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mardi 3 juin 2014

BALBIN GOLF OPEN 2014... L’Odyssée dos à la mer…


golf Ploemeur Océan
Nous partîmes 40 Pour Saint Laurent jeudi mais par un prompt renfort, nous vîmes 18 en arrivant au port de Quiberon dimanche.

mardi 11 mai 2010

KËRLING...


Un peu d’histoire avant de rentrer dans le vif du sujet si vous le voulez bien.
Ce sport méconnu perdure dans une petite zone historique du bas quimpérois au sein de la demeure de l’illustre historien de ce sport, j’ai nommé le docteur Nainbus Muscarion que l’on surnomme affectueusement, entre nous, Minifly.

dimanche 9 mai 2010

MUSCARIA GOLFICUM BRETONNIS…



Épisode 5 : Ze Ker Compétition…

Dimanche, troisième jour sous le soleil breton (si si), aujourd’hui c’est compétition en 4BMB en équipe de deux à…Cornouaille !
Afin de s’offrir toutes les chances possibles de se faire remarquer, la petite bande place 4 équipes au départ de la course.
En plus de cela et dans un esprit stratégique évident nous avons fait deux fois ce parcours ces deux derniers jours. Certes hier nous avons fait Cornouaille à Ploemeur mais tout cela est calculé.
C’est de la stratégie bretonne, il faut être de là bas pour en comprendre les subtilités.
Folgan sera mon alliée pour la compétition, le duo de légende nous accompagnera, j’ai nommé Minifly et Golfarmer bien sur.
Folgan n’a pas encore joué le parcours mais l’a arpenté vendredi à partir du trou 10, je m’efforcerai donc de lui indiquer les meilleures voies de jeu. Je ne suis pas inquiet, les deux comparses m’ont appris en aparté que madame est une joueuse solide et régulière.

Alors en avant !
J’avoue que de vous raconter le parcours à deux trou par trou risque de devenir vite éprouvant à lire.
À écrire non car j’adore ça mais c’est dimanche et le dimanche c’est empathie alors je vais plutôt m’essayer à la synthèse.
Comment ça tant mieux ?
Ce qu’il faut savoir c’est que les risques météo ont été observés avec gravité depuis deux jours déjà.
La pluie menaçait, les mouvements des anticyclones étaient observés avec attention sur des sites scientifiques jusqu’au matin du jour « J ».
Arrivés sur place, les nuages étaient bien présents semblant nous dire : « le premier qui se moque, il prend la douche »
Donc, on a dit bonjour aux nuages, gentiment, respectueusement, j’ai fait le sacrifice d’une balle de practice en sockette, il parait que ça leur plait…
Comment que cela s’est il donc alors passé ?
Très bien au final. Le duo avec Folgan a fonctionné à merveille, très complémentaire pour notre premier parcours ensemble sur un golf quasi inconnu.

L’ayant joué deux jours avant, les souvenirs étaient très frais concernant le dessin des trous, j’avais fait la veille quelques électrochocs pour oublier les mauvais coups de la reco et comme jouer en équipe m’aide à être détendu j’ai de suite commencé relâché.
+3 sur le premier tiers et +4 sur le dernier, je relève une balle sur le second tiers donc je ne compte pas cette partie du parcours. En parlant de complémentarité, Folgan fait un par d’école sur le 12 où justement je relève ma balle.
Pour ma deuxième visite je finis avec 9 pars, 4 bogeys, 3 doubles et deux accidents, la chasse au birdie n’a rien donné, le putting n’était pas au niveau et les greens n’étaient pas en excellent état vu que le greenkeeper laissait pousser en vue d’une compétition plus importante qui aura lieu prochainement.
Du point de vue gestion du mental, cela s’est bien passé mis à part sur les greens, un putt immanquable et manqué m’a laissé un doute constant sur mes aptitudes du jour, certains doubles et bogeys en sont la conséquence directe.
Concernant le putting justement, je retiens de façon contradictoire pourrait on penser une chose très positive :
Mes partenaires de jeu.
Ils se sont vite rendus compte que je ne jouais pas à mon niveau dans cette partie au putter et m’ont soutenu tout au long du parcours.
Même un putt d’un petit mètre recevait de sincères félicitations une fois rentré et j’ai été très ému et touché, cela ne m’a pas forcément permis de rentrer les putts de 3 mètres mais m’a aidé à ne pas faire empirer les choses et à ne pas laisser le doute s’installer dans les autres compartiments de jeu. La mise en jeu surtout est restée solide puisque je touche 10 fairways sur 14, cela m’a bien aidé à conserver un mental solide tout au long de la partie.
L’ambiance générale, la pluie qui finalement a été bien trop timide pour être pénalisante (je rappelle que mon swing est soluble dans l’eau), Le bon jeu continu et rassurant de Folgan, tout cela a donc participé à un parcours que l’on sentait réussi.

Aucun comptage durant la partie, nous voici à découvrir le score global au sortir du 18.
Un honorable +10 pour le duo qui compte 37 en index cumulé. Le duo de légende qui partageait la partie a eu plus de difficultés malgré deux magnifiques birdies de Golfarmer, surtout cette belle approche rentrée au 18 où ont retenti les cris d’une foule impressionnante et en délire composée de nous mêmes et d’un gentil retraité qui était là par hasard.
Il n’y a point de petite liesse quand on finit sur un birdie…
Il est encore tôt, la remise des prix a lieu dans deux ou trois heures, c’est jour de retour pour la Farmer’s Family, nous partons donc au chaud et retournerons au golf ensuite.
La remise des prix n’est pas chose à snober quand bien même nous sommes venus là en touristes, parisiens de surcroit…
En plus le petit cocktail apéritif est servi par un restaurateur célèbre de la ville qui sponsorise la compétition qui a réuni 44 équipes tout de même.
Oui c’est comme ça ici, on ne donne pas un driver à celui qui réussit un concours de drive, comme on ne donne pas une caméra vidéo à celui qui a fait le film le plus drôle, on le nourrit…
Les premières places se verront offrir un repas dans ce restaurant, nouvellement étoilé en plus.
Idée à retenir…
Quand vient le moment des résultats, surprise de taille car au milieu des noms plutôt typiques, voila t’il pas que l’on reconnait Folgan et moi nos noms respectifs !
Quatrièmes !
L’équipe de Superlent aussi !
Et hop un resto gratos une étoile au Michelin !
Immédiatement offert à nos hôtes, de force bien sur…
Ces gens là sont étranges, notre seule présence parasitaire pendant trois nuitées en leurs murs suffisait à leur bonheur à en croire leur système de défense…
Pour la peine, ce soir c’est tourisme, direction la vieille ville de Quimper pour une promenade dominicale à la recherche de quelques détails architecturaux notoires ainsi que d’une crêperie.
Ah oui, on n’allait tout de même pas quitter la Bretagne sans goûter au Kébab local faut pas déconner non plus !
Bon il est temps de rentrer car ce soir c’est la grande finale de Kërling…
En final pour cet article, je vous joins l’extrait officiel de l’AFP, l’Agence Fly’Family Press…


À suivre…
Courage plus qu’un…

jeudi 6 mai 2010

MUSCARIA GOLFICUM BRETONNIS…



Épisode 4 : Tous à la plage !
Entorse au programme de départ ce samedi. Nous ne sommes pas à Cornouaille mais à une cinquantaine de kilomètres sur le Golf de Ploemeur Océan pour découvrir ce qu’est un links breton.
Un links par définition est un parcours de golf construit en bord de mer qui respecte l’aspect naturel du terrain.
Très peu d’arbres et donc par conséquent soumis aux caprices éoliens de dame nature.
Et dame nature, en Bretagne, comment dire, on sent bien qu’elle n’a jamais fumé une clope de sa vie…
Départ prévu vers midi trente, notre mère à tous, Mini Flyette, a préparé ce matin moult sandwichs, bananes et bouteilles d’eau afin que les bambins que nous sommes ne manquent de rien pendant la ballade.
C’est pas un adjudant chef qui aurait ce genre de douce attention, je le sais j’en ai eu sous mon commandement quand j’étais fringuant officier et je n’ai souvenir d’en avoir vu un me tendant une banane dans la brume matinale d’un champ de bataille en me disant « tenez mon lieutenant, vous n’allez quand même pas jouer à la guerre le ventre vide ».
Comme quoi faites du golf pas la guerre !
Bref.
Tout le monde au practice, distribution des seaux et en avant les châteaux de balles.
Superlent, curieux par nature, observe mon semblant de swing et me lance fort gentiment d’ailleurs cette sentence golfique qui connut un grand succès dans les discothèques des années 80 :
« T’as le hook coco ! T’as le hook qui te colle à la peau ! »
Quand je vous dis qu’on a tout piqué au golf…
En bon diagnosticien sans canne il me fait remarquer que mes bras sont pliés en haut du backswing et trop en tension ensuite. L’ordonnance est rapide et simple : il va falloir penser à se détendre et se relâcher sinon sur le parcours cela risque d’être beaucoup moins drôle.
Je travaille donc cela de façon appliqué jusqu’à ce que je me rende compte que je suis tout seul au practice, que tout le monde est parti et qu’il serait sans doute temps de regarder l’heure.
Tout le monde est effectivement au départ du 1.
Superlent, Golfarmer, Mini Flyette et moi-même ouvrons le ban, la balle sur les blancs, Minifly, Pipo, Folgan et LudovicD sur les bancs, ils nous suivront dans la course aux bancs, de sable bien entendu.
Départ du 1, on voit la mer, c’est donc un links c’est confirmé. Les arbustes ne sont pas hauts mais nombreux et touffus. 

De douces fleurs jaunes ornent les branches tordues, pliées par des siècles de vent sans pitié, le ciel est lourd de nuages sans menace, Éole est là, assis, souriant et calme.
Encore une journée bucolique je sens, manquerait plus que le gazouillis mais fort heureusement la mouette, une sorte de pigeon du coin mais plus élancé quand même, n’est pas du style gazouillis plutôt dans le ricanement rauque.
Certaines sont dites rieuses, celles que l’on va avoir sont plutôt du type morderieuse, espèce endémique des golfs de bord de mer.
Allez en avant !
À moi l’honneur, youpi…

Routine, calme concentration, détente. Léger slice. Limite content de démarrer ainsi sur ce par4 avec le drapeau en contre bas et des murets partout.
Le muret est une plante très résistante, sans branche ni feuille qui une fois planté, ne pousse plus mais repousse bien les balles par contre.
Golfarmer en fera l’expérience.
C’est ce qui est plaisant avec les voyages, on découvre souvent une flore inconnue de nos régions.
La petite troupe ne s’en sort pas trop mal sur ce premier par4 sans grand danger puisqu’on voit le drapeau depuis le départ.
Il faut en profiter, ce ne sera pas souvent le cas…
Un petit par3 à suivre de 167m légère montée, je prends le 20°, premier contact avec le vent, deux clubs de plus. Superlent remarque que ça ne souffle pas beaucoup aujourd’hui.
Mais bien sur…
Premier par5 sur le 3, un petit arbre ridicule derrière un obstacle d’eau. Ridicule mais dans la direction du jeu. Bien sur, la branche la plus haute dans un bel effort chope ma balle, me voila bon pour un recovery.

Ça devait être le seul arbre de la plage…
Le 4 est un par4 en descente qui semble court. Superlent attaque au drive par la gauche, ce qui tombe plutôt bien car dans le sens du dog leg, le trou étant totalement invisible bien entendu. Il y a une mire pour aider, je m’en aide et mon drive part bien droit devant.
Le petit groupe descend pour voir où sont les balles, il y en a deux proches à même pas 50m du green. Effectivement c’était court. Aucune des deux n’est la mienne et au bout du fairway il y a un obstacle d’eau.
Ok, j’ai compris, encore un architecte perfide…
Mon 60° après le drop est bon, le jeu est assez relâché dans l’ensemble, le parcours est beau, le temps est splendide.
Direction le par3 du 5 avec jovialité et concentration. 142m, fer8 à hauteur mais kick à gauche dans la pente, les greens sortent de l’aération, un peu de sable parfois, on ne va donc pas trop s’attacher au score surtout dans le cadre d’une reco qui ressemble plus à une sortie touristique et éducative qu’à une compétition pour gagner le jambon du coin.
Cela ne nous empêche pas de chercher les bonnes stratégies, guidés par Superlent qui est le seul à connaître le parcours.
En plus je rêvais depuis longtemps de partager une partie avec lui donc je ne vais pas bouder mon plaisir sur les petites erreurs de débutant en début de saison.

Voila le 6, superbe par4 avec deux obstacles d’eau à la suite de 360m. Drive sur la piste, fer8 sur le green, deux putts, un par agréable sur le Hcp2 du parcours. Au 7, une nouvelle mire, pas d’eau après, le drive est bon mais ne tient pas à cause du vent et surtout d’un fade tendance slice, la balle est avalée par les jolis machins biscornus à fleurs jaunes. La provisoire est meilleure, on va continuer avec. Le vent est désormais bien présent et j’apprends à jouer avec et lui s’amuse à jouer avec moi…
Ce sera le cas sur le 8, par 4, mire en prime de 268m où, suite aux conseils de Superlent je démarre juste au 20° et me retrouve à jouer fer8 en second coup !

Effectivement, le vent provoque des surprises. 155m pour le second coup, fer8 un chouillat trop court qui dévale en bas du green, pas dans l’eau donc jouable, deux putts ensuite, par si les règles ne sont pas prises en compte, comme de faire des coups d’essai dans un obstacle par exemple.
Superlent, pédagogue moqueur, me charrie un peu avec ça et c’est une bonne chose car je saurai m’en souvenir en compétition…
La promenade de l’aller se termine sur un par5 avec mire au second coup, le drive est bon mais le bunker de fairway s’est rapproché en douce, bonne sortie au 20°, un PW pour le green et deux putts à suivre, bon niveau de jeu aujourd’hui, nous partons pour le retour avec le sourire.

Sauf Golfarmer qui a un peu de mal dans son jeu, l’envie de jeter un club ou deux l’effleure, j’ai connu ça plus d’une fois alors on essaye d’en rire.
Mais je sais que ce n’est pas facile à gérer, surtout quand les autres s’en sortent plutôt bien, on ne profite pas du parcours et lorsqu’un bon coup est joué on préfère penser que cela ne va pas durer et que le hook ou le slice va suivre juste après…
Et malheureusement il suit parce que, quelque part, on l’a décidé.
Enfin Pif l’a subtilement proposé à Paf pendant qu’on avait le dos tourné…
En plus le 10 c’est le Hcp1. 364m, obstacle d’eau à une centaine de mètres du départ. Obligation de traverser.
Le vent s’est levé pour de bon.
Zen…
Drive et 20° pour arriver sur le coté gauche du green, ça change du 20° fer8 de tout à l’heure !
Direction la plage pour les trous les plus proches de l’océan, on va commencer à rigoler…
Au 11, par 3 de 171m, H4 sur vent latéral, je joue 10m à droite du green et la balle retombe sur le bord du green à gauche.

Ok…
Va falloir jouer humble et compensatoire…
Comme le par5 du 12 où là encore un bunker de fairway s’est rapproché en douce, il faudra après la sortie de bunker un bon coup de bois3 ras de terre pour arriver aux abords du green. Sur le 13, par4 de 331m, ce sera l’inverse, après un bon drive il suffira d’un 60° pour le green. 


Sur le par5 de 493m du 14, je fais un bon drive et un très bon coup de H4 pour être à une cinquantaine de mètres du green mais je gratte avec gourmandise mon 55° que j’avais choisi sans conviction.

Sacré Pif va…Toujours pour faire des blagues…
Sur le 15, par3 de 138m au mât, il y a une mare de buissons tortueux avec les ptites fleurs bucoliques…
On passe tous et en allant vers le green, je vois une dropping zone indiquée.
Ça se confirme, une balle là dedans, tu ne vas même pas te fatiguer à la chercher et quand bien même tu la retrouves, inutile de chercher à la jouer…

Retour dans les terres au 16 avec un par4 en dog leg bien à gauche et court. Superlent se fait avoir comme moi sur le 4, balle perdue dans les buissons, je temporise au bois3 avec une balle basse, effectivement il reste une approche au 60° à faire ensuite.
Sur le 17, drive en gros slice dans le hors limite, un peu agacé je joue une seconde balle un peu à gauche, je joue une autre balle provisoire. Je retrouve les deux, un petit coup de fer9 tranquille à faire. Une bonne grosse sockette…

Petit passage nerveux quand même, je rejoue le fer9 plus relâché et tout va bien.
Je m’excuse auprès mes partenaires, Golfarmer compatit et Mini Flyette en rigole, tout va bien…
Je peux aller refaire un slice au 18…
Mais Golfarmer dit « le faucon malté » me retrouve la balle miraculeusement.
Ça tombe bien, le ciel s’est assombrit brusquement, il est grand temps de finir.
Un coup de PW en recovery qui arrive sur le green, deux putts pour finir sur le par.
On file se mettre à l’abri du vent car il souffle du froid humide, on attend nos compagnons et zou !
Courte synthèse en deux mots sur le parcours : « Allez-y ! »
Superbe et très challenging…
Bon nous on file directement à la maison pour de la boisson chaude, du nougat espagnol typique de la Bretagne.
Ce soir y’a restaurant et ensuite y’a Kërling.
Et demain y’a Ze Ker-compétition à Cornouaille par équipe de deux en 4BMB.
Ça ne va pas être du Kouign-amann !
Oui c’est la tarte locale…
Comment ?
Qu’est ce que le Kërling ?
Euh…
À suivre ?

mercredi 5 mai 2010

MUSCARIA GOLFICUM BRETONNIS

Épisode 3 : intermède, de vendredi soir à samedi matin, pas trop tôt non plus parce qu’il faut pas déconner…


La reconnaissance terminée, il est temps de s’intéresser aux coutumes locales.
On boit un coup après le parcours.
Comme chez nous dis donc !
C’est fou quand même, on se croit dans un autre monde, une autre civilisation et en fait on n’a plein de choses en commun.
Si ça se trouve ils doivent avoir un mot breton pour le slice, faudrait que je pense à demander. Mais je suis bien trop timide en société…
Mini Flyette, notre responsable logistique nous indique qu’il est temps de partir de Cornouaille car le programme de la soirée est plutôt chargé.
Wedging apéritif, jeu de quille et pétanque…
Quelques agapes au milieu de tout cela avec en plus un bon Magnum, non pas à la télé, sur la table…
Frank, la mort dans l’âme j’en suis convaincu, doit nous laisser pour d’obscures raisons de vacances à terminer, le premier verre lui sera dédié.
On en prendra un autre après, la soirée sera sur le thème des dédicaces multiples de toute façon…
Sieur Superlent sera de la partie afin de me soutenir dans l’épreuve délicate du porté de chandelles, l’air de rien il y a trois couples en face, une deuxième bougie ne sera pas de trop pour éclairer le tableau.
En plus il se doit de finir de convaincre une assemblée qui lui est déjà acquise, le bougre vient de décider le groupe à un changement de taille dans l’organisation golfique.
Samedi c’est journée à la plage !
Les quilles, la pétanque et le piquenique au bord de la mer, par 15° avec des vents de 50 km/h, j’avoue que je ne visualise pas la chose avec un enthousiasme évident…
Mais nous sommes en démocratie, une nouvelle reconnaissance ne serait finalement pas une mauvaise idée surtout si le vent compense ma « pull attitude » et puis le links je ne connais pas alors j’accepte de retourner à Cornouaille.
Non ?
Bon j’insiste pas alors..
Restons dans l’instant, pour l’heure c’est wedging apéritif.
Le wedging apéritif est un jeu pour lutter contre l’alcoolisme en fait.
Le but est de faire un panier avec une balle de golf dans un petit truc version panier de basket, situé à 50cm au dessus du sol mais à une petite dizaine de mètres de la balle et donc de nous même.

Et c’est seulement après avoir rentré une baballe dans le dit panier que l’apéritif est offert.
Bon la nuit tombe bientôt alors on revoit un peu la règle…
De toute façon, on revoit assez souvent les règles en Bretonnie extrême orientale…
Fraicheur et obscurité ajoutées, il est temps de retourner au salon pour un dîner dont je préfère taire le détail du menu et des vins qui accompagnaient afin de ne pas causer de dépression nerveuse à quiconque lirait ces quelques mots un sandwich à la main.

Tout ce que je peux dire c’est qu’il y avait des casse-noix mais pas de noix, voila c’est tout rien d’autre !
Dans le salon trône une énorme table de billard…
Dehors il fait nuit.
Superlent en scientifique accompli décide de faire immédiatement une thèse sur le sujet grave suivant :
« L’alcool a-t-il des effets néfastes sur le wedging nocturne »


Nous avons fait de notre mieux pour lui donner matière à l’écriture…
J’ai même tenté le wedging nocturne en gaucher, c’est vous dire si nous étions bourr…appliqués et studieux.






La table de billard trône toujours…
Point de quilles en vue ni de grosse boule noire, point de boules de pétanque et surtout point de piste sablée sous les lampadaires non plus.
J’avoue vivre des instants de perplexité post dînatoires…
Tout se joue en fait sur la table de 2m80, chauffée s’il vous plait, qui trône toujours silencieuse certes mais dans le fond je suis sur qu’elle a un peu la trouille de voir débarquer la horde de thésards en pleine cérémonie de dégustation de digestif.

Le genre à vous rappeler des célèbres répliques de film tontonesque…
Les moments qui suivirent méritant à eux seuls l’écriture d’un article à part entière, je vais donc passer directement du dernier digestif à l’arrivée sur le links de Ploemeur Océan aux alentours de 11h30 le lendemain matin.
Frais et dispo cela va sans dire.
Tout ce que je peux dire c’est que les quilles, il n’y en avait qu’une mais qu’il y avait deux boules (on n’est jamais trop prudent) et que de piste sablée point n’en ai vu puisque la pétanque s’est déroulée tout comme le jeu de LA quille donc, sur la table de billard, qui a trôné longtemps pour ne pas dire jusque tard dans la nuit…
N’empêche, ch’uis sur qu’y avait d’la pomme dans l’digeot…
Hum !
Samedi 11h30
La troupe se dirige vers le practice, pas en fanfare parce que ça fait mal à la tête…
À suivre…

Oui je sais mais j’ai honte je vous assure…

un petite image pour patienter ?

MUSCARIA GOLFICUM BRETONNIS…


Épisode 2 : la reconnaissance de Cornouaille
Le golf de Cornouaille est à portée de drive du restaurant, il faut donc quelques secondes pour y arriver.
Le cortège s’élance dès la fin des agapes.
À sa tête, les Fly puis les Farmers, Frank et Superlent ainsi que votre serviteur, jamais pressé d’être sur un practice bien entendu…
À en croire les dimensions du practice, il semble que le breton n’utilise que rarement les clubs au-delà du fer6 car un filet bouche la possibilité de tirer directement sur les joueurs qui oseraient jouer le trou 17 dans le but pervers de finir le parcours sain et sauf.
Heureusement quelques slices bien placés voir des sockettes puissantes permettent de les achever lors de leur second coup au 18 si par chance on évite les arbres qui bordent le coté droit.
Les arbres…
Parlons en tiens…

À croire qu’ils en ont replantés en douce une fois le parcours terminé, il y en a qui trainent sur le fairway et gênent considérablement les tentatives de hook voir les pulls.
C’est pourtant un coup pratique l’hiver dans l’Oise…
Le pull d’Auvers c’est bien connu.
Désolé…
C’est le décalage horaire…
Donc des arbres.
Taillés en plus.
Enfin on dirait parce qu’ils sont dignes de se retrouver sur des cartes postales.
Bien entendu, pour aller avec, des gazouillis d’oiseau partout.
J’ai cherché des haut-parleurs, rien vu, cela doit être des vrais oiseaux alors ou les trucages sont, comme prévu, plus développés que pour le Seigneur des anneaux.
Quand je vous disais que le week end allait être exceptionnel…
On a quartier libre 30mn avant le départ, j’en profite donc pour faire quelques pulls, non, sans aucune aiguille à tricoter, juste avec tous les clubs du sac.
Cela me laisse un peu perplexe mais c’est une reco alors je me remémore les conseils de Yan « Bosley » Massonnat et je vais rejoindre le départ le cœur léger et le cerveau vide de tout stress, ce qui, pour le parisien que je suis, correspond à un cerveau vide tout court.
Frank et Minifly seront mes partenaires, trois raisons de ne pas s’en faire pour l’ambiance.
Cornouaille est un golf au slope de 129 avec un SSS de 70.8 étalé sur 5682m à faire en 71 coups sinon ce sera plus de 6000m à faire je vous l’assure…
Départ blanc bien entendu…
Je vous conseille de regarder l’Albatros ICI
Il est 14h, le premier drive part, plein fairway.
Sur celui du trou numéro2.
Et la pluie tombe.
Une pluie bretonne.
Le crachin standard.
Trempé en 3 minutes avec une pluie de 4 minutes.
Au risque de décevoir les blagueurs météo et les coiffeurs toujours avides de ce genre de sujet, je risque d’oublier de parler de pluie pour la bonne et simple raison que sur les 54 trous joués, nous avons du en faire à peine 5 ou 6 sous ce crachin certes humide mais sans plus.
La Bretagne sans la pluie, les gazouillis des oiseaux, je vous le disais, même les trucages de Star Wars n’ont pas réussi à égaler cela…
Je suis donc sur le fairway du 2 avec un bon 200m avant le de toucher le green, c’est fou comme ce genre de coup rallonge un par4.
Mes partenaires sont sur le fairway du 1. Pas très original.
Moi, on m’a dit reco alors je reconnais le maximum…
Sur le 2 justement, le vent latéral participe à la réussite de mon slice mais je ne parviens pas à toucher le fairway d’a coté, il faut dire que les arbres étaient un peu plus gros tout de même et donc plus complexes à franchir.

Une fois sur le green, parce qu’il faut bien en finir, petit test de rapidité des greens et on passe au suivant.
Au 3, je réussi un hook suivi d’un slice splendide car je m’étais aidé avec un recovery gratté afin de me retrouver à jouer pieds plus hauts que la balle. J’ai découvert avant mes partenaires le fairway du 4 ce qui m’a bien rendu service puisqu’ensuite je n’y suis pas allé, le rough de gauche
étant plus intéressant à jouer. Cela reste un gros par5 en dog leg aveugle au second coup, il serait bon de s’en souvenir pour la prochaine fois…

L’air de rien la reconnaissance, bien que joviale, s’effectue de façon studieuse et nous cherchons tous à faire du mieux possible.
Enfin surtout eux tous, moi je rame alors qu’il n’y a pas d’eau…
Même dans « Jurassik Park » ils n’ont pas réussi à le montrer, c’est vous dire…
Mais bon aujourd’hui c’est hook et pull sur les longs coups, il va falloir faire avec.
Sur le 5 et le 6 ce sera la même chose, rien à faire, je ne trouve pas vraiment la raison mais je fais en sorte de conserver mon calme et je profite du paysage.
Sur le 7 je m’entraine enfin à sortir des bunkers de green et au 8, le plus long par4, miracle, le drive part droit et je peux goûter la joie de ne rater qu’à partir du second coup où je retrouve avec plaisir le travail dans les bunkers
Au 9 j’inaugure un drive de 80m en top pour finir l’aller, voici ce que j’appelle une reconnaissance utile, tout ce qu’il ne faut pas faire, je l’ai fait comme ça je suis tranquille après.

Plus sérieusement, le parcours est splendide, varié dans ses difficultés et j’ai hâte de voir la suite !
Le 10 est un des plus beaux trous du parcours, une vue splendide pour ce par3 en descente vers la forêt, des bunkers accueillants que je visite bien entendu, on ne sait jamais quand on vient pour la première fois, il est de bon ton de ne pas vexer l’architecte qui s’est donné tant de mal à les dessiner…
Direction le 11, bon gros par5 avec un second coup encore en aveugle et gentiment dérivant à gauche. Le 12, lui, est un petit par4 avec une mare bien placée pour qui souhaite couper, je tente une première fois et me retrouve en hors limite à droite, je recommence, la reconnaissance et surtout les règles servent à ça. Ça passe, je suis à 60m du green mais le risque est totalement inutile finalement comme me le montrent avec talent mes partenaires…


Le 13 est encore plus court et Minifly dans un souci de pédagogie sadique m’explique où passer pour couper vers le green, ce que je m’applique à faire bien entendu.
Puisque c’est reco, c’est risque donc c’est drive, quand bien même il n’y a qu’un coup de fer6 bien placé à droite pour jouer un PW en second coup pour la régulation…
Le 14 est dans la même veine, un long corridor d’arbres de 200m des blancs et une montée vers le green ensuite, la tentation est grande et les hors limites tout près. Au 15, par3 en descente de 140m, la vue est très dégagée ce qui oblige à bien se focaliser sur la cible. En avant pour le 16, le par5 à la vue dégagée lui aussi mais à la retombée de drive délicate. Bien sur, dans ce genre de cas, le coup est bien effectué et on est automatiquement tenté de chercher le green en deux, à peine poussé par Minifly bien entendu…

Cela me vaudra un rude combat avec les écureuils bretons. Bien qu’invisibles, je sais qu’ils sont là car mes balles reviennent automatiquement après avoir touchées une branche, c’est bien la preuve.
Ou alors ce sont les effets spéciaux de Matrix qui, pour le coup, sont devenus carrément obsolètes…
Un peu de repos pour finir avec deux par4 courts mais bien entendus tortueux, le drive n’est pas conseillé dans aucun des deux et je le vérifie bien sur.

On n’est jamais trop prudent, comme dit le sage ou l’espion paranoïaque je ne sais plus, « La confiance n’exclut pas le contrôle »…
Une reco parfaite donc puisque sur presque tous les trous j’ai pu voir toutes les zones où on perd le par, voila qui va servir pour le deuxième tour…
Enfin c’est ce que j’ai cru…
Jusqu’à ce que Superlent s’en mêle…

À suivre…
 

mardi 4 mai 2010

MUSCARIA GOLFICUM BRETONNIS…

Épisode 1: Arrivée et casting

Le programme de la fête du travail était prêt depuis longtemps.
Les heures d’arrivée des différents convives, les heures de départ pour les parcours, les divers activités non golfiques et tardives…
Mini-Flyette sera notre G.O bretonne de luxe et de charme.
Minifly sera l’hôte responsable et attentionné.
Donc, vendredi matin, 30 avril, à l’aube, direction le Finistère sud…
Le retour est prévu lundi matin, entre temps reco du Golf de Cornouailles, stratégie sur le golf de Cornouailles et enfin compétition en équipe de deux formule 4BMB sur le golf de Cornouailles.
Trois jours sur le même parcours, voila un excellent moyen de travailler le mental et la stratégie.
Mais le Breton est versatile.
Et l’ami breton du breton l’est encore plus…
Mettez en place une stratégie programmée sur un parcours et vérifiez à la fin du 18 ce que vous avez respecté.
Rapportez cela à un week end entre amis…
Commençons donc par le casting de cette future trilogie, formule qui fonctionne bien depuis quelque temps dans les salles obscures.
Précision importante, je ne vais donner que les pseudos car il s’est passé tant d’évènements terrifiants durant ces trois riches journées qu’il me parait vital de conserver un semblant d’anonymat vis-à-vis des familles, collègues de bureau, amis fragiles et voisins malveillants des participants qui pourraient par le plus pur des hasards tomber sur la trilogie scripturale qui va suivre…
Oui je vais diluer, ayant personnellement essayé de voir en une seule fois le seigneur des anneaux, je m’en voudrais de vous faire subir le même sort.
Quand bien même les effets spéciaux bretons seraient plus spectaculaires…
Donc, le casting :
Frank :

Heureux strokplayeur albatrosien devenu aussi reconnaissant qu’allergique au mot « rythme ». Joueur d’expérience et d’expériences nous fera le plaisir de partager le premier parcours.

Golfarmer :
Mâle faisant du golf, bien faisant ami, faisan de personne. Partenaire émérite de match play du dernier ours en sucre d’orge et en liberté dont je parlerai bientôt. Marié avec Pipo et visiblement heureux en ménage car ils passent leur temps à se bécoter quand un idiot se fait filmer au départ d’une « Kerpétition » capitale… Je n’en dirai pas plus pour le moment, étant encore sous le choc de cette révélation d’arrière plan…

Pipo:
Complice émérite du sieur ci-dessus, caddy amatrice à ses heures, joueuse souriante et courageuse lors de deux épisodes. Les mauvaises langues disent qu’elle aurait une tendance aux longues discussions féministes avec une alliée anonyme mais gauchère, gardant ses idées stratégiques pour elle-même plutôt que de les partager avec son cher et tendre…

LudovicD :
Dit « le cogneur rabelaisien » voir même le « cuistot des greens ». Joueur passionné et passionnant dont les capacités à apprendre la technique du Kërling en ont étonné plus d’un. Les mauvaises langues et il y en a je vous assure disent que son fameux coup de poignet gagnant au wedge serait directement inspiré de son coup de fourchette, pourtant ridiculement timide aux yeux du texan moyen…

Folgan :
Compagne douce et aimante du sieur ci-dessus, gauchère et donc anonyme. Alliée indispensable quand on veut gagner des repas gratuits dans les restaurants étoilés. Les mauvaises langues ne disent rien à son sujet quand bien même on laisserait du nougat espagnol sur la table…

Superlent :
Comment pourrais-je décemment vous présenter Monsieur de Superlent… Vous dire que l’homme est un puits de science(S) dont les vents bretons n’arrivent pas à attaquer le brushing impeccable poussant Richard Gere à préférer se raser la tête plutôt que de paraître ridicule lors des avants premières Quimpéroises serait bien trop réducteur.
Non l’homme est bien plus que cela et au risque de paraître en déséquilibre avec les présentations précédentes, je dois vous avouer que cela fait plus d’un an que j’attendais de rencontrer mon idole des forums et, à l’heure où j’écris, j’attends désormais avec impatience le jour où je pourrais humblement lui servir de guide quand cet inventeur de patinoire brise-poignets viendra à désirer fouler les fairways de l’Albatros.

Minifly :
Deuxième rencontre avec « Ze légende of Ze pleindtrucs ». Un breton qui joue parfois avec un chapeau rond, image d’Épinal me diriez vous mais ce ne serait que frôler la surface du personnage. L’habit ne faisant pas le moine, l’homme est plus proche du panda jovial que de l’ours sauvage des bruyères. Je l’ai même vu sourire alors que rien de brûlant ne touchait un de ses doigts et ayant eu le grand plaisir de partager deux des trois parcours en sa compagnie, je puis vous assurer que le golf prend un aspect des plus agréables dans ce cas là. Et je ne vous parle pas encore de son coté créatif en matière de règles de Kërling…

Mini-Flyette
Ange gardien du nounours ci-dessus, c’est entièrement de sa faute si nous sommes tous partis la larme à l’œil plutôt que la goutte au nez. Elle a réglé les problèmes d’humidité verticale inhérents à la Bretonnie Orientale, géré de main de maîtresse le moindre temps mort, le comblant de wedging nocturne, de dégustations délicieuses, de jeux divers et surtout évolutifs, de visites touristiques et bien entendu de parcours de golf puisqu’accessoirement nous venions aussi pour cela. Point de détail sans doute mais je crois que durant tout le week end, personne n’a réussi à se lever avant elle…
En même temps certains d’entre nous partaient avec un handicap certain au niveau de l’heure de l’entrée en sommeil…
Bien !
Présentations faites en avant pour le récit de cette première journée, la reconnaissance du golf de Cornouailles.
Il est midi et demi quand j’arrive au golf.
Pardon, au restaurant.
Le practice est fait de façon différente dans les terres extrêmes de l’ouest, il faut donc rapidement s’adapter.
À suivre…