coups rendus. Nous partions donc au 2 sans inquiétude réelle.
18 trous c’est long et il peut se passer pas mal de choses…

Trou2, par4.
Je suis donc avec Minifly en duel sur les départs pairs qui nous gratifie d’un bon coup de bois, quand à moi, je colle trop au virage et donne à mon partenaire le premier d’une longue série de recovery…
Mais Duc est d’une nature zen et rien ne semble l’agacer quand il se prépare à renvoyer la balle en jeu, ni même après mon approche trop molle, il me colle la balle à un petit mètre du mât. Putt pour égaliser sur le trou que je m’empresse de manquer.

Ma voila pas très à l’aise vis-à-vis de mon partenaire que je n’espère pas d’infortune…
Les deux autres sont attentifs à ce ratage, je sens que leur stratégie se dessine, laisser l’idiot se déstabiliser tout seul…

Les voila 2up.

Trou3, par3.
Trou partagé suite à un départ de Duc un peu court, un putt d’approche lamentable qu’il rattrape avec talent. Toujours 2up pour la FPT.

Trou4, par5, 1CR.
Minifly aux commandes pour un drive superbement slicé vers la forêt. La balle ne fait qu’un seul bruit dans les arbres et revient gentiment plein fairway.
Les écureuils comme l’an dernier avec le Belge, j’ai cru dire « décidemment je ne m’y ferai jamais » mentalement mais non ça sort à haute voix, Minifly est hilare, désolé mais hilare quand même…
Qu’à cela ne tienne, je fais le même que lui pour voir.
Il nous faudra 5mn pour retrouver ma balle, nouveau recovery pour Duc qui me replace dans le petit rough de l’autre coté du fairway, on discute stratégie technique, balle basse ou haute car il y a un arbre de 30m entre nous et le green.
Tout ça pour que je refasse un slice bas qui laisse une approche délicate…
3up au trou n°4, c’est pas le meilleur scénario ça…

Trou5, par4, 1 CR.
Le trou le plus dur du parcours sur le papier. Golfarmer ne passe pas le mur, Duc fait un superbe drive plein fairway, mon jeu de fer se réveille enfin avec un bon coup de fer9 qui laisse un putt facile à Duc, on gagne ce trou important et nous ne sommes plus que 2D.

On partage le 6 avec le par.
On partage le 7 car je rate encore un coup de fer qui nous fait perdre l’avantage de la bonne mis en jeu de Duc…

Le Foursome est une formule délicate à gérer.
On peut détruire une amitié avec ça, voir ne pas réussir à la créer…

On arrive au 8, le par3 où j’ai failli payer le champagne la veille, là mon fer6 ne vaudra même pas un champomy mais duc fait une belle approche du bord de green et je rentre le putt (enfin !), les deux compères se sont un peu éparpillés, on revient 1D.

Trou9, par4.
Le dernier trou avant le prochain coup rendu, il faut mettre le paquet ! Le drive de duc est correct, mon fer5 est trop court, son approche un peu timide mais je plante un putt de quatre bons mètres pour un par qui nous fait gagner le trou, All Square !

Golfarmer se demande bien pourquoi on vient de se fatiguer sur tout l’aller pour arriver à égalité au final.



À suivre…

lundi 30 novembre 2009

ON A GAGNÉ !!!! …

…MAIS QUE NOTRE MATCH…


Tout de même, passer de 21-0 à 18-3, c’est une vraie progression non ?
On va dire que si…
Donc, Coupe de Paris, match de poule numéro 2, Villennes, notre club sélect à nous qu’on a, recevait l’équipe de Domont.
Encore des « Winneurs », avec une stratégie et tout plein de joueurs motivés pour en sélectionner douze.
Mais fort sympathiques au demeurant, on a bien rigolé, que ce soit au départ du 1 où tout le monde était présent, comme sur le parcours avec nos partenaires mais néanmoins adversaires du moment.
Nous, on est douze et pour la seconde fois de suite, là est notre première victoire du jour.
Deuxième victoire, notre capitaine a le don de faire stopper la pluie malgré les prévisions de météo France et ça, c’est tout de même remarquable.
Premier bémol, si jamais le tiercé se jouait sur Villennes, les commentateurs parleraient sans doute de la pouliche « Durillon qui pique pas » qui aime le terrain gras et sera donc avantagée sur ce parcours de 5625m en steeple chase.
Mais point de pouliche, juste des chariots trois roues qui vont récolter avec application le long travail d’aération de notre élevage personnel de vers de terre, à fond dans le slogan : « travailler plus pour aérer plus »…
Bref, heureusement que le golf se joue avec des balles qui volent parce que les rares qui ont roulé, par inadvertance ou lors de tops aussi sauvages qu’involontaires, n’ont pas roulé très longtemps…
Retrouvailles avec Paul, mon partenaire.
Direction l’entrainement, moi c’est deux sucres dans le café.
Hé ho, deux secondes quand même, la concentration et le mental ça compte !
Et pour cela un petit café bien au chaud pour causer stratégie c’est important…
La stratégie du jour est simple, pas à l’aise pour démarrer, je demande à Paul si cela ne le dérange pas de commencer, Paul, que peu de choses dérangent au final accepte de bon cœur cette stratégie longuement réfléchie, c'est-à-dire le temps de touiller le café.
Les deux équipes sont au départ du 1 pour encourager ceux qui partent, les 6 simples en premier et ensuite les trois doubles.
Donc, en toute logique, il reste quatre zozos à la fin des 8 départs.
Nos deux partenaires et nous…
Pas de pluie donc mais un bon gros vent bien franc, Paul a un draw naturel, ce qui tombe très bien pour le premier départ où il va falloir amorcer le dog leg gauche contre le vent.
Cela se passe bien, on gagne le trou sur le putting, 1up. Au 2 les deux départs sont passables, on s’en sort mieux ensuite, 2up. Mauvaise gestion de jeu et Paul pas encore dans le match, nous voila all square à la fin du 4, puis 1down, on partage le 6, on gagne le 7, on partage le 8, on gagne le 9, 1up à la fin de l’aller donc.
On se tient sans sortir un jeu de grande qualité mais sans faute grave non plus, on travaille notre communication et le duo fonctionne de mieux en mieux.
À bien y réfléchir, on ne se sent pas foncièrement menacés par nos adversaires.
Sur le papier ils sont un peu mieux classés que nous mais bon, entre 12 et 16, il n’y a pas une énorme différence de niveau, cela reste un niveau de joueur correct, capable de mauvais, voir de très mauvais coups. En fait, on tire profit des erreurs de chaque camp, et là on en fait autant d’un coté que de l’autre depuis le trou 4.
Un avantage au putting, un peu plus solide chez nous puisque nos adversaires donnent quasiment tout le temps le second putt.
Le petit avantage va être conservé jusqu’à la fin du 13, on perd le 14 sur le putting, on partage au 15.
Départ du 16, all square, voici venue la période où le moindre faux pas peut coûter cher…
Le 16 est un dog leg gauche, court, bunker devant le trou. Pas de grande difficulté, le green est plutôt large. Honneur à nos adversaires, bon drive sur la piste, je suis en confiance avec le driver, ça part bien, plus à droite que je ne l’aurais voulu, petit rough, balle plus haute dans le début de la pente des buttes. Plus loin quand même donc nos adversaires débutent le second coup. Balle trop forte qui dépasse le green largement. Je suis assez loin de Paul et dans ma tête j’ai envie de lui dire : « assure l’approche, ne prends pas de risque, le lie est mauvais, vas y cool »
Mais Paul semble décidé, il regarde plusieurs fois le drapeau, je vois son swing de loin, rythme impeccable, la balle monte bien, la trajectoire est bonne, elle retombe à deux mètres du drapeau.
C’est son coup du jour, pas forcément le meilleur de tous les coups qu’il a fait aujourd’hui, non il y en a eu d’autres, mais celui là a plus de poids sur nos adversaires, bien plus, le bon coup au bon moment, quand l’autre équipe a fait une faute.
Grâce a ce coup, nous démarrons 1up le 17, le célèbre par5 interminable et en montée avec son green à double plateau, drapeau en haut aujourd’hui.
Paul ouvre le bal, la balle s’ouvre une trajectoire trop à droite, rough juste devant les premiers arbres de la petite forêt qui borde le hors limite à droite, ouf !
À leur tour, balle fusée basse qui part à gauche, cogne violemment un arbre et revient sur le fairway, 40m derrière notre balle.
Nicolas, un joueur de notre équipe qui a joué en simple nous a rejoins pour assister à la fin du match, je pars avec lui vers mon coup à jouer pour inspecter le lie, pas terrible, les branches m’empêchent de me tenir correctement, cela va être une sortie bricolage.
Je n’ai pas vu, mais nos adversaires viennent de jouer, je ne sais pas où est allé leur second coup. Je ne réussis qu’à sortir la balle pour la rendre jouable pour Paul qui prend son bois 3 avec confiance. Deuxième coup du jour, superbe fade qui traverse la seconde partie du fairway pour tomber après les bunkers de gauche, un peu en avant des poteaux des 135m.
Nous partons vers cette balle, croisons nos adversaires qui rentrent dans la forêt de droite, leur second coup a raté, leur sortie est très compliquée. Ils réussissent tout de même à revenir sur le vert et rejouent le vrai second coup. Ils se retrouveront à 110m du drapeau, bon coup de fer à suivre mais court, la balle atterrit contre la butte et redescend le green.
À mon tour.
Il y a un arbre aux branches bien hautes qui débordent sur le fairway, devant le green, drapeau à 150 facile, vent de face, en montée.
Le coup de bois3 de Paul m’a motivé, je prends le fer6, et lui demande de vérifier mon alignement.
On a fait cela quelques fois histoire que je ne me pose plus de questions parasites au moment de faire le coup et à chaque fois mon swing était relâché et bien placé alors on refait le numéro pour ce coup important.
Il y a quelques personnes autours du green, les parties précédentes terminées ramènent les joueurs qui viennent supporter les partenaires qui n’ont pas fini.
Les derniers partis sont donc les mieux accueillis au final.
Je regarde cette branche, elle est sur le chemin mais je ne devrais pas la toucher si le coup est bien exécuté. Pour ça j’ai besoin de Paul pour me rassurer sur ce maudit alignement semeur de trouble et de doute.
Et là, la balle, comme dans un film, droite, volontaire, prenant de l’altitude, luttant contre le vent sans perdre sa vitesse ni sa direction, file vers le drapeau.
Je lui parle, lui demande de passer au dessus de cette branche puis de cesser d’avancer, de retomber. Et elle écoute (pour une fois !), je vois les spectateurs lever le pouce vers le ciel, je crie un « YES !! » intérieurement, flairant le coup réussi et nous avançons vers le green, la victoire commence à pointer son nez et à sentir bon.
Effectivement, la balle est dans la ligne du drapeau, derrière à deux petits mètres, eux sont en bas du green avec un coup de retard, puis deux coups après l’énorme et complexe putt de remontée et trois coups quand leur dernier putt termine à quelques centimètres du trou. Paul fait le putt pour le forme, victoire 2&1, la seule victoire de Villennes aujourd’hui mais pour notre petit duo c’est une vraie grosse joie que nous partageons avec nos très fair play adversaires, la partie a été équilibrée, sportive mais surtout pleine de sourires et de rires et cela compte beaucoup pour prendre plaisir dans ce type de match délicat.
Il est tout de même 16h quand nous arrivons au club house.
L’heure du quatre heure, entrecôte frites pour tout le monde !
Grande tablée, dans le style troisième mi-temps de rugby, les deux équipes mélangées qui se racontent les exploits et les monstruosités golfiques du jour.
Quelle belle façon de terminer cette journée de Coupe !
Dimanche prochain, ça recommence.
Sans doute un peu plus froid encore, sans doute encore du vent, peut être n’échapperons nous pas à la pluie cette fois ci…
Mais j’espère que la journée sera aussi belle que celle-ci !

dimanche 15 novembre 2009

TERRA INCOGNITA...

Deuxième partie de ce week end de compétition, la première manche de la coupe de Paris.
Villennes affronte le RCF la Boulie, à La Boulie, golf réputé que je n’ai pas encore eu le plaisir de jouer, même pas une petite reconnaissance, rien, nada. Je sais juste qu’il y a un fairway en descente parce que je l’ai vu de loin quand je passe en voiture sur l’A86, ça fait léger comme reco tout de même.
Vendredi soir, nous avions à Villennes un cocktail d’équipe, préparatoire au match et félicitant par la même occasion. J’ai fait là bas la connaissance de Paul, mon partenaire pour le double.
Paul est grand, souriant, 13 d’index. Voila les infos que j’ai avant le match.
C’est un peu léger pour mettre une stratégie en place tout de même.
Ce matin, météo clémente en ce 15 novembre, merci le réchauffement climatique, la fleur au fusil et la touffe d’herbe au club, me voici aux portes du domaine golfique de la Boulie, le mental consolidé des bons coups de la veille. Il est 8h45.
Le temps d’arriver au parking, c'est-à-dire 5mn après avoir passé le portail, oui le golf est grand, très grand même, deux parcours de 18 trous et un parcours de 9 trous, tout ça pour 600 membres c’est du gâchis ma bonne dame moi je vous dis.
Je vais m’annoncer à l’accueil, pardon, au secrétariat où un gentil monsieur en costume de mariage me souhaite la bienvenue d’un ton affable, m’indiquant le practice par la même occasion, allez ouste va faire joujou mon garçon.
Je passe devant un practice green, puis deux, puis un autre qui entoure un pin tellement centenaire qu’il a l’air d’avoir été toiletté la veille, tout va bien je me sens comme un poisson dans le désert, à l’aise blaise, j’en ai même oublié de demander où était les pipiroom, j’ai du penser inconsciemment que cela n’existait pas ici…
Je commence à taper les balles, poliment, m’excusant à chaque fois que cela fait trop de bruit, on n’est jamais trop prudent et j’aperçois du coin de l’œil moult gens passer, ils doivent se rendre à un baptême je pense, cela m’étonnerait pas qu’il y ait aussi une chapelle dans le domaine. Puis de temps à autre, une tête connue, puis deux, puis le reste de l’équipe qui se pointe, ils sont faciles à reconnaître, ils sourient, rient même et parlent plus forts que les autres.
Bon allez, cessons de railler, l’endroit est paradisiaque pour un golfeur, c’est rien que de la jalousie tout ça, juste parce que c’est moi qui doit cirer mes chaussures moi-même alors que là il y a un bâtiment où des gens rentrent en costume et ressortent en golfeur avec le chariot qui brille…lui aussi.
Je retrouve Paul, mon partenaire pour le foursome, nous sommes la dernière équipe à jouer, soit parce que nous sommes l’équipe sur laquelle tout le monde compte pour faire la différence au final soit parce que…non, ça doit être la première raison…
Sur la feuille de match, nos adversaires sont 10 tout les deux et membres bien entendus. J’apprends en discutant avec un des deux starters, celui qui a le plus joli brushing, qu’ils ont présélectionné 45 joueurs pour la coupe, que ceux qui jouent en double, s’entrainent en double au moins une fois par semaine en condition de match, que la semaine qui précède une rencontre, ils font le bilan des joueurs en forme pour sélectionner les 12 du jour.
Ok.
Il me demande comment cela se passe chez nous, je lui réponds qu’on a réussi à trouver 12 joueurs sur les douze présélectionnés et que cette rencontre est une bonne occasion de faire connaissance.
Il rit à gorge pas déployée me trouvant beaucoup d’humour…
Bon.
Nous voici tous rassemblés au départ du 1 du parcours de la Vallée, il y a une jolie maisonnette avec une salle d’attente où des exemplaires du Figaro Madame plus récents que ceux de la salle d’attente de mon dentiste, trainent sur la petite table ronde en chêne.
Soit.
Départ des blancs bien sur, il y a 9 matchs en tout,6 simples et 3 doubles, 9 départs donc où le starter au brushing plus court annoncera à chaque fois à haute voix que Villennes à l’honneur, que l’on peut placer la balle sur le fairway et que bonne partie messieurs, à mon avis le gars a déjà du annoncer les entrées de bal de Monsieur et Madame de la ridelle du Camion quand Monsieur de la Porte qui Grince recevait aux temps fastes de l’avant crise.
Oui je sais c’est rien que de la jalousie encore une fois et allons de ce pas venger l’affront sur le vert.
Le foursome est une formule simplissime, deux joueurs jouent à tour de rôle sur chaque trou, un joueur fera les mises en jeu des trous pairs et l’autre des trous impairs…
Donc, quand je fais un super coup, mon partenaire a le droit de le gâcher avec une bonne gratte et en représailles j’ai le droit de l’envoyer jouer dans la foret après. Une formule utile pour faire naître de grandes amitiés durables.
Bon, avec Paul, on se fait 27 secondes de stratégie, les impairs ont plus de par3, je les prends.
Ah zut c’est moi qui joue le premier coup de la partie du coup.
Tout le monde a joue le driver, je le prends aussi, pas de raison et boum ! Sur le fairway ! Du trou d’à coté…
Paul et moi avons mis en place une stratégie de secours au cas où ce genre de petit désagrément arriverait, prenons tout cela avec le sourire, de toute façon il fait beau et la compétition n’a surement pas besoin de nos points.
Nos honorables adversaires ont envoyé de l’autre coté sous les arbres, une autre stratégie puis leur coup suivant tombe balle à branche avec un énorme pin au milieu du fairway, on a bien fait de passer par l’autre trou finalement. Bon, on leur donne le point au putt parce qu’on le vaut bien. On le reprend au trou suivant, faut pas déconner non plus.
le beau départ du 2
Le match se tient jusqu’où trou 5 puisque nous aurons la politesse de ne pas lâchement profiter de leurs erreurs, étiquette oblige. Quand vient notre tour d’en faire, visiblement nos adversaires semblent avoir un autre avis, sans doute animés par une volonté farouche de vaincre l’envahisseur. Des restes de Charles Martel sans doute…
On est 4 down au sortir du 9. Je prends des photos quand ce n’est pas mon tour de jouer, quitte à prendre une déculotté de touriste en goguette, autant y aller jusqu’au bout.le gentil par3 du 10
Début du 12, nous sommes 6 down, je rentre un putt de 3m, enfin oserai je dire puisque le putting aujourd’hui, comment dire, était plutôt original, tout cela sous l’œil tendu de nos adversaires. Ah oui, je viens de me rendre compte que j’ai sauvé une balle de match, où avais je donc la tête.green bien protégé du 12
Il faut dire qu’avec Paul, depuis le trou 8, on s’était fait une raison et nous admirions le paysage plus que nos coups de golf, de plus en plus déplorables. En même temps, on s’est dit que si nous n’abimions pas le fairway, on serait sans doute invités de nouveau…
Bref.
Départ du 13, par3, porte bonheur donc, de 160m avec 20m de dénivelé en montée, le gentil membre attaque au bois5 je crois et plante le mât sous les applaudissements feutrés d’un public venu juste ici pour assister à la mise à mort. Le membre en second plante le putt, birdie, ça c’est fait, merci beaucoup, mais de rien ce fut un plaisir de prendre une déculottée en votre si charmante compagnie, mais bien sur que cela fut difficile sur des terres inconnues, mais comment donc vous avez si bien joué que nous n’aurions rien pu faire, mais non, mais non cessez là je vais rougir, voulez vous continuer le parcours, les plus beaux trous sont à venir, que c’est aimable de votre part, merci beaucoup, avec plaisir, nous continuons en foursome si vous voulez ? Et mon fer4 dans votre tronche, le voulez vous ?
Donc on ne continue pas en foursome…
Et oui les plus beaux trous restaient à venir…
Nos amis de toujours nous quittent au 16 après nous avoir demandé 10 fois si nous trouvions le parcours à notre goût, à la dixième réponse, convaincus visiblement, ils sont repartis vers de nouvelles aventures emplies de moult péripéties je n’en doute pas.
Paul et moi finissons les deux par5 du final en scramble, histoire de faire au moins un par dans la journée, ça fait toujours du bien.
Nous recroisons Brushing Ier en partant auprès de qui nous nous enquerrons du score.
21 à 0.
On a bien fait de penser que notre position de derniers partants était plus que stratégique…
Bon, je me moque un peu, c’est à cause de la raclée en grand uniforme surtout, mais si vous avez l’occasion d’aller jouer là bas, allez y car c’est vraiment un endroit splendide et il serait stupide de le snober…
Sur ce, je crois qu’un peu d’entrainement en foursome avec le copain Paul avec qui je jouerai le 29 pour le prochain match ne serait pas inutile !
Bonne semaine !
départ impressionnant du 18