C’est au milieu d’une foule en délire amassée autours du tee n°1 du superbe golf de Saint Germain lès Corbeil que le match tant attendu entre le sieur Primien et votre serviteur a démarré à 13h06 exactement sous un soleil franc au milieu d’une brise douce et légère…
Hum !
Pas un chat, ni même un rat, un serveur abandonné au clubhouse pour de basses raisons administratives de CDI, une demoiselle charmante isolée à l’accueil au sous sol attendant désespérée le golfeur imperméable qu’une société de génie génétique secrète grassement payée par la PGA promettait en vain aux pays pluvieux.
Une scène inversée de Roméo et Juliette se déroulait donc sous nos yeux ébahis pendant que le ciel déroulait quand à lui sa symphonie inachevée intitulée :
« On a quand même un chaud mois de novembre cette année »
Mais la météo se décida clémente dans la demie heure précédant le match au sommet et je parti plein d’espoir au practice, rejoint dans la foulée par Primien, golfeur rustique habitué à jouer sous tous les temps, grêle voire pire, le soleil…
Les quelques balles au practice ont été pour moi une source d’information capitale, swing en reconstruction, quinze jours sans toucher un club, ça va bricoler sévère sur le parcours…
Mais, malgré l’énorme évènement médiatique, les barrières mises autours du parcours pour que nous ne soyons pas dérangés par des spectateurs passionnés mais néanmoins aplatisseurs de bunker (ça s’est déjà vu…), malgré cela, zéro pression, je suis heureux de retrouver d’une part, un ami, doué et pédagogue de surcroît, et mes clubs d’autre part, pour le jeu, on verra au fur et à mesure
Vérifions d’abord l’adage qui dit qu’une mauvaise journée de golf vaut mieux qu’une bonne journée au boulot
Donc, les tenues de pluies sont prêtes à sortir du sac, la pluie arachnéenne et la chaleur lourde que l’on ressent ici à chaque début de mousson, nous poussant pour le moment à rester prudent quand au multicouche textilien…
Nous voici au tee n°1, départ blanc, telles les tisseuses du Lavandou, prêts à en découdre.
Départ blanc, une première ici pour moi, on va voir si certaines différences apparaissent, pas sur, quoique…
J’ai 6 coups rendus, au 3, 4 et 6 puis au 15, 16 et 17.
L’objectif est simple face au tueur d’index 4, tenir jusqu’au 15 et croiser les doigts ensuite.
Fort de cette stratégie perfide et sans faille, je lui concède de façon parfaitement volontaire et calculée le trou n°1 en réussissant un fade superbe du bunker de droite vers l’obstacle d’eau du green en évitant les sapins face à moi.
J’ai une pensée émue pour mon partenaire adversaire, persuadé de sa suprématie à cet instant du jeu, mon piège terrible se met en place, tel le joueur de poker d’expérience, je lance un gros bluff qui tombe à l’eau, j’attends tranquillement le moment de jouer une bonne main pour récupérer le tapis tout entier…
Mais le bougre se lance aussi dans un bluff au trou n°2 en me faisant le coup du hook dans les arbres et de la balle provisoire qui fait pareil, je reste méfiant et j’envois un drive tout droit qui reste en haut de la piste face au green. On retrouve ses deux balles, je souris narquois, le bluff n’a pas marché, je peux envoyer ma balle au bord du bunker de fairway à 50m pour faire tranquillement par la suite une topette du bord de bunker de green, 2 up pour Primien, j’exulte, ma stratégie parfaite reste invisible…
Nous voici au départ du 3, un coup rendu il va falloir la jouer fine.
Primien tente une nouvelle technique, il simule un léger slice, je ne rentre pas dans la ruse, je fais de même. J’en rajoute un autre ensuite vers le petit lac sous les arbres mais il me suit, on sent l’expérience. Il touche une carte miraculeuse ensuite faite de branches et de rebonds pour se coller à 5m du green, je décide de faire un gros top qui ricoche sur l’eau histoire de lui faire comprendre que la chance, c’est pour tout le monde.
Le match prend une tournure mentale très forte, les spectateurs époustouflés par tant de tension restent cachés, on n’en voit pas un seul mais on les sent très présents, notre instinct ne peut nous tromper à ce point…
J’use discrètement de la technique dite de la ficelle lubrique pour rentrer un putt de plus de 6m, je regagne un point, 1up.
Idem au 4, bois3 tout droit, Primien suit la mise sans relancer, il ruse vers les arbres de droite, je relance par-dessus au fer9, je ne suis pas dupe, je sais ses talents en recovery, je préfère rester sur le fairway…
Il prend le green, je tope à nouveau mais ce n’est que pour donner l’apparence d’un manque d’expérience imaginaire, pré green derrière le mât, le coup rendu m’aide, all square.
Je reste prudent, ne voulant pas dévoiler mon jeu trop vite, un push top slice au 5 discrètement orchestré avec un « poker face » parfait de dépit simulé redonne l’avantage, malheureusement, le coup rendu du 6 accompagné d’un accès de gentlemanisme pervers du rustique partenaire nous replace à égalité.
Nous arrivons au 7, rien n’est fait.
Comme prévu.
J’exulte encore.
Mission désormais, aller gentiment au 15 et porter le coup fatal.
Afin de nous conserver une certaine tranquillité sur le parcours, la pluie revient en force, autant de gouttes qu’au départ mais plus grosses et plus froides.
Malgré cela nous voyons des joueurs au départ du 2, je m’empresse de leur envoyer une balle haute, je les rate de peu, ma balle rebondit sur les rondins et va sur la route, je rejoue et plante le green à 200m afin d’envoyer un message clair et inquiétant à la fois :
« I’ll be back »
Traduisez, même des back tees tu m’auras pas mon gars…
Mais le bougre décide tout de même d’envoyer son second coup du bunker vers les arbres derrière pour semer le doute, puis perdant toute méfiance, dévoile son vrai visage en plantant le mât avec un lob shot parfait, Primien est démasqué, le voila obligé désormais de sortir son vrai jeu en reprenant l’avantage.
Avantage augmenté au 8 puis au 9, 3up, encore une fois, le pauvre bougre ne se méfie pas, convaincu par la certitude d’une victoire rapide et tranchée.
Je fais mes calculs au départ du 10, Primien fait de même.
Il nous reste 2 gants secs, les calculs sont exacts, il est temps de se mettre à l’abri, l’eau ayant commencé à attaquer l’os…
Le temps d’un café et de quelques interviews aux chaines internationales comme « Tibet golf » très présente sur le parcours ainsi que notre sponsor « Tahiti Douche, fraicheur nacrée des Appalaches équitables du Pérou sans conservateur » et nous repartons sous la pluie diaphane (au moins ça oui…) vers le par3 du 10 pour égaliser sur le trou, toujours 3up, le piège fonctionne à merveille…
Au 11, je réussis toujours à masquer mes véritables intentions en me collant à 20m devant le green en deux coups et en laissant croire à mon adversaire que jeune et impétueux comme je suis mon manque d’expérience me pousse à l’impatience dans la routine pour céder à la faute pour ne pas dire la topette d’approche finale quand tout le boulot a été fait auparavant, je feints la reconnaissance humble du jeune padawan face aux sages conseils du Jedï, nous partons vers le 13, toujours 3up, intérieurement je goutte par avance l’effet de surprise quand mon attaque dévastatrice le laissera pantois, silencieux et abattu.
La riposte de Primien ne me surprend absolument pas quand son hook l’envoie dans les arbres à la limite des maisons, je réponds immédiatement par un hors limite à droite puis un top écrasé en second départ, mon attaque n’est pas pour tout de suite…
Je veille au grain, Primien, une nouvelle fois se trahit et montre tout son talent dans un nouveau recovery, j’ai bien fait de rester discret quand à mes vraies qualités de jeu…
Le 13…
Primien perd toute méfiance et montre sa main dès le flop, oui le tee c’est pareil, et annonce un plantage de mât au bois5 sur ce par3 de 161m alors qu’on a tout les deux, depuis le départ, les mêmes distances de club et que j’ai dans la mimine trempée, le fer5.
Il plante en effet comme annoncé à hauteur du drapeau, légèrement à droite.
Il explique par la suite avec moult détails pédagogiques la raison de son choix, je lui ai donc laissé la victoire sur le trou, je l’accompagne donc vers l’inéluctable…
Nous voici au 14, 5up pour Primien, Dormie donc.
Le moment précis pour réveiller le monstre qui est en moi sur ce court par4.
Primien a suivi chaque relance puis a abattu le full avec un birdie sans anicroche.
Deux coups de fers et un putt.
Victoire 6 et 4.
Le piège est en place, il est temps d’attaquer.
Euh oui j’attaque à la revanche.
Sur ce match là ?
Ah non, non, pas du tout !
Non, non.
Plus dure sera la chute….
J’en profite par ailleurs pour lui montrer mes vraies capacités golfiques sur les 4 derniers trous pour qu’il comprenne bien que j’ai mené la partie de bout en bout et que sur mes terres, la revanche sera une véritable punition !
Trêve de plaisanteries.
Primien gagne haut la main, quand bien même mon jeu eu été meilleur, je pense qu’il aurait de tout façon remporté cette victoire sans grande difficulté.
Mais moi aussi j’ai gagné.
Non, je ne suis pas un ex sélectionneur de foot…
J’ai gagné en maturité.
Beaucoup de fautes de jeu, techniques, stratégiques mais aucun énervement.
Beaucoup de mauvais swings mais un grand plaisir de jeu.
Attention !
Point de méprise !
Je ne suis pas sur la voie de la résignation vis-à-vis de mon objectif « Grand prix ».
Je prends simplement la mesure de ce qu’il me reste à accomplir pour y arriver.
On ne progresse que par l’analyse constructive de ses erreurs, que par la prise de conscience de ce que l’on ignore et aussi voir surtout par le vrai plaisir que l’on prend tout au long de ce chemin complexe qui consiste pour mon cas à apprendre à jouer avec moi plutôt que contre…
Donc la revanche me fera le plus grand bien.
Parce que la défaite reste plus sure que la victoire.
Mais la vraie victoire pour moi sera de réussir à vivre pleinement une nouvelle belle journée de golf entre amis…
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mardi 17 août 2010
lundi 26 avril 2010
PLOUF!... DANS LA CORBEILLE…
Ben, dans sa grande bonté, a fait en sorte que je puisse dormir un peu ce samedi matin.
Debout à 7h15.
Deux heures de plus que la veille, on ne va pas faire la fine bouche, c’est carrément Byzance
Au programme de ce troisième parcours en deux jours, le premier trophée IPAG de Saint Germain lès Corbeil.
Compétition en scramble à deux sur ce parcours très technique qui ne rend rien, même pas la politesse…
Ben est 10 et moi 15, j’arrondis, on a 6 coups rendus, vous voyez bien qu’il n’est pas gentil ce parcours…
Mais ce n’est pas grave, je suis en mode bouddhiste ce matin.
Objectif avoué, le plaisir de jouer, conséquence visée, le par.
Ben connait ce parcours par cœur, je l’ai déjà joué plusieurs fois avec la même pensée à chaque fois :
Mais comment on fait pour faire une performance là-dessus ???
Par 70 par l’existence de 6 par3 au lieu des 4 classiques, ce qui a pour conséquence un parcours à mon avis largement « sous slopé ».
Ben va gérer les choix stratégiques, je n’ai comme seule obligation que de jouer détendu.
En fait, je le suis totalement ce matin, repus de golf après le marathon de Courson de la veille, pas de courbature au réveil grâce à une douche brûlante et quelques étirements.
Je suis sur place plus d’une heure avant, j’ai le temps de me régler tranquillement au practice.
Carrément zen…
Je fais la connaissance du groupe des polos bleus, Ze IPAG’s Team, les organisateurs de cette première que Ben a chapeauté.
Ça sent la joyeuse bande, décidément personne n’est stressé aujourd’hui…
Départ 11h50, j’ai le meilleur guide stratégique avec moi.
On partage la partie avec un duo mixte, l’ambiance sera excellente en leur compagnie.
Soleil d’avril bien chaud déjà.
Encore une journée qui va être gâchée par le gazouillis des oiseaux je le sens…
Inutile de raconter les trop mauvais coups non retenus, vous allez voir, ça va très vite dans ces cas là…
Vous êtes prêts ?
En avant pour le déroulé !
TROU1 PAR4 265m
Dog leg gauche court en descente, de l’eau devant le green pour les intrépides.
Fer6 de Ben, mon PW est retenu, nos deux balles sont sur le green, second putt donné mais joué bien entendu car c’est une compétition. PAR
TROU2 PAR4 325m
Dog leg droit bien prononcé en descente, bunkers devant le green.
Ben a une stratégie claire, il place et j’attaque. Fer4 plein fairway pour lui, j’ai la consigne d’attaquer au drive en fade pour aller au plus près en coupant.
Pour moi le fade c’est un slice qui reste sur le fairway et un slice je sais faire alors je m’exécute en accélérant un peu dans la descente du swing ce qui a pour conséquence d’attaquer la balle avec une tête de club légèrement ouverte. Ça fonctionne mais c’est trop long…
Tiens c’est nouveau ça…
On joue sur le fer4 de Ben, mon fer9 prend le green au centre, le putt frôle mais ne tombe pas, PAR.
TROU3 PAR5 435m
Double dog leg gauche droite étroit et en descente sur le second coup.
Mon 20°, son fer7, mon fer9 et deux putts, PAR.
Facile le golf…
TROU4 PAR5 405m
Par5 court mais encore une belle chicane à négocier et de l’eau dans les 100 derniers mètres.
Mon 20°, mon Fer9, son 52°, nos deux putts avec une petite frayeur sur le putt de retour car on a un peu attaqué le premier vu qu’on était sur le plateau du bas…PAR
À partir du moment où on réussit à oublier immédiatement le mauvais coup et qu’on s’approprie l’énergie positive du coup réussi, le scramble c’est comme une promenade qui a pour but de montrer la stratégie pour bien gérer un parcours.
Alors on déroule et on vide nos bouteilles de flotte parce que ça chauffe bien quand même.
TROU5 PAR3 140m
Mon fer9 dans le bunker de green à gauche est mieux placé, mon 60° mais deux putts. BOGEY
Même pas mal…
TROU6 PAR5 500m
Toujours la stratégie sage de Ben, je démarre pour cette fois et il avise en fonction. Mon drive est ok, il tente passage en force mais ça ne passe pas, pas grave. Le green est encore très loin sur ce trou en dog leg droit effilé. Idem, il me laisse décider l’attaque ou le placement vu que je joue en premier. Relâché car jouer avant Ben c’est comme imaginer que l’on a un Mulligan, je me lâche donc avec mon 20° qui va gentiment survoler le fairway pour laisser une balle à 75m du mât légèrement fond de green.
C’est dingue ce constat renouvelé si perturbant à comprendre au golf.
« Plus t’es relax, plus tu es puissant »
Ben se lâche à son tour avec le driver sur le fairway, si, si.
Et ça passe bien en plus !
Mais le kick n’est pas favorable, on jouera sur mon 20°, Ben plante le drapeau au wedge, je lui laisse le plaisir du putt. BIRDIE !
TROU7 PAR3 175m au mât
Fer4 excellent de Ben avec léger vent contre, on rate le birdie de très peu. PAR
TROU8 PAR3 138m au mât
Mon Fer9 est à hauteur mais à la plage, le fer de Ben un peu devant le green, on le prendra et on s’amuse alors je sors Ouaki en approche, putt donné ensuite et joué bien sur. PAR.
TROU9 PAR4 277m
Dog leg très prononcé à gauche et en montée, de l’eau devant, faut pas déconner non plus…
Ben sécurise au Fer3, j’attaque mais ça ne passe pas, mon 55° prend le green, le wedge de Ben est parfait mais 10cm trop court et la balle dévale dans l’eau, pas grave, deux putts et PAR.
La mission première que Ben s’était fixé est remplie, rester dans la par à l’aller réputé plus dangereux que le retour.
TROU10 PAR3 135m au mât
Les copains de l’IPAG sont là, caméra en main, Ben est zen avec ça mais sa balle est trop appuyée. Allez savoir pourquoi mon narcissisme ambiant ne s’accommode pas des caméras mais j’embarque totalement à gauche, Ben refera une provisoire au cas où mais on retrouvera sa première balle. Le green est très en pente, nos deux approches lobées prennent mais restent éloignées, deux putts, BOGEY.
Toujours même pas mal.
TROU11 PAR5 420m
Je débute et Ben attaque ensuite si tout se passe bien et tout s’est bien passé, on reste sur mon drive. Ben envoie un beau Fer4 vent contre et tombe 2 ou 3m devant le green, drapeau pas très loin sur le plateau du bas, mon coup de 20° part aussi bien que sur le second coup du 6 mais ma balle bien que sur le green est sur le plateau du haut, le putt est très risqué, on revient sur la balle de Ben. Ouaki est mon ami, je retente le hold-up du 8, ça marche, putt donné et joué. BIRDIE ! Retour dans le par.
TROU12 PAR4 272m
Dog leg court à droite avec de l’eau sur la droite du green, les audacieux sont toujours avertis ici…
Ben assure au fer4 et se place relax à 70m du mât, j’attaque un bois3 mais ça foire totalement.
Tiens les cameramen sont de retour…
Après coup je me demande si je n’aurais pas du carrément y aller au driver.
Mais c’est si facile de refaire le monde quand le monde est déjà fait…
Topette de Ben ensuite qui dépasse le green et se planque dans les fourrés, bonne grosse gratte avec mon 60° qui « plouffe » lamentablement.
Je suis sur que c’était un des coups les plus faciles de la journée en plus…
On droppe, approche de Ben en haut du green et moi je « replouffe » encore plus lamentablement.
Décidément j’ai un problème avec les documentaires en live moi…
Ou alors j’ai un souci avec Pif, on va en causer…
Bref, deux putts au final. DOUBLE BOGEY…
Il est resté longtemps en travers de la gorge celui là…
Mais on se reprend, soleil, bonne ambiance et tout et tout, on garde le sourire.
TROU13 PAR3 175m au mât
Encore le beau coup de fer de Ben qui fait la virgule sur ce putt en descente et en dévers à droite, l’exploit aurait été de toute beauté ! PAR
TROU14 PAR4 290m
Zéro difficulté, je ne suis pas encore bien revenu en concentration, mon drive part en forêt, le Fer4 de Ben est nickel mais allez savoir, la balle oblique à droite en toute fin de course et nous oblige à un recovery en second coup. J’assure et Ben tente une attaque en slice volontaire mais la balle fuse vers les arbres après le green, on revient sur la mienne et on rate tous les deux une approche déjà réussie 100 fois.
C’est ça le golf…
Approche de Ben, putt encore en descente et en dévers mais Ben ne se fait pas avoir deux fois et plante le trou avec un aplomb rassurant. BOGEY.
Ça aurait pu être bien pire.
Légère déception en allant au trou suivant, son slice était jouable au final, on aurait peut être du vérifier.
On est à +3, il reste 4 trous, en avant pour la chasse aux birdies !
TROU15 PAR4 360m
Le HCP1 pour une bonne raison, un joli petit lac à partir de 235m, pile poil là où il faut pour ne pas sortir le driver et obliger un second coup long et risqué.
Mon 20° en sécurité, Ben tente une attaque sur la droite, on revient sur ma balle. Mon fer 8 est sur le green mais en bas, Ben place bien son fer7 sur le haut, deux putts. PAR.
On y retourne.
TROU16 PAR3 157m au mât
Pour moi, le trou le plus impressionnant et le plus beau. Un par3 en descente totalement ouvert avec vue imprenable sur la forêt et de jolis bunkers devant un green allongé en double plateau.
Ben assure le green, balle juste en bas de la pente du plateau, mât en haut, son attaque est courte la mienne trop appuyée, on finit sur trois putts avec la seconde virgule du jour. BOGEY.
Pas vraiment la chasse au birdie souhaitée mais on est totalement dans le plaisir de jeu malgré ce petit passage à vide du 10 au 14 qui coûte cher (+4) pour la carte mais n’a rien entamé au final à la bonne humeur ambiante.
TROU17 PAR4 345m
Très beau dog leg en montée et à droite avec une ligne d’arbustes qui coupe le fairway en deux dans sa longueur. Green en double plateau comme souvent.
Mon drive placé, Ben joue l’attaque pour essayer de raccourcir le second coup mais ça ne marche pas. Ben se venge avec un beau wedge pieds en haut et se place à 3m du mât.
Le putt est encore bien perfide mais Ben est totalement en confiance et attaque franchement. BIRDIE !
TROU18 PAR4 288m
Petit dog leg droite en légère montée au départ. Ben assure son fer4 fétiche j’attaque le drive, ça passe avec un peu de réussite, on est à 60m à peine.
Le putt n’est encore pas loin, PAR.
+3 donc au final, ce ne sera pas assez pour la remise des prix mais ce sera bien assez pour un vrai plaisir de jouer au golf au soleil sur un parcours difficile et technique.
En synthèse nous avons chacun participé à la réussite du score et nous avons bien réussi à passer au dessus de nos petits ratages.
Je crois même après réflexion que c’est le premier parcours que je fais avec la même joie de jouer du début à la fin.
Pour tous ces petits détails qui ont fait cette belle journée de golf, merci Ben !
Et si tu as besoin d’un partenaire une prochaine fois, ce sera avec plaisir !
dimanche 24 mai 2009
CANICULE...
Saint Germain Lès Corbeil, le retour de la vengeance !
Ça pourrait faire le titre d’une bonne série Z non ?
Compétition ce dimanche, Ben, un ami, oui je sais, on se fait plein d’amis au golf, c’est un des gros avantages de ce sport. Ben, donc, m’en avait parlé et c’était donc l’occasion de se voir, une bonne raison d’aller faire ce challenge qui consiste à ne pas me faire ridiculiser par ce parcours qui a déjà réussi deux fois de suite à exploser ma carte…
Là, je suis en phase de devenir un bouddhiste du golf, enfin j’y travaille, l’endroit est donc parfait pour tester mes nerfs…
J’ai préparé une stratégie de parcours détaillée, j’ai fait une carte de score personnelle avec plein de données dedans, je suis au practice deux heures avant car j’ai un départ à midi, j’ai donc le temps de bien me préparer.
Putting, approche, fer, drive, toute la panoplie y passe mais sans excès, je ne ferais que trois seaux en deux heures. Entre temps Ben qui a son départ à 11h arrive, je regarde son entrainement, on discute un peu et vient l’heure pour lui d’aller faire sa partie.
Saint Germain lès Corbeil n’est pas un parcours simple. Slope 132, SSJ 67.1 mais par70 donc le parcours ne rend pas de coup…Dur…
Dur car 6 par3 dont 4 à plus de 155m, 8 par4 avec quelques uns bien vicieux et 4 par5 avec de bons pièges.
On peut vite griller sa carte…
Arrive midi, il fait très beau et il commence même à faire chaud, un peu beaucoup même.
J’ai un polo qui fait panneau solaire et un pantalon noir, excellent choix, je transpire déjà…
J’ai deux bouteilles d’eau, mes abricots, quatre barres sucrées, une serviette déjà humide et quatre gants, ça peut servir…
Je fais la connaissance des deux personnes qui vont m’accompagner, Alain, un grand gaillard souriant et un junior un peu timide dont je tairais le nom.
Avec Alain, le courant passe très vite, la partie sera sous le signe de la bonne humeur et c’est tant mieux car il ne fait plus chaud là, ça cogne carrément.
Le parcours va durer presque 5h car devant nous, un groupe uniquement féminin, genre les « desperates housewives » mais 10 ans après le dernier épisode, se promène en poussant la baballe…
Avec Alain, on décide d’en rire, le but n’étant que d’attendre à l’ombre pendant qu’elles disparaissent de la portée de nos coups…
Je sortirai une carte à peine passable en collant la zone tampon mais pour le coup après 5 passées sous un soleil d’aout en plein mois de mai (en remontant dans la voiture à 18h la température indiquait encore 32°C si vous voyez ce que je veux dire), je ne suis pas mécontent…
Il y a eu quelques très beaux coups et aussi quelques ratages dignes de passer à vidéo gag car jouer avec de la sueur entre la main et le gant, le gant et le grip et des gouttes qui ruissellent du nez, comment vous dire, ce n’est pas évident quoi !
Enfin, tout de même 3 pars, 5 bogey, 7 doubles et 3 triples…
Bon, 37 putts, ça ce n’est pas bien c’est 5 de plus que ma moyenne.
7 fairways touchés, ce n’est pas si mal, 4 greens en régulation et 3 en régulation+1.
Des stats pas trop mauvaises au final mais souvent, même si il y a eu au moins un ou deux bons coups par trou, il y a eu de très étranges !
Sur le 17 par exemple, un par4 assez coton, mon drive dépasse le piquet des 135m, je regarde au télémètre, il me reste 145m au drapeau, bon…
Je ne prends pas de risque, fer7 pour arriver entrée de green mais avec le ruissellement des mains, le club ne se referme pas et zou j’ai réussi à jouer à 90° à droite !
Point positif de ces multiples ratages, j’ai eu le loisir de m’entrainer aux sorties de bunker et dans ce domaine je suis très satisfait.
Quand mes coups passaient mes distances se sont confirmées avec le fer5 toujours à 160m donc pas d’inquiétude.
Sur le 2, par 4 j’ai joué driver qui a très bien coupé le dog leg suivi de 56°, bon 3 putts ensuite mais pas grave car on a commencé à bien rigoler à partir de là quand j’ai fait remarqué à Alain que l’avantage de suer comme ça permettait de vérifier que j’avais bien les yeux au dessus de la balles en me guidant avec les gouttes comme fil à plomb !
Sur le 4, par 5 vicieux avec green sur l’île j’ai fait un sans faute, 20° tout droit dans le coin du dog leg, un PW de placement, un coup de 56° sur le green, deux putts et hop !
Par contre le putting en général, pas bon. Sans chercher d’excuse, putter sous un cagnard pareil avec les mains trempées, pas facile mais j’ai gâché mes greens en régulation à cause de ça…
Après réflexion, je me demande si cette chaleur soudaine n’a pas altéré certaines aptitudes, la prochaine fois c’est pantacourt et polo ultra léger et plus d’eau !
On s’est arrêté au 9 pour refaire le plein, sur les 18 trous j’ai bu 4 litres.
Par contre un conseil, évitez les barres chocolatées à cette température, ça fond, même au fond de la poche soi-disant isotherme…
À partir du premier tiers j’avais déjà les 4 gants qui séchaient sur les fers, très chic mais indispensable aujourd’hui mais au bout d’un moment je ne choisissais que le moins trempé…
Seul bémol dans cette franche partie de rigolade, le junior.
8 ans de golf, index 22, bon…
Encore un qui a un père qui lui met la pression, cela s’est confirmé à la fin quand le dit père a pris la carte pour l’analyser à fond…
Sauf que le gamin, à cause de cette pression était prêt à abandonner dès le trou6 à cause de croix successives et dès le premier trou oubliait de compter tous ses coups…
Bref, vite catalogué même si ce n’est pas totalement de sa faute…
Enfin, je retrouve Ben qui a lui aussi raté son parcours, il faut dire qu’il était total look noir…7 litres d’eau n’ont pas suffit à améliorer son jeu.
Une très belle journée au final, une carte qui ne change rien à l’index mais un parcours en mode zen très prometteur !
Prochaine étape, une compétition en scramble en équipe de trois, ça va être une excellente journée encore…
Ça pourrait faire le titre d’une bonne série Z non ?
Compétition ce dimanche, Ben, un ami, oui je sais, on se fait plein d’amis au golf, c’est un des gros avantages de ce sport. Ben, donc, m’en avait parlé et c’était donc l’occasion de se voir, une bonne raison d’aller faire ce challenge qui consiste à ne pas me faire ridiculiser par ce parcours qui a déjà réussi deux fois de suite à exploser ma carte…
Là, je suis en phase de devenir un bouddhiste du golf, enfin j’y travaille, l’endroit est donc parfait pour tester mes nerfs…
J’ai préparé une stratégie de parcours détaillée, j’ai fait une carte de score personnelle avec plein de données dedans, je suis au practice deux heures avant car j’ai un départ à midi, j’ai donc le temps de bien me préparer.
Putting, approche, fer, drive, toute la panoplie y passe mais sans excès, je ne ferais que trois seaux en deux heures. Entre temps Ben qui a son départ à 11h arrive, je regarde son entrainement, on discute un peu et vient l’heure pour lui d’aller faire sa partie.
Saint Germain lès Corbeil n’est pas un parcours simple. Slope 132, SSJ 67.1 mais par70 donc le parcours ne rend pas de coup…Dur…
Dur car 6 par3 dont 4 à plus de 155m, 8 par4 avec quelques uns bien vicieux et 4 par5 avec de bons pièges.
On peut vite griller sa carte…
Arrive midi, il fait très beau et il commence même à faire chaud, un peu beaucoup même.
J’ai un polo qui fait panneau solaire et un pantalon noir, excellent choix, je transpire déjà…
J’ai deux bouteilles d’eau, mes abricots, quatre barres sucrées, une serviette déjà humide et quatre gants, ça peut servir…
Je fais la connaissance des deux personnes qui vont m’accompagner, Alain, un grand gaillard souriant et un junior un peu timide dont je tairais le nom.
Avec Alain, le courant passe très vite, la partie sera sous le signe de la bonne humeur et c’est tant mieux car il ne fait plus chaud là, ça cogne carrément.
Le parcours va durer presque 5h car devant nous, un groupe uniquement féminin, genre les « desperates housewives » mais 10 ans après le dernier épisode, se promène en poussant la baballe…
Avec Alain, on décide d’en rire, le but n’étant que d’attendre à l’ombre pendant qu’elles disparaissent de la portée de nos coups…
Je sortirai une carte à peine passable en collant la zone tampon mais pour le coup après 5 passées sous un soleil d’aout en plein mois de mai (en remontant dans la voiture à 18h la température indiquait encore 32°C si vous voyez ce que je veux dire), je ne suis pas mécontent…
Il y a eu quelques très beaux coups et aussi quelques ratages dignes de passer à vidéo gag car jouer avec de la sueur entre la main et le gant, le gant et le grip et des gouttes qui ruissellent du nez, comment vous dire, ce n’est pas évident quoi !
Enfin, tout de même 3 pars, 5 bogey, 7 doubles et 3 triples…
Bon, 37 putts, ça ce n’est pas bien c’est 5 de plus que ma moyenne.
7 fairways touchés, ce n’est pas si mal, 4 greens en régulation et 3 en régulation+1.
Des stats pas trop mauvaises au final mais souvent, même si il y a eu au moins un ou deux bons coups par trou, il y a eu de très étranges !
Sur le 17 par exemple, un par4 assez coton, mon drive dépasse le piquet des 135m, je regarde au télémètre, il me reste 145m au drapeau, bon…
Je ne prends pas de risque, fer7 pour arriver entrée de green mais avec le ruissellement des mains, le club ne se referme pas et zou j’ai réussi à jouer à 90° à droite !
Point positif de ces multiples ratages, j’ai eu le loisir de m’entrainer aux sorties de bunker et dans ce domaine je suis très satisfait.
Quand mes coups passaient mes distances se sont confirmées avec le fer5 toujours à 160m donc pas d’inquiétude.
Sur le 2, par 4 j’ai joué driver qui a très bien coupé le dog leg suivi de 56°, bon 3 putts ensuite mais pas grave car on a commencé à bien rigoler à partir de là quand j’ai fait remarqué à Alain que l’avantage de suer comme ça permettait de vérifier que j’avais bien les yeux au dessus de la balles en me guidant avec les gouttes comme fil à plomb !
Sur le 4, par 5 vicieux avec green sur l’île j’ai fait un sans faute, 20° tout droit dans le coin du dog leg, un PW de placement, un coup de 56° sur le green, deux putts et hop !
Par contre le putting en général, pas bon. Sans chercher d’excuse, putter sous un cagnard pareil avec les mains trempées, pas facile mais j’ai gâché mes greens en régulation à cause de ça…
Après réflexion, je me demande si cette chaleur soudaine n’a pas altéré certaines aptitudes, la prochaine fois c’est pantacourt et polo ultra léger et plus d’eau !
On s’est arrêté au 9 pour refaire le plein, sur les 18 trous j’ai bu 4 litres.
Par contre un conseil, évitez les barres chocolatées à cette température, ça fond, même au fond de la poche soi-disant isotherme…
À partir du premier tiers j’avais déjà les 4 gants qui séchaient sur les fers, très chic mais indispensable aujourd’hui mais au bout d’un moment je ne choisissais que le moins trempé…
Seul bémol dans cette franche partie de rigolade, le junior.
8 ans de golf, index 22, bon…
Encore un qui a un père qui lui met la pression, cela s’est confirmé à la fin quand le dit père a pris la carte pour l’analyser à fond…
Sauf que le gamin, à cause de cette pression était prêt à abandonner dès le trou6 à cause de croix successives et dès le premier trou oubliait de compter tous ses coups…
Bref, vite catalogué même si ce n’est pas totalement de sa faute…
Enfin, je retrouve Ben qui a lui aussi raté son parcours, il faut dire qu’il était total look noir…7 litres d’eau n’ont pas suffit à améliorer son jeu.
Une très belle journée au final, une carte qui ne change rien à l’index mais un parcours en mode zen très prometteur !
Prochaine étape, une compétition en scramble en équipe de trois, ça va être une excellente journée encore…
dimanche 12 avril 2009
BON… ÇA C’EST FAIT !
Ce matin, debout avant le coq qui, pourtant, avait prévu de se lever tôt histoire de surveiller la ponte pour le célèbre dimanche de Pâques.
Compétition à Saint Germain lès Corbeil, slope 131, départ 9h24, en comptant le trajet et l’heure d’entrainement, debout à 5h30, youpi…
Plus de barres vitaminées, je fais deux sandwichs et en avant après un bon petit déjeuner fait d’un gros bol de céréales, j’avais très faim ce matin, en plus c’est le deuxième réveil matinal de suite pour le golf, avec les entrainements et les parcours d’avant, j’avoue que la fatigue se fait ressentir.
Arrivée au golf à 8h, température très douce, l’air est assez lourd même et très humide.
Je commence à connaître ce parcours atypique et très technique fait de 8 par4, 5 par5 et 5 par3 pour un par total de 70.
Sur le practice, deux seaux de balles. Les tapis sont trempés et glissants, j’essaye quelques coups mais ça ne passe pas bien, je me place devant sur l’herbe, pas bien à plat, ça ne se passe pas mieux.
Les balles ne décollent pas ou rarement, manque de tonus dans la descente… Pas un bon signe tout ça…
Je vais au putting green et là tout se passe bien, deux putts sur trois rentrent au premier test à 3m, ça c’est bon signe !
Je croise Ben qui a son départ à 9h, nous serons 3 dans le mien, un compère du forum et un habitué classé 11, parfait pour les conseils stratégiques.
Le starter, très sympa, nous annonce que le télémètre est autorisé et que l’on peut placer la balle sur le fairway, que demander de plus, c’est parti !
Le trou1 est un dog leg gauche très court en descente avec de l’eau devant le green. Inutile d’envoyer une bombe au départ ça ne sert à rien. Je prends le 23° et je me retrouve en deuxième coup avec mon 51°. Grattage lamentable, une escalope de Pelouse qui pourrait nourrir un agneau de pâques s’envole avec la balle qui tombe devant l’eau, la punition est évitée de justesse. 56° pas trop mal dosé et…3 putts.
Bon le putting, normalement c’est le point fort mais j’ai l’impression que c’est une tradition désormais le double bogey au premier trou…
Autre par4 au 2, dog leg droit un peu plus long, bois3 cool, presque trop, je passe le virage de justesse mais je suis ennuyé par les arbres. Je vais réussir un beau coup de fer9 tendu qui prend le green et y reste, tout va bien. Mais…encore 3putts !
Bogey agaçant vu que je puttais pour le birdie…
Arrivent deux par5 de suite, le premier au driver mais à gauche, replacement au 51 trop long, le fer 9 qui part hors limite, je ne cherche pas à me stresser, je relève direct et fait ma jolie croix. Je constate que c’est hcp6, j’aurai dû insister un peu quand même, c’est idiot comme réaction. Le suivant débute par un coup plutôt court car double dog leg, 20°, balle provisoire qui est pire que la première que je retrouve heureusement puisque la provisoire est perdue, fer7 en devers qui dévisse, fer9 et me voila placé pour un PW cool pour le green et bah non, à la flotte la baballe…je finis quand même pour faire 8 mais deux coups rendus, mieux vaut prendre le point car ils se font rares.
Arrive le premier des 5 par3, 136m, fer 8 qui reste à gauche, 56° et juste deux putts, un bogey, j’en suis presque content.
Un autre par5, hcp2, gros dog leg gauche avec une forêt en pente sur la droite, un très beau coup de driver me fait passer le virage, je prends le 20°, pas très à l’aise dans mon swing, je compense sur la gauche de peur du slice, je ne slice pas bien sur et bingo dans les arbres à gauche, fer8 que je ne compense pas et que je slice donc, logique. Je suis sous les arbres, encore, à 15m, drapeau invisible car une jolie butte me bouche la vue, je choisis le fer6, grand bien m’en prend, je roule gentiment à 2.5m du drapeau, je rentre le putt, un joli par à l’arraché, le moral revient. Ensuite, par3 de 165m, pas encore trop à l’aise je prends le 23°, gros slice, balle provisoire qui fait la même trajectoire en moins pire, sous les arbres, bunker à 15m sur la ligne du green, je ne peux pas lever le coup, dans le sable, je rate la sortie, je fais un top ensuite, une croix sur un par3…un autre par3 à suivre de 160m, je prends le fer5, qui claque bien mais manque de tonicité flagrant, je tombe devant, un coup de 51° et deux putts, ça fera bogey…Je commence à me dire que même la zone tampon va être compliquée à obtenir…
Le trou9 est un par4 que j’aime bien car cela s’est toujours bien passé. Départ au 20° bien tendu, trou en île attaqué au 56°, sur le green, parfait…je prends 4 putts…Là, il y a un problème…le 10 est un par3 avec drapeau à 138m, je prends le fer7 par sécurité vu que je sens de plus en plus un manque d’énergie malgré le premier sandwich dévoré. Ça part à gauche direct, balle provisoire au fer8 qui prend le green, normal, je suis énervé alors un sursaut de vigueur…la première est injouable, et je vais encore faire 3 putts…une autre croix sur un par3, je me sens un peu dépassé et je ne sais pas vraiment où est passé mon jeu. Par5 pour le 11, driver raté, 20° raté, PW dans le sable, deux coups pour en sortir et deux putts, double bogey, ce serait presque un bon score au point où j’en suis, la zone tampon est oubliée, j’essaye de me convaincre que le reste c’est juste pour le plaisir mais je me sens fatigué, j’ai même du mal dans la montée du backswing…
Le 12 commence très bien, dog leg gauche assez court ouvert au bois3, reste juste un coup de 56° à faire, gros top, bunker derrière le green, mon 60° de sortie est un top aussi mais, un peu de chance, je frappe le drapeau et la balle retombe à 1m, un seul putt, un par gagné par hasard. Par3 à suivre, long et entouré de bunkers, 23° pour ne pas forcer, j’arrive à hauteur mais à droite, entre deux bunkers, 56° et deux putts, bogey.
Le 14 est un par4 pas très compliqué mais je slice mon bois3 et idem pour la provisoire, je perds la provisoire et la première est injouable, je droppe 20m en arrière et rate mon fer8, 56° court et deux putts, un double bogey…le 15 est le hcp1, driver qui reste raz de terre en slice mais je suis sur le fairway, 23° en slice, sur le chemin déclaré jouable ici, peur d’abimer mon56° je rate, je recommence mais je suis gêné par un joueur qui était parti pour jouer avant son tour, putting nul, une croix, agacé…
Le 16, par3 en descente de 165m, gros coup de fer5 bien claqué mais à gauche, 60° bien touché mais encore une fois 3 putts…le 17 est une galère qui se termine en double bogey, le 18 commence pas trop mal puis je rate trois coups de fer8 de suite, je relève ma balle, totalement épuisé et découragé, plus une once d’énergie.
Je salue mes camarades qui n’ont pas non plus été à la fête aujourd’hui et je me motive pour rentrer car la route me semble deux fois plus longue que ce matin…
J’ai fait un calcul rapide, je suis entre 22 et 25 points net en stabbleford, ma première contre performance depuis mes débuts au golf.
J’encaisse à peu près, mon jeu n’est pas en cause, juste une très grosse fatigue qui a tout déréglé.
Un peu de repos comme me l’a conseillé Q à qui j’ai confié mes malheurs du jour et qui a eu la gentillesse, l’amitié et la patience de me donner de sages conseils que je vais suivre.
Repos, tranquillité.
Mon prochain rendez vous de golf est Jeudi, cours avec Yoda, d’ici là, je ne pense pas retourner au golf, même pas au practice.
Juste décompression tranquille et rechargement des batteries pour retrouver le plaisir du jeu et repartir sur la voie de la réussite…
Compétition à Saint Germain lès Corbeil, slope 131, départ 9h24, en comptant le trajet et l’heure d’entrainement, debout à 5h30, youpi…
Plus de barres vitaminées, je fais deux sandwichs et en avant après un bon petit déjeuner fait d’un gros bol de céréales, j’avais très faim ce matin, en plus c’est le deuxième réveil matinal de suite pour le golf, avec les entrainements et les parcours d’avant, j’avoue que la fatigue se fait ressentir.
Arrivée au golf à 8h, température très douce, l’air est assez lourd même et très humide.
Je commence à connaître ce parcours atypique et très technique fait de 8 par4, 5 par5 et 5 par3 pour un par total de 70.
Sur le practice, deux seaux de balles. Les tapis sont trempés et glissants, j’essaye quelques coups mais ça ne passe pas bien, je me place devant sur l’herbe, pas bien à plat, ça ne se passe pas mieux.
Les balles ne décollent pas ou rarement, manque de tonus dans la descente… Pas un bon signe tout ça…
Je vais au putting green et là tout se passe bien, deux putts sur trois rentrent au premier test à 3m, ça c’est bon signe !
Je croise Ben qui a son départ à 9h, nous serons 3 dans le mien, un compère du forum et un habitué classé 11, parfait pour les conseils stratégiques.
Le starter, très sympa, nous annonce que le télémètre est autorisé et que l’on peut placer la balle sur le fairway, que demander de plus, c’est parti !
Le trou1 est un dog leg gauche très court en descente avec de l’eau devant le green. Inutile d’envoyer une bombe au départ ça ne sert à rien. Je prends le 23° et je me retrouve en deuxième coup avec mon 51°. Grattage lamentable, une escalope de Pelouse qui pourrait nourrir un agneau de pâques s’envole avec la balle qui tombe devant l’eau, la punition est évitée de justesse. 56° pas trop mal dosé et…3 putts.
Bon le putting, normalement c’est le point fort mais j’ai l’impression que c’est une tradition désormais le double bogey au premier trou…
Autre par4 au 2, dog leg droit un peu plus long, bois3 cool, presque trop, je passe le virage de justesse mais je suis ennuyé par les arbres. Je vais réussir un beau coup de fer9 tendu qui prend le green et y reste, tout va bien. Mais…encore 3putts !
Bogey agaçant vu que je puttais pour le birdie…
Arrivent deux par5 de suite, le premier au driver mais à gauche, replacement au 51 trop long, le fer 9 qui part hors limite, je ne cherche pas à me stresser, je relève direct et fait ma jolie croix. Je constate que c’est hcp6, j’aurai dû insister un peu quand même, c’est idiot comme réaction. Le suivant débute par un coup plutôt court car double dog leg, 20°, balle provisoire qui est pire que la première que je retrouve heureusement puisque la provisoire est perdue, fer7 en devers qui dévisse, fer9 et me voila placé pour un PW cool pour le green et bah non, à la flotte la baballe…je finis quand même pour faire 8 mais deux coups rendus, mieux vaut prendre le point car ils se font rares.
Arrive le premier des 5 par3, 136m, fer 8 qui reste à gauche, 56° et juste deux putts, un bogey, j’en suis presque content.
Un autre par5, hcp2, gros dog leg gauche avec une forêt en pente sur la droite, un très beau coup de driver me fait passer le virage, je prends le 20°, pas très à l’aise dans mon swing, je compense sur la gauche de peur du slice, je ne slice pas bien sur et bingo dans les arbres à gauche, fer8 que je ne compense pas et que je slice donc, logique. Je suis sous les arbres, encore, à 15m, drapeau invisible car une jolie butte me bouche la vue, je choisis le fer6, grand bien m’en prend, je roule gentiment à 2.5m du drapeau, je rentre le putt, un joli par à l’arraché, le moral revient. Ensuite, par3 de 165m, pas encore trop à l’aise je prends le 23°, gros slice, balle provisoire qui fait la même trajectoire en moins pire, sous les arbres, bunker à 15m sur la ligne du green, je ne peux pas lever le coup, dans le sable, je rate la sortie, je fais un top ensuite, une croix sur un par3…un autre par3 à suivre de 160m, je prends le fer5, qui claque bien mais manque de tonicité flagrant, je tombe devant, un coup de 51° et deux putts, ça fera bogey…Je commence à me dire que même la zone tampon va être compliquée à obtenir…
Le trou9 est un par4 que j’aime bien car cela s’est toujours bien passé. Départ au 20° bien tendu, trou en île attaqué au 56°, sur le green, parfait…je prends 4 putts…Là, il y a un problème…le 10 est un par3 avec drapeau à 138m, je prends le fer7 par sécurité vu que je sens de plus en plus un manque d’énergie malgré le premier sandwich dévoré. Ça part à gauche direct, balle provisoire au fer8 qui prend le green, normal, je suis énervé alors un sursaut de vigueur…la première est injouable, et je vais encore faire 3 putts…une autre croix sur un par3, je me sens un peu dépassé et je ne sais pas vraiment où est passé mon jeu. Par5 pour le 11, driver raté, 20° raté, PW dans le sable, deux coups pour en sortir et deux putts, double bogey, ce serait presque un bon score au point où j’en suis, la zone tampon est oubliée, j’essaye de me convaincre que le reste c’est juste pour le plaisir mais je me sens fatigué, j’ai même du mal dans la montée du backswing…
Le 12 commence très bien, dog leg gauche assez court ouvert au bois3, reste juste un coup de 56° à faire, gros top, bunker derrière le green, mon 60° de sortie est un top aussi mais, un peu de chance, je frappe le drapeau et la balle retombe à 1m, un seul putt, un par gagné par hasard. Par3 à suivre, long et entouré de bunkers, 23° pour ne pas forcer, j’arrive à hauteur mais à droite, entre deux bunkers, 56° et deux putts, bogey.
Le 14 est un par4 pas très compliqué mais je slice mon bois3 et idem pour la provisoire, je perds la provisoire et la première est injouable, je droppe 20m en arrière et rate mon fer8, 56° court et deux putts, un double bogey…le 15 est le hcp1, driver qui reste raz de terre en slice mais je suis sur le fairway, 23° en slice, sur le chemin déclaré jouable ici, peur d’abimer mon56° je rate, je recommence mais je suis gêné par un joueur qui était parti pour jouer avant son tour, putting nul, une croix, agacé…
Le 16, par3 en descente de 165m, gros coup de fer5 bien claqué mais à gauche, 60° bien touché mais encore une fois 3 putts…le 17 est une galère qui se termine en double bogey, le 18 commence pas trop mal puis je rate trois coups de fer8 de suite, je relève ma balle, totalement épuisé et découragé, plus une once d’énergie.
Je salue mes camarades qui n’ont pas non plus été à la fête aujourd’hui et je me motive pour rentrer car la route me semble deux fois plus longue que ce matin…
J’ai fait un calcul rapide, je suis entre 22 et 25 points net en stabbleford, ma première contre performance depuis mes débuts au golf.
J’encaisse à peu près, mon jeu n’est pas en cause, juste une très grosse fatigue qui a tout déréglé.
Un peu de repos comme me l’a conseillé Q à qui j’ai confié mes malheurs du jour et qui a eu la gentillesse, l’amitié et la patience de me donner de sages conseils que je vais suivre.
Repos, tranquillité.
Mon prochain rendez vous de golf est Jeudi, cours avec Yoda, d’ici là, je ne pense pas retourner au golf, même pas au practice.
Juste décompression tranquille et rechargement des batteries pour retrouver le plaisir du jeu et repartir sur la voie de la réussite…
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