Pas de pause cet hiver, premier trimestre bien rempli,
beaucoup de travail technique seul au practice et sur parcours, beaucoup de compétitions
en équipe et en individuel et quelques promenades.
Parc Hersant, Crecy la Chapelle et Champ de Bataille sont
mes découvertes de ce début d’année.
ENTRETIEN AVEC ALEJANDRO REYES, SUPER INTENDANT DU GOLF NATIONAL…
Alejandro Reyes, Golf National Albatros 2014
Cela fait quelques mois maintenant que les parcours du Golf
National font l’objet de plus en plus de louanges de la part des joueurs.
Les greens sont de plus en plus roulants et uniformes, le
dessin des fairways de plus en plus net, les roughs et les abords des parcours
gagnent en sobriété et restent toujours aussi dangereux.
Depuis un peu plus d’un an, Il y a un homme derrière tous
ces changements qui se révèlent à nous depuis peu.
Souvent, je m’interroge sur les différences qui existent
entre le joueur professionnel et l’amateur. Le souci quand je m’interroge c’est
que je pose la question à quelqu’un qui ne connait pas la réponse, avouez que
c’est ennuyeux.
Figurez vous qu’il y a peu je recevais un mail me conviant à
une conférence de presse dans les salons du Fouquet’s le 11/12/13 pour faire la
présentation du Salon du Golf nouvelle formule, nouvelle direction qui se
déroulera le 14/15/16 mars de l’an prochain.
J’ai toujours pensé que pour progresser il fallait travailler en étant
capable de changer de point de vue sur les choses et même sur sa propre façon
de travailler.
Et qui de mieux qu’une femme pour faire changer le point de vue d’un
homme ?
Mais si ça existe, enfin ça a existé samedi en tout cas…
Comme tout bon mardi gras qui a lieu un samedi, Arnaud (Balbinou pour les intimes) nous a organisé la dernière compétition hivernale par équipe sur l’Aigle et en scramble, cette belle formule qui fait l’unanimité de l’entière moitié des golfeurs.
Deuxième session avec Bosley.
La première avait mis en évidence la réalité de mon swing face à l’idée que je m’en faisais.
15 jours de prozac pour m’en remettre…
Ce lundi 26 juillet au matin, à l’heure où il est malvenu d’appeler ses amis au bureau pour leur expliquer ce que l’on va faire, je goûtais la joie d’avoir un métier sans horaire fixe en me dirigeant dans l’antre pédagogique de sieur Yan « Bosley » Massonat.
Fermement décidé à lui montrer avec fierté à quel point mon pivot inversé avait disparu et à quel point, par voie de conséquence, mon swing était devenu super tout plein efficace bien qu’encore irrégulier.
Je fais ma démo sous l’œil du professeur ainsi que celui de la caméra et me dirige ensuite vers le moniteur pour admirer le résultat.
Ma voie de conséquence était toujours une séquence à la con, je restais sans voix…
Vais peut être me refaire une cure de prozac moi finalement…
Je commence à être coutumier des tracés colorés qui s’ajoutent à l’image et ce que je vois ne me convient qu’à moitié.
Certes, de pivot inversé, point n’en reste mais le backswing trop intérieur persiste toujours.
En avant donc pour apprendre à ne plus être intérieur.
Petit intermède de philosophie de comptoir, je me cite, soyons fous, et comme dirait ma bonne amie Lau, c’est beau on dirait du Van Damme :
« Avant de savoir, il faut apprendre...Avant d'apprendre, il faut accepter d'ignorer... »
Oui à première vue, au championnat annuel des évidences du bas Berry (Non Primien, tu ne fais pas de vanne là-dessus s’il te plait) je pense que je peux finir dans le top 5.
Mais je vous assure, c’est un grand pas pour moi.
Yan, quand à lui, a gagné le championnat inter régional de patience du Vercors avec la première heure de cours.
Il m’a demandé de faire un exercice, il fallu presque toute la première heure pour que je réussisse à accepter psychologiquement de le faire vraiment de la bonne façon, dans le bon état d’esprit.
La bonne façon c’est déjà accepter que si j’apprends à la faire c’est que je ne sais pas le faire et par voie de conséquence (oui la journée a été pleine de voies de conséquence, c’est comme ça, ça arrive), je ne pourrais donc pas le faire parfaitement immédiatement.
Et le bon état d’esprit, quoi t’est-ce ?
Sans commentaire, j’en ai encore honte.
Deux exercices essentiels à retenir de cette seconde leçon.
Pour ne pas être trop intérieur. Prendre le comprimé de prozac et le poser à environ 30cm derrière la balle vers le pied arrière et très légèrement avancé par rapport à la parallèle avec la ligne des pieds.
Oui je sais cela peut paraître difficile à comprendre mais faites le dessin en même temps que la lecture et cela se passera très bien, avec un peu de chance ça passera pour de l’art pictural moderne.
Objectif, le club doit passer devant le comprimé sans le toucher dans le backswing.
Autre exercice car il n’y a pas que ce problème qui a été décelé, pour éviter de casser les poignets trop tôt.
Oui j’avais la sensation en me disant à moi-même, dans mon fort (oui c’est très bien protégé avec des tourelles et tout et tout) intérieur, de relâcher les poignets que cela m’aiderait dans la traversée pour être comme dans les photos des pros, avec la main droite qui passe sur la main gauche après l’impact et clic clac photo et hop on voit la marque du club et bingo on fait la couverture de « Toi aussi tu peux faire du golf »
Que nenni…
Ce relâchement silencieusement désiré ne fait que briser la fluidité du mouvement.
Donc l’exercice est simple, prenez la boite de prozac et poser là à une petite quinzaine de centimètres derrière la balle.
Objectif, ne pas détruire la boite dans la descente du club.
Parce que vous avez perdu l’ordonnance en plus, vous verrez ça motive.
Ça aide à ne pas briser les poignets trop tôt.
Bon si vous n’avez pas de tendance dépressive, l’exercice marche aussi avec du viagra, de l’aspirine, du caviar (pensez à mettre plusieurs grains pour le premier exercice) voir pire un marque balle pour le premier et la serviette de club pour le second.
Sans faire dans le larmoyant, cette séance de psychana…de golf a été assez éprouvante mais pourtant, à peine remonté dans la voiture parce que l’air de rien j’ai autre hobby à coté, mon moi intérieur sans les blocages de mes névroses post pubères commençait déjà à digérer l’épreuve, à positiver les frustrations ressenties et surtout à visualiser le swing aidé des enseignements patiemment distillés par Bosley.
Pour faire court (ça m’arrive) j’ai hâte de retourner au practice pour automatiser cela, aller sur les parcours le mettre en pratique et retourner voir Yan pour reprendre une claque au moral et progresser ensuite !
Loin de moi l’outrecuidance (jamais je n’avais réussi à placer un mot aussi compliqué aussi vite !) de minimiser le plaisir vécu jeudi en compagnie du staff de Schweppes, non au contraire, tous les golfeurs savent bien de quoi je parle en évoquant le Machin et le Chose…
Pour les autres, euh, bah mettez vous au golf parce que je ne suis pas publicitaire…
Ainsi donc, Jeudi 1er Juillet 2010, premier jour de l’Open de France, il est 8h15, je viens de rentrer au Golf National avec un petit bracelet vert au poignet qui me donne le droit d’accéder aux tentes VIP, seules zones à l’ombre et fraichement ventilées sur ce golf au mois de Juillet…
Zones que j’ai longuement lorgné l’an dernier avec une envie mal dissimulée derrière un soupçon de jalousie, je l’avoue honteusement aujourd’hui.
Il est tôt, le cagnard n’a pas encore pointé son nez, mais j’ai tout de même mis un pantalon noir, on ne sait jamais, il pourrait ne faire que 15° après tout.
Sans doute est ce aussi du au fait que je n’avais pas les idées très claires ce matin, couché à plus de deux heures et demie du mat, j’ai encore passé la soirée de Mercredi à jouer au golf sur la terrasse du Fouquet’s.
Travail, esprit de sacrifice, vous voyez ce que je veux dire, on ne joue pas au golf avec une coupe de champagne par plaisir…
Hum !
Désolé…
Revenons à vos moutons (oui, moi je n’ai que deux chats).
Au programme aujourd’hui :
Gambader sur le parcours qui fait quelques tout petits mètres de plus que celui de l’amateur que je suis pour voir les champions jouer un bois 3 là où 50m plus près j’espère faire un green en régulation après un coup de driver bien cogné.
Rencontrer l’idole des blogs de golf, j’ai nommé «LES GOLFEUSES » qui fait partie de la liste des invités.
Retourner sur le parcours avec le responsable Marketing Digital du sponsor qui nous invite. Pour info, parce que je ne le savais pas non plus, digital ne veut pas dire qu’il touche à tout mais qu’il gère la communication de la marque via les médias internet.
D’où notre présence pour « les golfeuses » et moi-même, nous sommes dans la cible des médias digitaux, c'est-à-dire qu’on tapote sur le clavier plutôt avec nos doigts qu’avec nos pieds (Enfin j’espère pour eux que c’est ce que pensent celles et ceux qui viennent lire parfois)…
Taper quelques balles avec un pro du National au practice.
Se mettre à l’ombre en sirotant des boissons fraiches et pétillantes avec un air faussement détaché, genre je fais ça tous les jours.
Repartir gambader sur le parcours en compagnie d’un champion de golf français afin d’écouter ses conseils stratégiques en suivant une partie.
Pour le dernier chapitre du programme, inutile de mettre un masque « je suis blasé j’ai tout vu » j’attends ce moment, point culminant de la journée à mon avis, avec l’impatience d’un enfant un soir de noël.
Respectons donc le plan à la lettre, rigueur militaire nous voila !
J’ai une à deux heures devant moi pour la ballade solitaire du matin, première révélation au trou9, j’ai enfin compris pourquoi le golf est si difficile, y’a un gars qui déplace les trous sans prévenir !
C’est à la fraîche que l’on découvre la vraie nature des choses…
Ça commence à cogner sévèrement alors je retourne vers les tentes gérer un début de lyophilisation…
Rencontre donc avec le Schweppes people, salutations et tout et précipitation vers les produits de la marque, frais de surcroît…
C’est là que je suis content de ne pas avoir été invité par Dunlop, le pneu par temps de chaleur ne calmant que très partiellement la soif…
Direction la golfette (oui c’est le nom de la tuture électrique et non le surnom de la groupie du golfeur), conduite par Olivier Rozner, amateur émérite (si à -2 d’index on est largement émérite), qui va nous faire faire un tour du parcours pour assister à quelques morceaux de partie tout en nous donnant quelques éclaircissements sur certains joueurs comme Romain Wattel, autre amateur carrément émérite puisque sur le parcours actuellement.
J’en profiterai pour prendre une leçon sur la routine en direct avec Martin Kaymer et Rory MCilroy au trou numéro1…
Sans oublier le Dandy, j'ai nommé Ian Poulter, seul joueur à vérifier que les crampons des chaussures sont coordonnés avec le pantalon...
Bon maintenant que je regrette vraiment la couleur noire du mien, il est temps d’aller au practice taper quelques balles…
Je crois que c’est la première fois que je ne ferais pas un seau complet.
En même temps, les clubs prêtés, comment dire, je crois que j’ai vu les même dans une brocante, mais sur la caisse c’était écrit «authentiques tuteurs métalliques d’Écosse »…
Allons donc déjeuner à l’ombre sous la brise artificielle des ventilateurs.
En même temps, pour un journaliste virtuel…
Bref.
Par contre, arrivent deux personnes pas virtuelles du tout pour déjeuner à la table d’à coté, Raphaël Jacquelin et Grégory Havret !
Bon il est certain qu’à l’heure actuelle, on retient plus facilement le nom de Grégory que celui de Raphaël mais pour l’apprenti fan que je suis, ce sont deux champions français de golf avant tout…
Laurence, assise avec moi se torticolise aussi de temps en temps alors je demande au haut dignitaire digital sur un ton ultra professionnel et journalistique (enfin je crois) que ce serait bien d’avoir une photo avec le français qui n’a eu peur de personne, pas même du tigre des bois, à Peeble Beach il y a quelques jours.
Et oui, pas d’image, pas d’info…
Salutations respectueuses, serrage de mains, je crois lui avoir dit en substance que c’était la première fois que je remerciais quelqu’un de m’avoir fait passé une quasi nuit blanche devant mon écran et que j’espérais en passer encore quelques unes par sa faute, ce en quoi il a répondu qu’il l’espérait lui aussi, puis on fait notre petite photo…pas peu fier l’apprenti fan…
C’est l’heure de retourner sous le soleil de plomb car nous avons ensuite l’honneur d’avoir comme guide un autre champion français, Roger Sabarros, avec qui nous allons découvrir la compétition sous un angle pédagogique.
Le petit groupe est en route sous le soleil et les conseils éclairés de Roger, j’ai l’impression de visiter un musée et de comprendre enfin toutes les toiles que l’on me montre !
Les températures sont à mon avis au point culminant quand nous rentrons de cette promenade fort instructive, des conseils sur les longs putts, la précision des mises en jeu plus importante que la longueur de ce premier coup et quelques autres petits trucs à conserver en mémoire et à ressortir aux moments opportuns.
Il est temps d’aller s’achever dans la voiture qui vient de passer 9h en plein soleil, non sans avoir remercié encore une fois le sponsor (Schweppes, je l’ai déjà dit non ?) pour son accueil et sa gentillesse (non, sérieux, même pas payé pour dire ça).
La clim de la voiture me fera un bien fou surtout que je vais passer une heure de plus dans la voiture, allez savoir pourquoi il y a tant de monde sur les routes d’ile de France entre 17h et 18h…
Mystères insondables du trafic routier quand tu nous tiens…
Bon, maintenant il faut se reprendre, le super méga Pro Am de Paris c’est dans moins d’une semaine et je n’ai toujours rien à me mettre moi !
Et oui je sais mais j’ai passé la journée avec La bloggeuse de « les golfeuses » alors forcément…
J’ai pris un parcours simple et rassurant, comme prévu ce sera……
L’Albatros 10 jours avant l’Open de France…
Fairways rétrécis, greens travaillés, rough qui pousse bien.
Nickel !
Heureusement, mon sauveur est là en la personne de Roderick !
Il sera mon allié précieux pour la compétition en endossant le rôle du caddy, personnage indispensable à mon avis pour ce genre de compétition.
Je ne vise pas de gagner le jambon fumé, je ne vise aucun objectif de classement, je veux juste produire le meilleur jeu possible avec une stratégie intelligente et une routine sérieuse.
Ce sera pour dimanche, dernier jour du printemps…
Mais ce n’est pas tout.
Me voila devenu reporter d’un jour pour le 1er Juillet pendant l’open de France sur l’Albatros aussi bien sur, Villennes n’a pas été retenu finalement…
Oui je sais c’est profondément injuste.
Mais il nous reste la Ryder Cup…
J’ai été contacté (un grand merci au fou de golf pour sa chaude recommandation) par un des sponsors de cette superbe compétition pour vivre une journée dans l’ambiance du golf national pendant l’open !
Au programme, cours avec les pros, accès à la compétition accompagné par un pro qui nous décryptera les stratégies des compétiteurs.
Nous, car nous serons quelques chanceux et chanceuses à être conviés.
Une belle journée de golf en perspective et un beau reportage à faire ! (Va pas falloir déconner, mon premier CDD depuis que j’ai commencé le golf, va falloir faire bonne impression…)
Non ce n’est pas une façon d’annoncer l’été en remuant allègrement vos souvenirs d’enfant avec ce jeu où, survolté et passagèrement immobile, vous tentiez de mettre le doigt dans l’oreille du bambin qui comptait de plus en vite sans vous faire prendre.
Non.
C’est Ze truc du jour !
Enfin pour moi.
Suite à mon premier cours « haute technologie » avec Yann Massonnat et son orchestre.
Pardon avec Bosley et son ensemble vidéo qui dessine des traits tout seul sur votre swing.
Je tiens d’ailleurs à remercier ma chère et tendre, certains membres de ma famille ainsi que « beau papa » qui m’ont offert ces cours en échange d’un cheese-cake et de quelques pâtisseries orientales faits maisons.
Pour l’anniversaire d’un golfeur, un conseil, offrez des cours.
À l’inverse du livre de cuisine ou du collier de nouilles pour la fête des mères, je vous assure que vous ferez plaisir avec ce genre de présent.
Donc aujourd’hui, la caméra tourne tout le temps et je ne suis pas obligé de sourire ni de dire des trucs intelligents, je dois juste taper…Oups…Je dois envoyer des balles avec mon fer5.
Jusqu’à ce que Bosley me demande de venir voir le résultat.
Le premier résultat est sans appel.
La vidéo est cruelle.
J’aurai du sourire…
Cela aurait au moins donné quelque chose de potable à l’image plutôt que ce swing étrange qui ne doit pas être le mien.
Mon swing me fait jouer +15 voir moins, celui là ne doit même pas réussir un green en régulation.
On me fait signe que si, c’est bien le mien.
Bon tant pis…
Les jolis traits de couleur me consolent car ils décorent l’ensemble, c’est déjà ça mais Bosley m’explique qu’ils ont aussi une certaine utilité et j’écoute attentivement.
Enfin attentivement oui mais pas de suite.
D’abord il faudrait que je me relâche un peu, je n’ai pas bien réussi à évacuer mon stress avant de venir et cela se ressent bien.
On a deux heures devant nous donc j’essaye de me détendre et de faire le lien entre ce que je vois et ce que je ressens.
Ça fonctionne petit à petit, un backswing se dessine enfin.
Bosley essaye de me faire travailler au ralenti.
5mn après il a compris et rien le mot ralenti devient la blague du jour.
Oui je sais pas faire au ralenti.
Le compromis consiste à ce que Bosley s’agrippe de tout son poids sur les bras, par exemple, quand il veut que je vois ce que donne un mouvement ralenti.
Ou bien d’attraper la ceinture, coté gauche, pour me faire comprendre le moment où les hanches entrent en rotation.
C’est quand même assez physique comme boulot professeur de golf…
Bref deux bonnes heures sur le transfert au backswing et l’ordre d’enclenchement des différents leviers, bras, épaules et hanches.
L’avantage de la vidéo c’est que la compréhension physique est immédiate et donc on corrige plus vite et plus efficacement !
Bon l’ancrage c’est autre chose, ça vient avec le temps…
Bosley sort le radar pour vérifier mes vitesses.
Il y a eu un peu de changement depuis la mise en place des clubs avec Parrain car à l’époque je ne faisais que très peu de rotation des hanches.
Désormais le fer5 tourne autours des 92 MPH et le bois3 autours de 106MPH, c'est-à-dire pour le bois3 la vitesse de mon driver au moment du fitting.
Ça aide les hanches tout de même…
Bon c’est bien joli de gagner de la puissance mais moi j’aimerai bien améliorer le contrôle et la régularité plutôt…
Et rien de mieux qu’un super truc du jour pour améliorer la routine.
Une explication sur la façon de prendre une bonne position à l’adresse en particulier pour le stance mais surtout une bonne façon de mémoriser sans caméra le transfert du corps au backswing comme au downswing.
Le truc ne fonctionne qu’un jour de soleil, navré de vous donner ça à lire en pleine nuit…
Vous devez, à l’adresse avoir votre ombre devant vous. Faites en sorte que votre balle soit dans l’ombre au centre des épaules, là où vous arrivez jamais à vous grattez quand ça gratte.
Ça vous gratte hein rien que d’y penser, non ?
Bref, une fois que vous êtes gratté avec votre club, vous revenez à l’adresse et au bout du backswing, votre balle ne doit plus être dans votre ombre mais au soleil, au niveau de l’épaule gauche.
Vous voyez le truc ?
Non ?
Revenez à l’article d’avant et corrigez avec moi l’entrainement sous la douche, vous comprendrez mon erreur.
Dès demain matin, le jet d’eau devra frôler et éviter l’épaule gauche à la fin du backswing.
Quand la salle de bain est inondée, c’est le signe que vous avez réussi l’exercice…
Après, travaillez votre grip sur le manche de la serpillère…
Pas facile de visualiser sans visuel je sais bien, c’est pour cela que c’est assez utile un bon pro pédagogue avec une caméra de surcroît…
Prochain cours avant la fin du mois.
Entre temps une compétition à Villennes, respectons les traditions, beaucoup de practice pour l’ancrage et un peu plus de relâchement !
Avec des clubs de golfs autorisés, des tees autorisés, des baballes autorisées.
La grosse différence c’est le DJ au tee de départ.
Ah et y’a pas de green au bout du fairway.
Et puis y’a pas de parcours en fait.
Mais tout le reste c’est comme pour nous.
Sauf le swing.
Un tantinet plus « énergique »
Oui l’objectif du Long Driver n’est pas de mettre la baballe dans un trou mais plutôt dans l’espace puis de la faire atterrir sur une piste dont la largeur est à peu près celle d’un fairway classique.
Samedi 29 mai c’est jour des qualifications et dimanche 30 mai c’est la fête des mères.
Mais aussi jour de la finale.
Et dimanche il n’en restera qu’un…
Oui comme dans Highlander ou dans une course de spermatozoïdes, tout dépend de votre culture générale.
Perso, je suis plutôt ciné que médecine…
Je suis donc venu voir comment cela se passait pour les qualifications.
Elles sont ouvertes à tout le monde.
Les champions bien sur parce demain c’est du sérieux et tous les autres.
Les Golficus Normalum que nous sommes…
Comment vous expliquer…
C’est un peu comme les bars à Karaoké.
Oui voila pareil.
Y’a un gars qui monte sur scène pour mettre tout le monde à genou avec une interprétation du King style « love me tender » et derrière y’a un ami, enfin il y avait un ami, qui a écrit votre nom sur le programme alors on vous demande de monter sur la scène.
Un vague souvenir de chorale au collège quand la voix muait et c’est à votre tour de mettre tout le monde à genou aussi.
Sauf qu’ils supplient que vous vous arrêtiez…
Mon unique objectif était touristique et curieux.
Retrouver avec plaisir Yvan, celui sans qui le long drive n’existerait pas en France.
Et oui…Parrain était là aussi...
Parce que monsieur fabrique les drivers de certains des extra terrestres ici présents.
Que voulez vous, quand on a du talent…
Et aujourd’hui je suis venu tester un driver spécial Long Drive.
Loft 6°
Longueur 50 pouces.
Shaft double voir triple stiff…
J’ai pris le monstre et je suis allé voir Monsieur le Gac, membre éminent de l’équipe de France de Long Drive pour un mini cours accéléré sur le swing à avoir…
Pour résumer j’ai tenté de faire un swing de wedge avec un driver qui faisait 15 bons centimètres de plus que le mien.
Et bien ce n’est pas une bonne technique.
Pas du tout.
Inutile de vous dire que quand est venu le moment de monter sur scène pour faire ma chanson, le numéro était fini dès le premier couplet…
Mais je ne m’attendais pas à autre chose et je ne suis pas venu pour ça.
Je suis venu pour voir comment les vrais cogneurs faisaient.
Suite à ma promenade au salon du golf, à ma rencontre avec Julien et son simulateur "GOLFZON" qui ne vous laisse jamais les pieds à plat, j’ai voulu en savoir plus sur la bestiole.
Curiosité quand tu nous tiens…
Rendez vous fut donc fixé à Paris, au Fouquet’s pour refaire quelques swings et cette fois ci sur l’Albatros.
Je connais le coin, j’ai été, lors de mes années de post-pubérien avancé, un gentil concierge qui allait faire chercher par les grooms du caviar pour des princesses orientales capricieuses dans l’hôtel de luxe juste à coté…
Bon, puisque je monte à la capitale, je vais mettre ma tenue de golf du dimanche, pantalon blanc à fines rayures noires, polo blanc et petit chandail sans manche noir.
Sobre et chic, je prends bien entendu mon sac de golf mais sans le chariot, un peu lourd certes, mais le parking est juste à coté donc…
Donc je sors au mauvais endroit du parking et je remonte un tiers des Champs-Élysées à pied, en tenue de golf.
Le caddy paumé qui cherche son pro après une victoire en Ryder Cup fêtée jusque tard…
Une bonne honte de 600m en montée.
Nickel…
Je rentre dans le bar mythique, on m’ouvre la porte avec un grand sourire pour m’expliquer que l’entrée est juste à coté, ils ont racheté l’hôtel où je travaillais naguère.
Re honte…
Re nickel…
Me voila donc enfin arrivé devant la bonne personne.
-Bonjour, vous ne devinerez jamais avec qui j’ai rendez vous ?
-Georges ? Conduisez monsieur sur la terrasse...
Ah si, elle savait…
C’est très étrange de monter dans un ascenseur lambrissé pour aller jouer au golf tout de même…
Bref, me voila sur le toit du lieu de renom, soleil, terrasse avec du bois partout et devant moi, une grande véranda transparente, l’écran géant au fond, la grand classe…
Si ça ce n’est pas le coup marketing de l’année…
Certes, depuis que je joue, c'est-à-dire pas longtemps, j’ai une tendance à m’enthousiasmer à chaque nouveauté que je rencontre mais là, c’est tout de même fort.
Le lieu sert de showroom mais peut aussi être réservé par des particuliers pour une partie d’un nouveau genre, le golf au champagne…
Bon, moi je ne suis pas là pour ça.
Je veux jouer un parcours que j’ai déjà vu dans la réalité pour savoir enfin si on joue pour de vrai sur un simulateur de golf.
Quelques coups d’échauffement sur le practice virtuel.
En tout cas ça reproduit déjà bien les slices !
C’est tout le problème, j’ai peu de temps et j’ai envie d’en voir le maximum, l’entrainement sera plutôt bâclé…
Donc, l’air faussement pas curieux, je demande si c’est long de charger le parcours culte du Golf National.
Et hop.
Me voila au départ du 1, survol du trou.
Sur le cul le Jérôme…
Il ne manque rien, pas un bosquet, pas une butte, pas un lac (c’était pas obligé ça…), pas un relief.
Rien donc…
J’avais prévu de démarrer au 20°, je le sors du sac, me place et j’envois sans réfléchir histoire de laisser Paf gérer la suite.
C’est le bon club, fer9 à suivre, je n’ai pas fait gaffe au vent, dans l’eau la baballe.
Quel réalisme !
Gros avantage, la balle ne s’est pas noyée pour de vrai, elle n’est même pas mouillée !
Mais mon double bogey lui, est bien réel…
Je prends en compte le vent pour le par3suivant, la caméra de survol remplace la balle et je vole au dessus de l’eau pour retomber sur le green.
Bon le putting j’en parle pas, faut du temps pour bien s’y faire.
Par5 à suivre, j’ai ma stratégie en tête, bois3, fer6, PW. Le départ sur la gauche dans le petit rough, fer5 bien cogné, SW plein swing derrière, je suis à 3m du drapeau, deux putts, le par.
Je garde la séquence en mémoire pour lundi dans la case « tu peux le faire ».
Le grand par4 ensuite, j’ai goûté le rough version Open de France, ça calme…
Je vais faire juste les cinq premiers trous du parcours parce que j’ai à peine une centaine de questions à poser et je ne sais pas faire deux choses en même temps. Malheureusement on n’aura pas tout l’après midi pour en faire le tour car il y a quelques rendez vous d’acheteurs à suivre…
Je pense que je vais m’arranger pour que quelqu’un en achète un juste à coté de chez moi…
Parce que je vous jure que pendant un quart d’heure, j’étais vraiment sur l’Albatros…
Je me demande bien comment ça se passe une soirée golf et champagne moi soudain.
Sans tomber sur le cul devant tout le monde…
J’en conviens, je suis un peu à la bourre pour la rentrée des classes.
Mais il n’est jamais trop tard non ?
Comme pour toute rentrée des classes, j’ai vérifié que je n’avais rien oublié dans mon cartable.
14 gros stylos, aucune feuille de papier, c’est bon.
La tenue pour être tout beau en arrivant dans la cour devant tout les autres élèves.
C’est la grande école alors j’ai le droit d’y aller tout seul. Heureusement sinon c’est la honte de faire bibi à Môman devant les potes…
Arrivé sous le préau, pardon le practice avec une demie heure d’avance sur l’horaire du cours car j’ai besoin de retrouver mes clubs que j’ai laissé depuis une éternité.
Oui 100h, c’est une éternité au golf…
Et j’ai envie aussi, et surtout, de tester les premiers éléments que j’ai pressentis à la lecture des premiers chapitres de mon livre « bouée de sauvetage cérébrale »
Préparer le coup avec Pif et swinguer avec Paf.
Vérifier si j’arrive à faire confiance à Paf.
Ne pas laisser Pif dire, « vas y, penses à rien et fais le coup »
Parce que ne penser à rien, ce n’est pas possible.
L’esprit ne sait pas penser à rien.
Il réagit très vite.
Mais ne sait pas ce qu’est la négation.
Ne penser à rien, c’est juste penser, pour Pif.
Paf ne pense pas lui, il agit c’est tout, avec les éléments qu’il a appris avant.
Voici un exemple très amusant à faire avec vos amis.
Si je vous dis :
« Ne pensez pas à un tyrannosaure unijambiste qui joue dans un bunker »
Pif !
Comme par magie, le tyrannosaure a fait une superbe sortie, vous êtes un optimiste ; il a fait une sockette (j’en fais jamais, je ne sais même pas comment cela s’écrit), vous êtes un pessimiste.
Vous n’avez pas imaginé le tyrannosaure, il vous manque une partie du cerveau, navré de vous l’apprendre comme ça, si brutalement.
Fin de la récréation, au boulot, David arrive.
David est le professeur qui m’a donné mon premier cours particulier et avec qui j’ai fait 9 trous accompagné à Villennes au tout début.
Je l’aime beaucoup, on se croise souvent sur le practice.
Il a, comme beaucoup de pro, un œil acéré et un bon sens pédagogique.
Et comme Yoda, il est apaisant dans son discours, résultat, j’aime l’écouter.
J’ai fait mon échauffement, il prend un fer dans mon sac, me le donne et me laisse faire.
Ça dure trois quatre balles.
J’ai pris mon temps entre chaque coup, vérifié la direction, la prise de grip, l’alignement, j’ai attendu que Pif donne le feu vert à Paf et je me suis lancé.
Comme avec Yoda, après quelques minutes de silencieuses observations, David me donne le fruit de ses premières observations.
-« Tu regardes avec quel œil ? »
-« Euh, bah les deux ? »
Ça commence mal…
Verdict après vérification, je me plante un doigt dans un œil et je regarde avec l’autre sans crier, je suis droitier avec un œil directeur gauche, pas contrariant déjà…
Sauf qu’à l’adresse mon œil directeur veut voir l’arrière de la balle.
Pas pratique.
Mais avant tout, premier gros détail, le plan de swing.
Il s’est bien détérioré à force d’ancrer des petits défauts dans mes obsessions stakhanovistes…
Trop flat, trop de hanche, trop rapide.
Chasser le naturel il revient à mouton…
J’ai voulu travailler la rotation, j’ai fini par tourner exagérément.
Logique.
Heureusement, cela se corrige plutôt simplement.
Il y en a trop, il suffit de faire moins.
Ça je devrais savoir faire, j’en cause avec Pif et Paf, ils trouvent l’idée plutôt réalisable.
On essaye, effectivement, ça se passe bien mieux et avec moins d’effort en plus.
Dans la foulée je parle à David des trois choses que j’ai voulu corriger seul, ma prise de grip, mon alignement des épaules, mes pieds.
La nouvelle est rassurante, nul besoin de faire ces changements, ils n’étaient que des compensations de mon swing trop en rotation au niveau des hanches.
C’est bien, comme ça j’ai pas perdu mon temps cet hiver…
Car morphologiquement, David m’a expliqué cela très bien, je serai donc incapable de le répéter, ma puissance est dans le haut du corps donc je ne dois pas la brider avec trop de bas du corps.
En gros.
Vous voyez ce que je veux dire ?
Donc tout content, je reprends mon ancienne position de main sur le grip, je lui montre, tout est ok pour lui.
Je place mes épaules d’instinct et je lui demande si ça va, tout est ok pour lui.
Qu’est ce qui a changé alors ?
Et bien le détail des yeux qui influe sur la position de la tête qui influe sur la position du corps qui influe directement sur la vitesse de rotation de la terre qui influe sur le mouvement des saisons a eu une grande influence.
La preuve il a neigé cette nuit !
Je sais ce que je dis quand même…
Gros avantage de ce petit changement de géo localisation oculaire, je joue vers l’avant désormais, je rentre dans la balle et ne reste plus en arrière, autrement dit je prépare Paf à être dans de bonnes dispositions pour faire un bon transfert.
Bon, un cours devant être aussi ludique, David a deux petits jeux à me proposer.
Youpi, youpi…
Il pose 3 balles assez proches l’une de l’autre, genre une tête et demie de club d’écart, dans une ligne perpendiculaire à mon alignement, je vous laisse le temps de visualiser.
Vous voyez bien ?
Je demande si j’ai le droit de choisir laquelle j’envois en premier, la réponse est plutôt claire, non, juste celle du milieu et sans toucher les deux autres en plus.
Je me disais bien aussi…
But de l’exercice : vérifier que le plan de swing est bon, enfin surtout le plan de retour du club…
Il était bon.
Pas immédiatement mais il a fini par l’être.
On a ensuite travaillé le rythme, un souci issu du mental, une croyance fausse que plus on va vite plus on va loin.
Dernier petit souci issu des compensations, une main droite forte dans la descente qui peut avoir tendance à provoquer des hook, encore une fois je dois laisser faire, ne pas forcer cette rotation, bon Paf était un peu habitué, il va falloir lui demander d’oublier ça, quelques entrainements correctement effectués et tout retrouvera son équilibre.
Résumé de cette rentrée des classes : Peu de gros changements finalement et beaucoup d’améliorations !
On se quitte avec David en accord sur le fait qu’un suivi va être nécessaire pour continuer dans le bon chemin…
Ça peut avoir du bon de jeter ses clubs de temps en temps !
Elle avait dit qu’il ne pleuvrait plus à 15h et effectivement il ne pleuvait plus à 15h.
J’ai donc pensé que la prochaine fois que cette femme dirait quelque chose de façon aussi péremptoire à l’avenir, il serait bon d’écouter.
Ce matin, pourtant, j’ai regardé la pluie tomber, et ce jusqu’à 14h30 où, sur le perron du club house du golf de Bethemont, je regardais mon sac prendre l’eau en attendant la célèbre enseignante golfeuse météorologue nostradamusienne.
Un tantinet septique sur la justesse des prévisions annoncées, je l’avoue…
De plus, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, elle n’était pas en retard. Celles et ceux qui me connaissent savent que si on me dit d’être là à 45, je suis caché dans les parages à partir de 30 et je sonne, ma montre devant les yeux, à la quasi seconde pile comme tout bon obsessionnel qui se respecte.
À l’heure prévue donc, le bus arrive. Oui la dame ne vient jamais sans sa horde de vingt bambins golfeurs au minimum.
Il pleut encore bien sur, mais déjà moins. Mais il pleut toujours…
Nous allons boire un petit café, histoire d’attendre l’heure prévue, je monte ensuite vers le practice, je sors un club pour m’échauffer, 5mn plus tard, je tape ma première sous un ciel à peine nuageux d’où plus aucune goutte ne tombe…
Bon…
Ok…
J’avoue…
Respect pour le coup…
Dix minutes plus tard la dame arrive, les mini-humains ont été éparpillés avec les professeurs du golf.
Très rapidement elle décèle deux problèmes de façon très précise dans mon swing. Un mouvement parasite avant le backswing et un autre pendant le follow-through.
Alors, à cause de la pluie, j’écoute. J’essaye de comprendre ce qu’elle veut dire et j’avoue que je comprends assez vite car, en plus, la dame explique bien, donc on se comprend vite et après tout, c’est ce qui importe avant tout.
Je vais passer quelques longues minutes à corriger ces deux défauts les plus évidents maintenant qu’ils sont identifiés et en avant pour le travail de mémorisation qui se passe plutôt bien.
Cela me ravit car, en général, au golf, quand vous changez quelque chose dans le swing, il faut un certain temps pour le reproduire correctement.
Je ne le fais pas correctement bien sur, ni même à chaque fois mais je serai capable de le refaire seul demain par exemple et c’est ce qui importe encore une fois.
Mais la dame se doit de retourner auprès de son cheptel de bonzaïs gesticulants car l’heure du goûter approche et à cet âge là, le pain au chocolat importe plus que l’importance d’avoir un bon stance à l’adresse.
Que voulez vous, c’est comme ça, aucun sens des priorités ces échantillons swingueurs…
L’heure du chocolat chaud sonne donc la fin de ce petit cours improvisé et convivial.
En conclusion, je vais donc cesser de ressembler à une danseuse tahitienne au début du backswing et je vais tout autant cesser de croire qu’en regardant ma balle partir je dirigerais mieux sa trajectoire.
Car, comme je l’ai précisé au début, (oui, je ne vais pas vous raconter mes symptômes obsessionnels pour le simple plaisir d’étaler ici un de mes défauts de comportement) je commence déjà à relever la tête et les épaules un chouillat avant que la balle ne parte histoire d’être sur de ne la perdre de vue quand elle va se perdre dans les arbres.
Un conseil donc, faites confiance à votre balle, elle sait où elle doit aller, laissez le club s’en occuper…
Merci, que dis-je, grand merci Audrey !
Oui, c’est le grand avantage d’avoir une femme qui vous enseigne le golf, ses conseils sont plein de bon sens…
Il va falloir qu’on discute maintenant parce que je suis sur que si on se revoit, elle va trouver d’autres moyens pour que j’améliore encore ce swing en interminable aboutissement…