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mercredi 3 novembre 2010

OPEN DE LA MALFAISANCE…MATCH PLAY : FPT Vs KGB…(suite et fin)

Trou 10, par4, 1CR.
Par4 humide, j’avais passé l’eau la veille mais le vent est de face aujourd’hui, je tente à gauche mais la balle part directement vers l’obstacle d’eau pour stopper 1m devant…coup de bois de Duc, le trou est long, mais sa balle ne tourne pas comme prévu, mon wedge sur la boue dépasse le green, l’approche de Duc reste courte, il faudra deux putts ensuite, un superbe double qui nous laisse pourtant à égalité, les deux filous n’ayant pas réussi mieux que le triple…




Allez maintenant, plus de coup rendu jusqu’au 18, la voie est libre, il faut attaquer !

Trou11, par3.
Duc au petit bois ne fait pas de copeaux mais est un peu long. Golfarmer part direct dans les arbres à droite.

…Oui, la balle revient…

Mon putt d’approche est nickel, on gagne le trou, 1up pour le KGB !

Enfin en avance !

Oui, le KGB, le Kung-fu Germanik Band…

Vous n’avez qu’à nous défier et vous comprendrez pourquoi c’est le nom du duo…

On arrive au 12, par4 en descente sur lequel je n’ai jamais su avec quel club démarrer en trois visites.
J’en cause avec mon partenaire, on se met d’accord sur le bois3, je place mon tee, commence ma routine et j’aperçois du coin de l’œil les deux filous qui lorgnent la position de la balle par rapport à la ligne des plots de départ.



Ni une ni deux, je ne réfléchis même pas, je replace mon tee 30cm en arrière et je me prépare à jouer pour faire un superbe hook directement en forêt.

…Non, la balle ne revient pas…

Je ne saurai qu’après qu’on ait perdu le trou que ma balle était bien placée…
J’ai encore besoin d’expérience en malfaisance moi…

Nous revoici donc All Square.

Toujours All Square après le 13 grâce à un autre hook avec mon 20° fétiche…
Le seul moment où Duc ne fait pas un recovery c’est quand il débute le trou en ce moment…
Je suis sur qu’il doit me haïr à cet instant précis mais cela ne se voit pas, il joue dans des endroits pas possibles, ramène toujours la balle bien en jeu et reste en apparence très calme.

J’ai besoin d’expérience tout court moi !

Au 14, j’évite de justesse les arbres de gauche et ma balle traverse bien, Duc fera une approche un peu courte mais mon putt ensuite sera suffisamment proche pour obtenir le « donné »
Normal c’est Duc qui fait le petit putt…

On repart du 14 1up, la malédiction semble ne pas fonctionner, la FPT ne semble plus si imbattable.
Et si jamais c’était aujourd’hui al fin du règne ?

Oui mais pour l’instant je gâche consciencieusement les bons coups de mon partenaire !

Je rate le second coup du 15, Duc commence à souffrir de tous ces coups complexes après moi et manque son approche alors que Golfarmer nous fait dans le même temps une superbe sortie longue de bunker !
Nous revoici All Square !!!

Trou16, par5.
Plus que 3 trous et nous sommes toujours au coude à coude. Les duettistes de légende ont leur dernier coup rendu au 18, il nous faut donc absolument gagner avant.
Mon départ au drive est moyen mais reste au milieu du fairway alors que Minifly est parti voir nos amis qui nous suivent sur le fairway du 15.

Joli coup de bois de Duc qui me pose la balle à 80m du mât et Golfarmer dans le même temps rate son long coup, le green ne sera pas pour eux en trois.
Effectivement, leur balle arrive dans le bunker de green avec un coup de retard sur nous.
Je retrouve mon rythme et je plante le mât au bon moment dans cette partie pour offrir à Duc notre second birdie en foursome !

Je vois dans ses yeux qu’il est heureux, ouf !
Je rigole mais c’est vrai que je culpabilise pas mal suite à mes mauvais coups éparpillés aux mauvais endroits et aux mauvais moments.

Alors de réussir celui là à ce moment là !

Nous voici donc au départ du 17, nous sommes 1up…
Et je suis bien content de ne pas avoir à le débuter celui là…

Histoire de faire durer le suspens, je vous propose un petit aparté en vous parlant de la difficulté de vie au Moyen-âge.
Non ?
Bon ok…

Duc est court, non j’ai pas dis petit j’ai dis court et je parle de son coup de fer.
Mais Golfarmer est encore plus court, ce sera concours de petit jeu avec Minifly…
Et je vois l’histoire se réécrire mais non son approche est belle mais ne rentre pas, il laisse un putt en descente de 2m au moins.

Dans ces moments là, même les putts d’un mètre sont compliqués…

À mon tour, je vois bien la trajectoire pour une approche roulée au fer 8 alors je me lance sans hésiter en étant attentif, une fois placé, uniquement au toucher du fer sur la balle. Ça part bien, la balle vient stopper à un bon mètre, ce sera à Golfarmer de putter le premier.

J’avoue que je le regarde avec attention mais rien, Golfarmer ne craque pas et tient sa ligne, le putt rentre, il vaut de l’or celui là.
J’avoue encore ne pas avoir osé regarder le putt de Duc mais j’ai entendu le bruit qu’a fait la balle en tombant.

On conserve l’avantage au départ du 18.

Ce qui veut dire déjà une chose, la FPT ne peut plus gagner mais au mieux égaliser.

Minifly sera sans faute sur son drive, je serai sur le fairway avec mon départ, Duc décide l’attaque tout comme Golfarmer.

Je me retrouve avec une approche plus longue qu’au 17 avec ce green en plateau plutôt raide et un drapeau bien à l’abri là haut à droite.
Minifly a une approche plus délicate car il lui reste une bonne quarantaine de mètres et peu de place pour poser sa balle entre la descente du green à gauche et le bunker à droite.

Mais là encore il est impressionnant et sort un superbe coup de wedge de sa musette et réussit à faire tenir la balle sur le mini plateau du haut, il restera un putt de trois bons mètres quand même, en descente et en pente, mais j’applaudis sans retenue ce magnifique coup de golf.

Bon, à mon tour, fer7 ce coup ci car je veux rouler bien plus et grimper cette maudite pente, je garde en mémoire le rythme de mon approche du 17 et je réussis à sortir le même bon contact, la balle sort bien du club, reste très peu en l’air et retombe pour sa grande montée en roue libre. Elle finira à quelques dizaines de centimètres du mât, le putt est bien plus facile pour Duc que pour Golfarmer qui nous donnera notre putt avec une classe exemplaire.

À lui de jouer, dans son coup la victoire du trou pour l’égalisation de la partie.

Mais l’histoire s’est écrite autrement, le putt n’est pas rentré, il s’en est fallu de très peu.

Courte victoire à 1up mais solide victoire saluée par nos adversaires redevenus nos compères à nous qu’on avait avant le départ du tee n°1.
Parce que c’est ça le grand bonheur d’un match de ce genre, cela rend les amitiés encore un peu plus fortes qu’avant…

Quand à moi j’ai eu le grand plaisir de partager cette partie et cette victoire avec Duc que je ne connaissais quasiment pas avant le début de cette partie et qui est devenu en quelques heures de swings acharnés mon valeureux partenaire du KGB…

Nous prenons quelques minutes ensembles, au calme, puis nous repartons vers le green du 18 pour assister aux arrivées de nos bons camara…Des sales Malfaisants ! Des sales Malfaisants !

Une belle et grande tablée pour gâcher totalement cette horrible journée sous le soleil.

Un final des plus vulgaires avec la photo de groupe des survivants du week end et il est temps de revenir à la saine et joyeuse réalité d’une belle semaine de travail !

Ouf !

Heureusement que c’est pas tous les jours, on finirait par être heureux tout le temps, quelle horreur !

OPEN DE LA MALFAISANCE…MATCH PLAY : FPT Vs KGB…


Avec les enfants légèrement récalcitrants, en particulier devant leur soupe de légumes, (ou leur Mac Do, tout dépend comment vous les nourrissez) vient l’inévitable sujet de l’Ogre qui viendra les manger tous crus (ou n’importe quel autre animateur TV) en cas d’obstination avérée…











Et bien chez les golfeurs il y a le même genre :

La FPT.

Pour les intimes la Fait Peur Team…
Une équipe légendaire, invaincue depuis plusieurs années en match play.
Un duo démoniaque.
Voyez plutôt…

Golfarmer et Minifly, la simple évocation de ces deux noms l’un après l’autre sur le fairway du trou 13 de n’importe quel golf un soir de pluie suffit pour jeter un sort à qui l’entend.
Et là c’est socket assurée pour les plus chanceux.

Je le sais je les ai déjà affrontés…
J’étais insolent et fougueux à peine entré dans la puberté golfique, je m’étais associé avec une horde de un Belge et on avait prit, comme nombre d’équipes avant nous, une fessée retentissante.
À Marivaux…
Pour ceux qui ne seraient pas au courant, l’histoire est ICI.

Alors quand j’ai appris que le premier Open de la Malfaisance se jouait à Marivaux, le destin sonna à la porte :

-        - Ding Dong !
-        - Oui qui est ce ?
-       -C’est l’destin !

Ce destin avait prit la forme d’un golfeur légendaire que l’on surnommait entre nous « le Dragon Unique Clairvoyant »
DUC…

Joueur passionné (pléonasme) et talentueux que j’avais déjà eu le plaisir de croiser en d’autres lieux sans jamais avoir vraiment eu l’occasion de le connaître plus avant.
Lui aussi souhaitait en découdre avec la FPT, l’occasion était trop belle, je m’associais immédiatement au défi et nous jetâmes donc le gant aux deux Loup-garou des fairways.

Il y eu, comme c’est le cas entre gens de bonne compagnie, une courte discussion sur le forum dont Minifly était un des créateurs concernant la formule et nous arrivâmes prestement à un consensus (oui je sais c’est assez osé à employer ici) qui fut le suivant :

Foursome avec 5 coups rendus pour la FPT sur les trous 1, 4, 5, 10 et 18.

5 étant le nombre de points d’index de différence entre les moyennes d’index des deux équipes…
Je sais bien que la tradition veut qu’un match play se joue en brut et des blanches mais tout le monde étant en accord avec cette solution…

En bref on s’était déjà fait arnaqués sur la toile, il allait falloir assurer sur le terrain !

Et le terrain on y était donc en ce lundi de fête des saints, jour pieux s’il en est qui poussa DUC à proposer un dress code adapté, tout en blanc…

Ajoutons que ce jour là, nous n’étions pas les seuls malfaisants en goguette Matchplayienne, le Fou avait jeté le gant à Langsammer qui lui en avait aimablement prêté un pour l’occasion et je n’ose vous citer toutes les autres batailles qui ourdissaient ce jour là…

Alors comment cela s’est il donc passé ?

Je ne sais pas si nos chers adversaires avaient discuté stratégie mais Duc et moi en avions une qui débuta dès le dimanche avec l’Open par une reco-étalonnage histoire de voir sur quels départs nous étions le plus à l’aise.
Il s’est avéré que ce fut les départs impairs pour Duc, Ainsi soit il…


Après la photo traditionnelle en respect avec l’étiquette il fut temps de se lancer dans la joute, sanguinaire cela allait sans dire…





Allez go !

Trou 1, par4, 1 CR.
Duc a l’honneur et drive au loin bien droit, trop loin d’ailleurs. C’est Golfarmer qui sera son homologue dans l’impair en espérant qu’il en fasse…
Ce qui n’est pas le cas pour le moment, enfin pas trop. Je dois faire une balle basse vers le green mais je slice pour cause de fébrilité soudaine (sans doute un sort quelconque) et nous perdons le coup d’avance, le coup rendu leur sera profitable, 1up pour la FPT.
Bon nous avions prévu que le premier tiers du parcours serait délicat vu que le duo maléfique y avait 3 de leurs 5 coups rendus. Nous partions donc au 2 sans inquiétude réelle.
18 trous c’est long et il peut se passer pas mal de choses…

Trou2, par4.
Je suis donc avec Minifly en duel sur les départs pairs qui nous gratifie d’un bon coup de bois, quand à moi, je colle trop au virage et donne à mon partenaire le premier d’une longue série de recovery…
Mais Duc est d’une nature zen et rien ne semble l’agacer quand il se prépare à renvoyer la balle en jeu, ni même après mon approche trop molle, il me colle la balle à un petit mètre du mât. Putt pour égaliser sur le trou que je m’empresse de manquer.

Ma voila pas très à l’aise vis-à-vis de mon partenaire que je n’espère pas d’infortune…
Les deux autres sont attentifs à ce ratage, je sens que leur stratégie se dessine, laisser l’idiot se déstabiliser tout seul…

Les voila 2up.

Trou3, par3.
Trou partagé suite à un départ de Duc un peu court, un putt d’approche lamentable qu’il rattrape avec talent. Toujours 2up pour la FPT.

Trou4, par5, 1CR.
Minifly aux commandes pour un drive superbement slicé vers la forêt. La balle ne fait qu’un seul bruit dans les arbres et revient gentiment plein fairway.
Les écureuils comme l’an dernier avec le Belge, j’ai cru dire « décidemment je ne m’y ferai jamais » mentalement mais non ça sort à haute voix, Minifly est hilare, désolé mais hilare quand même…
Qu’à cela ne tienne, je fais le même que lui pour voir.
Il nous faudra 5mn pour retrouver ma balle, nouveau recovery pour Duc qui me replace dans le petit rough de l’autre coté du fairway, on discute stratégie technique, balle basse ou haute car il y a un arbre de 30m entre nous et le green.
Tout ça pour que je refasse un slice bas qui laisse une approche délicate…
3up au trou n°4, c’est pas le meilleur scénario ça…

Trou5, par4, 1 CR.
Le trou le plus dur du parcours sur le papier. Golfarmer ne passe pas le mur, Duc fait un superbe drive plein fairway, mon jeu de fer se réveille enfin avec un bon coup de fer9 qui laisse un putt facile à Duc, on gagne ce trou important et nous ne sommes plus que 2D.

On partage le 6 avec le par.
On partage le 7 car je rate encore un coup de fer qui nous fait perdre l’avantage de la bonne mis en jeu de Duc…

Le Foursome est une formule délicate à gérer.
On peut détruire une amitié avec ça, voir ne pas réussir à la créer…

On arrive au 8, le par3 où j’ai failli payer le champagne la veille, là mon fer6 ne vaudra même pas un champomy mais duc fait une belle approche du bord de green et je rentre le putt (enfin !), les deux compères se sont un peu éparpillés, on revient 1D.

Trou9, par4.
Le dernier trou avant le prochain coup rendu, il faut mettre le paquet ! Le drive de duc est correct, mon fer5 est trop court, son approche un peu timide mais je plante un putt de quatre bons mètres pour un par qui nous fait gagner le trou, All Square !

Golfarmer se demande bien pourquoi on vient de se fatiguer sur tout l’aller pour arriver à égalité au final.



À suivre…

PREMIER OPEN DE LA MALFAISANCE…ÉPISODE 2


Seconde partie : Ze Open !

on s'en lasse pas de celle là....
Je vous disais donc (puisqu’en plus on me demande de me dépêcher d’écrire) que toute la joyeuse bande de bisoun…Malfaisants ! Malfaisants ! était présente au départ au tee numéro 1 de cette grande première pour ce jeune forum plein d’avenir car déjà riche de plein de passés…

En équipe avec le Fou (que je me permettrais de prénommer Olivier parfois soyons un bon délateur), nous partageons la partie avec KOP, photographe de génie qui a eu la gentillesse de me laisser puiser dans son stock de photos pour imager mon propos qui lui fait équipe avec Jérôme Pingouin, (non ce n’est pas son nom de famille suivez un peu le paragraphe de l’article précédant qui parlait d’alias) autre photographe de renom avec sa tendre et chère Lilly (tout pareil) chez qui j’ai puisé dans le stock pictural sans vergogne aucune.




Deux photographes donc mais aussi joueurs de talent sans le moindre doute puisque présents à la compétition…








Départ sous le feu des projecteurs, d’un 18 ans d’âge et du rhum trafiqué de Seb qui fut payé ce jour là pour servir de piquet des 135m…
La maison GAG ne recule devant aucun sacrifice financier il faut le savoir, on a même eu des biscuits, des caramels et des tees avant de partir c’est vous dire…


Coup de driver en fade dans ce dog leg droit en descente assez court mais la stratégie du jour c’est :

De toute façon je joue avec un fou alors pas grave, à l’attaque !

Fou qui place son bois de parcours gentiment sur le fairway, tout comme KOP et le volatil arctique, allergique à toute forme d’arbitrage, tire à boulet pas rouge sur la voiturette du starter.

Bon je ne vais pas trop m’attarder sur nos partenaires du jour, d’abord parce que je me dois de me concentrer sur ma partie et qu’ensuite je suis soumis au devoir de réserve concernant les tactiques secrètes qu’ils ont mis en place tout au long des 18 trous…
La seule chose que je peux dire c’est que le Pingouin, dans le souci de ne vexer aucun plot de départ,  prend tout le temps son driver.
Oui sur les par3 aussi, on ne sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher…

Alors donc nos balles sont sur le fairway, il me reste un petit coup de PW à faire, je joue un peu trop contrôlé et ma balle est sur le fringe à gauche.

Je prends le putter, la balle roule miraculeusement bien sur ce green sablonneux, des restes de leur aération, et va gentiment se planter au fond du trou, birdie !

Ça commence nickel !

Direction le 2, pour un petit bogey causé par le second coup au fer9 qui prend une branche haute qui coupait un peu le fairway, approche 2 putts ensuite. Heureusement le Fou plante un joli par.

Un autre bogey au 3 toujours assuré par mon partenaire, moi je testais les distances en mode reconnaissance pour le match play du lendemain, le fer6 est trop long…

Excellent départ au 4 (après deux jours d’attente, les cloches de devant ayant oublié de faire sonner celle du parcours !) mais bon gros ratage ensuite, le partenaire ne fait pas mieux puisqu’il a ramassé sa balle après quelques péripéties qui lui vaudront une DZ évidente, je me fais un joli double bogey alors que mon drive m’avait propulsé aux abords de la dite cloche…

Je me rattrape au 5 avec un par, bois3 sur le plateau à droite, PW en pente, putt d’approche et 1 putt.
Un bogey idiot au 6, vive les greens de sable puis un joli par d’Olivier au 7, j’étais un peu parti en forêt…

Au 8, j’ai failli payer le champagne, mon coup de fer6 se plante au mât sur ce par3 de 157m, le birdie est à 50cm… Et de 2 !

Un par au 9 malgré un départ moyen en slice mais un bon coup de putter sauvera tout ça au final…
On est donc en +2 à l’aller, tout va bien même si Olivier a du mal à être totalement dans la partie.

Oui il faut préciser que le gentil papa qu’il est a prit la voiturette et a posé dedans, deux humains type modèle réduits, genre bonzaï, avec dans leurs mimines un petite boite pleine de boutons qui fait du bruit mais que si on leur retire ils hurlent. Alors il garde un œil vers la voiturette et l’autre sur le parcours, forcément ça n’aide pas pour l’alignement…

Pas grave, le mode agressif sans complexe me réussit pas mal, l’ambiance est désespérément bonne avec nos deux autres compères, le temps est splendide, bref, gâché pour gâché autant continuer comme ça !

Et ça continue au 10 ! Le putt pour le birdie est d’une timidité déplorable, par.
Un bogey au 11 car le fer8 est un peu court sur le fringe et le putting trop aléatoire.
Sur le 12 la mise sur le nuage continue avec drive et fer9 plus deux putts.
Heureusement qu’au 13 je plante mon second coup pour finir en bogey, j’aurai fini par croire que je jouais bien !

Pendant ce temps le Fou s’amuse à faire des concours de drive avec le Pingouin…
…Et il perd…
Malfaisance : 12 Bisounours : 0…

Nous voila au 14, trou maudit à une époque, là on est un peu avancé, je coupe le fairway au 20° mon coup de fer9 manque de peu l’eagle, un putt de 30cm pour le birdie !

Trois birdies dans la même partie, cela ne m’était jamais arrivé !


Tellement jamais que je vais un peu lâcher niveau concentration mais Olivier est là et décide à forte et volontaire voix de prendre la relève.
Et il la prend !
Par au 15 et par au 16 !
Birdie au 17 !

Abasourdis au départ du 18 où l’on est donc toujours sur un score total de +2 on se détend un peu en ratant convenablement ce trou pour finir avec le second double bogey de la journée…

On annonce notre score à la troupe qui attend bien gentim…Malfaisantement ! Malfaisantement ! l’arrivée des groupes pour aller au cocktail de remise des prix ensuite.

+4 au total, voila ti pas qu’un fou et un idiot gagnent le premier Open de la Malfaisance !


Nous recevrons un prix dont la beauté m’étourdit encore à l’heure où je vous écris bien que ma chère et tendre se demande toujours si le terme de beauté convienne vraiment…





 

La malfaisance bat son plein pendant la remise des prix avec la remise solennelle du premier diplôme de la Malfaisance remis à Lilly, plus que méritante pour le coup puisqu’il parait qu’elle éclate de rire, ou éternue j’ai pas bien compris, avant même que ses partenaires aient eu le temps de slicer au tee de départ…






Mais malheureusement, Dame Flyette vient tout gâcher avec un ignoble mensonge concernant son âge !
Oui, il parait que cette gamine aurait l’âge de la retraite d’avant la révolution d’octobre des étudiants qu’ont même pas commencé à cotiser…
Elle a donc lâchement profité de la situation pour offrir à tout le monde un cocktail avec du champagne et tout plein de petites choses délicates pleines de saveurs douces et subtiles dans des petits verres tout mignons…

Beurk !!!!

Pour la peine on lui a offert plein de cadeaux !
Bien fait !

Ensuite ils sont allés dîner presque tous ensembles, bras dessus bras dessous…

Moi j’ai pas pu, toutes ces attitudes pleines de gentillesse commençaient sérieusement à entamer mon moral que je me devais de garder intact pour le match play du siècle de la décennie du lendemain dont je ne vais pas tarder à vous narrer les anecdotes…

PREMIER OPEN DE LA MALFAISANCE…


Marivaux du 30 Octobre au 1er Novembre 2010
Première partie : l’Open du 31 Octobre.

Oui je sais il y a eu la reconnaissance de la veille, le resto la veille de cette veille et le resto du soir de la veille de la compétition (vous suivez ?) mais pour des raisons parfaitement valables qu’il est inutile de développer ici je n’ai pu y participer. C’est le grand avantage de faire partie d’un forum de « Malfaisants », on n’est obligé de rien, bien au contraire…

Quoique de malfaisant, j’ai peur que cet endroit devienne un forum de Bisounours à l’avenir au vu de ce que j’ai lu au retour de ces trois jours de vie en communauté dans le monde réel…

Tout le monde était ravi, heureux, enjoué, reconnaissant, golf superbe, temps magnifique, partenaires charmants, plein d’humour…etc.
Mais bien sur…
On a joué sur un parcours de chèvres, les greens avaient été carottés trop peu de temps avant, y’a des arbres partout qui perdent leurs feuilles pile poil sur les balles…etc.

Mais non, ils sont tous heureux…
Et je dois vous l’avouer honteusement…

Moi aussi…

Oui c’est terrible mais c’est comme ça.

Deux jours merveilleux sous les derniers rayons d’automne avec des gens adorables, des éclats de rire même parfois...
Avouez que pour un Open de la Malfaisance, ça la fout mal quand même…

Bisounours/Malfaisance : 1up

Bon allez on se reprend !
Donc dimanche matin, 8h30, practice de Marivaux, échauffement et entrainement car il y a une compétition dont personne ne connait la formule à l’heure actuelle.

Oui les trois organisateurs sont de perfides personnages.
Enfin j’espère…
30mn avant le départ officiel, tirage au (mauvais) sort des équipes, ce sera un 4BMB en brut et en équipe de deux.

Bisounours/Malfaisance : AS

Sur un forum, tout le monde en profite pour se cacher derrière un pseudo, un alias. Quitte à être virtuel, autant en profiter jusqu’au bout…
J’ai choisi un pseudo qui me poursuit depuis des années, Idiot Du Village…
Oui je sais, c’est pas bien de se dévaloriser mais ce pseudo m’est venu suite à la lecture d’une pensée pleine de bon sens :
« Heureux celui qui sait rire de lui-même car il n’a pas fini de s’amuser… »
Et toc !

Donc les pseudos sont tirés par une main de repris de justice parce qu’on en a trouvé aucune d’innocente et me voila avec… « Le Fou »…

Ça commence bien, je le connais très bien, j’étais venu le voir dans ses Alpages il y a quelques temps mais à l’époque il se cachait sous le pseudo du « Dr House ».
Oui, en plus, certains en profitent pour changer de pseudo en changeant de forum, on ne s’y retrouve plus…
Le tirage au sort terminé, tout le monde est heureux, le hasard semble avoir bien fait les choses.

Bisounours/Malfaisance : 1up

Un Open se doit d’avoir quelques règles et un dress-code : Halloween étant plutôt proche, ce sera tout le monde en noir, voir même maquillé pour l’occasion.

Bisounours/Malfaisance : AS







Serré le début !
On retourne s’échauffer un peu puis vient l’heure du départ, toute la troupe se rassemble au tee n°1 pour encour..déstabiliser les joueurs qui partent avant, certains essayent même de les faire boire…

Bisounours/Malfaisance : 1D

Ouf !

Départ par paquets de deux équipes, une petite photo traditionnelle et en avant !






La suite très vite !
Hé hé hé…

samedi 30 octobre 2010

UNE PROMENADE DE 100 TEES…


Pour certaines personnes, « monter à la capitale » signifie  qu’il faut absolument aller visiter la Tour Eiffel.

Si, j’y ai déjà eu droit...Plusieurs fois même…

Heureusement, Mister « VerySlow » (je préfère ne pas donner sa véritable identité, dans certains forums, son savoir fait de lui un vrai super héro) devait, soit déjà connaître le gros morceau d’acier, soit s’en fichait comme de sa première balle de practice.
Alors, quand il m’a proposé de lui faire connaître un des monuments parisiens, l’Albatros, j’ai bien entendu sauté de joie.
Oui c’est un monument ! Unique même !
Allez faire un drive au Louvre, vous verrez si j’ai pas raison…

Le jour est choisi depuis quelques temps déjà, seule angoisse, la météo, mais ce matin, nous avons de la chance.
Il n’a pas gelé cette nuit, le vent n’est pas méchant et le parcours est beau.

Il est à peine 10h et notre départ est à 11h30.
Oui nous aimons tous deux arriver à la dernière minute…

Petite visite touristique pour commencer,  practice oiselet, le grand putting green, le café au club house, le practice herbe, le petit jeu, le putting et hop il est l’heure !
Il n’y que nous dans le départ de 11h30, un groupe de 4 devant.
C’est « First time visit » aujourd’hui (y’a pas à dire l’anglais ça fait classe quand même) donc on n’est pas pressé.

Et soyons honnête, il y a pire dans la vie que d’attendre 5mn entre deux départs sur un golf…

Et voila, ça y est, dans quelques secondes Jean-Marc va jouer son premier coup sur l’Albatros, ce sera le driver, vent de face et il connait bien ses distances.

En général, dans ce genre de première fois, on est plutôt fébrile, nerveux, bref on cafouille et rares sont celles et ceux qui sont capables de vous dire :
« Ah non moi la première ça a été génial, le coup est parti tout seul ! »

Hein ?

Oui je parle toujours de golf pourquoi ?

Bref…
Respect de l’étiquette jusqu’au bout, à moi l’honneur.
Histoire de régler immédiatement l’angoisse de la « DZ », non pas la dropping, l’autre, je fais un superbe top au bois3 et je laisse la place à mon ami et à son driver.
Et ils s’en sortent plutôt bien, balle dans un léger rough à droite mais suffisamment loin pour avoir une possibilité d’attaquer le green sans risque.

Pour moi ça va être « quand on aime on ne compte pas » aujourd’hui alors j’en profite pour faire des tests.
Driver au départ du 1 aussi, on va taper cool et sans forcer.
215m pour l’eau, vent de face mais pas méchant, voyons ce que cela donne.
Un rebond et plouf !
Une Pro V1, une ! Je la récupère grâce à mon putter spécial ramassage, heureusement qu’on m’a donné 6 de ces balles il n’y a pas longtemps parce que je leur sens une tendance au suicide collectif par noyade les Pro V1 avec moi…

Information du jour, j’ai un carry au driver à plus de 210m vent de face, c’est toujours bon à savoir…

Mais revenons à Jean Marc (on met un trait d’union ou pas ?).
Coup de fer propre du rough, green en régulation, putt en montée et petit putt de retour, le PAR !!!!!!
Et voila, facile l’Albatros !
Y’a plus qu’à rentrer maintenant qu’il est scratch sur le mémorable parcours de l’Open de France, pas besoin de vérifier si c’est pareil sur les 17 autres.

Si quand même ?

Bon ok…

Histoire de faire la visite correctement, on ne prend pas en compte la position des départs du jour mais l’emplacement officiel du départ jaune.
Donc la petite esplanade pour le par3 du 2.
Bon coup, la balle dévie un peu, un peu trop, un peu…plouf !
En même temps un baptême sans eau c’est plus un baptême…
Un coup de « DZ », non l’autre et direction le 3.

Dans un souci pédagogique bien compréhensible de par ma responsabilité de guide consciencieux je montre à JM que l’on perd vite une balle en faisant un hook sur ce départ direction les bosquets de genêts.

Attentif, il fait un magnifique slice, plouf !
Drop, petit bois, replouf !
Il ne se démonte pas et finit le trou de fort belle manière, direction le 4.

Certains bunkers sur l’Albatros sont un peu grands il faut l’avouer.
Mais il est bon d’en visiter de temps en temps pour vérifier qu’on peut en sortir avec un hybride bois.
Chaque trou a donc son intérêt pédagogique, direction le 5.

Je reste dans ma stratégie agressive, départ au driver. Les deux arbres de droite sont  à plus de 200m mais ma balle se plante dans les hautes branches. Pas grave, aujourd’hui je m’amuse. Mister « Superlent » (non j’l’ai pas dit !) découvre les joies de ces greens bien faits et s’en sort très bien.

Fin du premier tiers avec le 6, avec la première d’une longue série de phases de patience au départ car la compétition devant nous ressemble plus à un passage de carte verte qu’à une assemblée de chevronnés golfeurs…
Mais bon, y’en a qui sont dans les bouchons sur le périph alors on ne va pas râler…

Retour au par sur le trou que l’on pourrait qualifier de plus simple du parcours.
Ah oui tiens c’est le 18 de handicap en plus.
Les choses sont bien faites finalement…

Allez ! On attaque le second niveau !
Level two, same player, new balls ! (ça fait vraiment classe non ?)

Le 7, El Dromaderos !
Comme pour le 3, je visite par la gauche et JM par la droite mais au final il fait un joli bogey sur ce trou qui a brisé plus d’un espoir…

Sur le 8, cela se passe bien aussi malgré un green manqué.

Au 9, un très bel enchainement pour un par très propre.
Oui bon, y’a une première balle qui a du arriver sur l’aigle à coté mais c’est pas bien grave moi je constate qu’ensuite le green au fer6 a été bien attaqué et le putting fut solide ensuite.
 
Pour le 10, on échange, c’est moi qui part à droite et lui qui noie sa balle mais le coup qui suivra le drop sera bien maîtrisé c’est ce qu’il faut retenir.

Pour le 11, green manqué de peu tout se passe bien ensuite.
À noter que l’attente est de plus en plus longue et même si on fait contre argent volé bon foie, il est parfois difficile de garder un bon rythme de jeu.

On finit le Level Two avec le 12 avec une approche du méchant rough à droite du green puis il est temps de passer aux choses sérieuses…

LEVEL THREE…
Ou, si vous avez résisté jusque là, tant pis pour vous…

Bonne mise en jeu sur le fairway, le second coup reste long mais faisable et JM le tente donc.
Et là, première zone type triangle des Bermudes du golf, la balle prend les arbres à droite puis se volatilise, on ne la retrouvera jamais…La vérité est ailleurs…

Il faut avouer que ça agace un peu.

Moi je perds une balle au départ, j’en noie deux ensuite, j’avais totalement zappé la malédiction du 13 qui me revient gentiment en pleine tronche.

Petite déconcentration à partir de là, qui se paiera pas trop cher sur le 14 mais voila t’y pas qu’arrive le 15…

Entre deux trous j’ai désormais le temps de raconter à mon invité toutes les péripéties positives qui me sont arrivées sur chaque trou, on conserve la bonne humeur mais pas forcément le swing. Il va y avoir concours de noyades…

Après une courte vérification dans la poche des balles du sac, il est temps de sortir les Inesis TD TOUR de leurs emballages avant d’aller sur le 16.
note pour la suite : le Pro V1 ne m'aime pas, ne plus en prendre...

 L’objectif sur ce trou lors d’une première fois c’est d’éviter la flotte comme au 2.
Enfin bon pas comme au 2 d’aujourd’hui mais bon.
Et bien c’est chose faite mais dans le bunker.
En ce qui me concerne, je pose ma tite baballe toute neuve sur le tee et hop, fer8 et bingo, droit vers le mât !
Et bingo bis pour le putt, birdie !
Bonne sortie de bunker pour JM, qui a par ailleurs toujours bien exécuté cet exercice chaque fois où s’il est trouvé.

Ça doit aider de jouer au bord de la mer quand même…

Allez en avant pour le minuscule par4 du 17 vent de face !
On reprend nos bonnes habitudes après le quart d’heure réglementaire du « j’te raconte l’histoire des anecdotes de ce trou en attendant que le groupe finisse d’arriver sur le green » avec un hook pour moi et un slice pour JM.
Mais la TD Tour a la gentillesse d’être retrouvable elle !

Bon, fatigue, attentes tout de même notoires pour ne pas dire notables, une fois prit le temps d’analyser le swing des joueurs devant, nous voici au départ tant attendu du 18 pour l’apothéose…

Jean Marc suit mes conseils, si tu es à plus de 140m de la berlinoise, (non c’est du bois qui entoure le green en île pas une grande blonde qui nous suivait depuis le début) tu joues « safe » le green en 3 coups.

Je suis à 147m exactement et je ne suis jamais mes conseils sinon je serai déjà « single digit », le vent est un peu favorable, fer6 et bingo sur le green en deux pour la troisième fois, un putt de plus de 10m bien raté mais je putt de retour est nickel, second birdie de la journée !

Jean Marc finit sur un bogey mais au sec sur ce trou, c’est l’essentiel !

Bon on y retourne quand ?
Et qui qui veut que je lui fasse faire visiter ce petit pitch and putt au printemps ? 

lundi 1 juin 2009

WEEK END DE PENTES ET DE COTES…

TROU 1
MINIFLY
GOLFARMER
ROUGHMAN
La galerie des portraits de gentlemen s’agrandit aujourd’hui.
Un Match Play depuis longtemps prévu va débuter ce matin au golf de Marivaux, parcours dont j’avais fait l’éloge il y a quelques temps déjà.
Scramble en équipe de deux.
Minifly et Golfarmer d’un coté, surnommés « les lascars », un duo détonnant habitué à jouer ensemble et jamais vaincu en MP contre Roughman plus votre serviteur, surnommés aujourd’hui « les caliméros », vous comprendrez pourquoi à la fin…
Index à l’avantage des lascars, 16 et 22 mais bon, cela doit faire quelques années qu’ils n’ont pas vérifié en compétition ce qu’ils valaient vraiment, on aurait déjà du se méfier…
Sur le forum, tradition oblige les deux équipes ont usé des divers stratagèmes psychologiques de déstabilisation pré-match, nous avions même été assez consciencieux pour cette première partie…
J’ai croisé Golfarmer deux fois, Roughman, on commence à se connaître un peu mais Minifly, que nenni.
C’est un personnage, un pur et dur, le regard malicieux et rieur, la répartie qui va bien, le bob bien vissé sur la tête, j’ai cru qu’il rentrait de safari mais non juste de Quimper, je ne connais pas mais il doit y avoir des animaux sauvages là bas, il à l’attitude du chasseur à l’affut… Bref, un bon compère qui, avec Golfarmer, font un vrai numéro de duettistes de haut vol.
On se décide sur la formule, ils ne discutent pas le choix, on aurait du, là aussi, se méfier…
J’ai un pêche d’enfer et un mental solide, deux seaux au practice et pas de déchet, excellent toucher de balle, je la sens bien cette partie.
Nous voici au départ du 1, les politesses de rigueur et honneur aux lascars.
Golfarmer et Minifly sont deux joueurs tendance draw, Golfarmer, avec son hybride, le démontre, sa balle part direct vers les arbres à droite dans ce dog leg droit en descente. Minifly va bien droit mais sans trop de puissance, Roughman envoie une mine en fade, c’est sa tendance naturelle (non j’ai pas dis slice, enfin pas encore…) qui prend bien le virage, je prends mon 20° relax et j’envois plus loin que mon partenaire.
Ça commence très bien, je viens de faire le même coup que sur le practice, confiance totale.
Arrivé sur ma balle, à une bonne centaine de mètres du green, j’en vois une autre pas loin, aucune autre sur le fairway, tout va bien, nos adversaires sont partis aux champignons…
Roughman vérifie mais non, ce n’est pas sa balle…
Bah, c’est à qui alors ???
À Golfarmer, il vient de traverser tranquillement 50m de forêt sans toucher une branche et en plus il a roulé…
Là, on aurait du vraiment se méfier…
Notre équipe rate totalement le deuxième coup, chacun slice à raz de terre et les lascars prennent le green avec une facilité et un toucher qui me dit qu’on aurait du se méfier quand même à un moment…
On se reprend pour être au green ensuite avec un coup de retard, chaque équipe a un putt de plus de 3m.
Je rate le mien, Roughman fait un putt d’école splendide et propre, le par pour nous, la pression pour eux.
Golfarmer rate aussi, Minifly envoie une balle timide qui accroche le bord du trou et entame un belle virgule et ressort, non, elle continue sa virgule et sort, non, elle fait le tour complet du trou et tombe dedans !
Birdie !
Quand je vous dis qu’on aurait du se méfier !
Roughman n’en revient pas, je me fais une raison, il y a 17 trous à jouer…
Le deux est le petit frère du 1 mais en montée ce coup ci.
Roughman nous refait le même drive nickel, je pars aux fraises comme Golfarmer et Minifly est sur le fairway mais très à gauche, deuxième coup 30m plus long que le notre.
Ils ne prennent pas le green, une approche en pente raide sera leur troisième coup. On n’en profite pas, personne sur le green avec ensuite pour nous, une approche moyenne. Golfarmer envoie son petit coup qui roule, dépasse le drapeau, monte une pente, freine, stoppe et recule de plus d’un mètre!…On rentre le putt, eux aussi, square…Zen…
Le suivant est un par 3 que personne ne touche, square dessus aussi…Toujours zen…
Le 4 est un par5. Les par5 de Marivaux sont tous impressionnants, gros devers, gros virages, il peut s'en passer des choses sur ce genre de trou.
Gros ratage collectif sur le départ sauf Minifly qui part direct dans la forêt mais ce coup ci prend un tronc qui le ramène direct sur le fairway…
Bon ces deux là sont copains avec les écureuils c’est devenu une certitude…
Heureusement, nous allons assurer la suite et prendre le trou pour revenir all square.
Mon jeu est très mauvais depuis le début de la partie, j’espère que ça va changer car leur chance plus mon mauvais jeu, même si Roughman assure pour le moment, c’est long un parcours en MP…
Le 5 est un vilain par4 avec un mur devant, que l’on ne passe pas, les lascars assurent en douceur, l’air de rien…Un down à nouveau…
Mon swing revient sur le 6 mais pas longtemps, deux down…sur le 7 c’est le même cinéma, trois down…on commence à se demander si on va réussir à revenir…
Mon jeu ne revient pas, Roughman a mis en route la machine à slice et les compères sont très précis sur les 120 derniers mètres et toujours aidés par un rebond favorable au départ…
C’est même fascinant à voir ces rebonds, ces arbres qui renvoient les balles, j’en viens à m’étonner quand un de leur coup ne revient pas !
Au 9, par4, la meilleure balle de chaque équipe est dans le bunker de fairway à 120m du green.
Je prends un fer8 qui sautille mollement hors du trou, Roughman entre dans le bunker avec…son bois6 ?!?
La suite est prévisible, une fusée qui fait deux mètres pour heurter la lèvre et partir à 90° à droite…
Elle serait passée je pense qu’on criait tous « balle » en chœur !
Je commence à m’inquiéter des choix de mon partenaire, pas bon pour le mental ça…
Heureusement j’enquille une belle approche et je rentre le putt, on reste à 3 down.
Au 10, déclic ! Départs ratés des compères, Roughman assagi, assure sa mise en jeu, je peux me lâcher sur le driver et j’envois un très bon coup. Les lascars se sont dropés, ils ne regagneront pas le coup de retard, ouf ! 2 down.
Et 1 down au 11 ! Super remontés grâce à un putt solide sur ce par3 !
Mais au 12, manque de concentration, de stratégie, ils repartent devant…
Arrive le 13…
13…on aurait du se méfier oui je sais…
Gros par5 impressionnant en dog leg droit, green souvent encore invisible au deuxième coup.
Bon départ de Roughman, les lascars aussi, le deuxième coup nous amène à gauche et bien placés, les lascars à droite, pas bon.
Golfarmer rate, Minifly rate et part dans les arbres, on entend le bruit des feuilles…
J’envois un beau coup de fer6 en troisième et Roughman assure un beau coup qui arrive sur le green, on va putter pour le birdie. Arrivés au green, une balle est devant le green à 40 petits mètres du drapeau, celle de Minifly, merci les écureuils…
À eux d’ouvrir, Golfarmer dépasse et ce coup ci sa balle ne redescend pas.
Minifly envois une belle balle qui tombe bien, rebondit peu, roule doucement, doucement, douuuuucement dans le trou !!! Birdie !!!
Une approche splendide !
De la réussite de temps en temps, du talent souvent à moins de 120m, 3 down au départ du 14, notre putt n’est pas rentré au 13…Moins zen, beaucoup moins…
Tellement pas zen qu’au départ du 14, Roughman part en forêt, je n’ai pas de recul et je ne sécurise pas en envoyant un driver au lieu d’un hybride…On va jouer une balle provisoire…En scramble…Du jamais vu pour moi…
Ce qui devait arriver arriva…Dormie au départ du 15…on va le gagner mais parce que les compères ne rentrent pas un putt de 2m…
Le 16 est un par5. J’assure un très beau drive. Au moment du deuxième coup, il y a deux zozos dans ma zone de vision qui ont slicé et sont sur notre fairway, j’ai le bois 3 en main pour tenter le green et garder l’avantage, ils trépignent, je m’agace, le coup foire…
Plus zen du tout…
Rien à faire, on sera square au final…victoire des compères 3&2, jamais ils n’ont été inquiétés, jamais nous avons réussi à prendre l’ascendant sans prendre un coup de massue très vite…
Point positif, on peut se détendre et se faire les deux derniers trous relax.
C’est un par3 de 138m au drapeau avec une descente énorme, sous clubbage obligatoire !
Je rate, je m’y suis fait…les compères sont courts 7/8m devant le green. Roughman part dans les arbres et sa balle revient !
Ah bah zut alors, c’est maintenant la chance, juste trop tard…
Roughman se prépare au deuxième coup et juste avant demande à la cantonade et à nous aussi : « ça ne vous dérange pas si je la rentre ? » sur le ton rieur du gars détendu qui sait qu’à un moment il faut bien en rire…
Il tape, top léger, la balle arrive un peu vite, ralenti, frappe le mât et hop dans le trou !!!
Énorme !
Annoncé et rentré !
Les félicitations sont de rigueur, cette partie est rocambolesque et mémorable, même pour perdre il fallait en être !
Minifly, se place à l’adresse, mine de rien, il faut finir.
Il tape, pas de top, la balle arrive, ralenti, frappe le mât et HOP DANS LE TROU AUSSI !!!!
Là, c’est génuflexions respectueuses, ce coup là juste après un coup identique rentré, le coup de wedge à birdie du 13…Minifly est sacré meilleur joueur de petit jeu du jour sans aucune contestation !
Le 18, sera discret, nous avons tous épuisé notre stock émotionnel…
On a besoin de se retrouver autours d’un verre désormais pour trinquer au plaisir d’avoir été de cette partie où chacun à gagné en souvenir mais où les lascars ont gagné haut la main et conservé le titre d’équipe invaincue !
Chapeau encore les amis et vive les revanches !