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mercredi 19 mars 2014

INSIDE LE SALON DU GOLF 2014…





Au golf il est possible de gagner le concours de drive ou le concours d’approche. La semaine dernière, j’ai gagné à un concours de circonstance… 


dimanche 26 janvier 2014

GARDER LE CONTACT…




Quand bien même je reste convaincu que les deux seules catégories de personnes sensibles aux bonnes résolutions sont les informaticiens et les photographes...




jeudi 26 septembre 2013

dimanche 4 mars 2012

PUTTER...DRIVER … MIAM !



Quand j’ai aperçu le camion de livraison garé dans la rue, je suis descendu en courant histoire de m’assurer que la sonnette ne fonctionnait pas. Elle fonctionnait, pas grave je suis là, oui c’est moi bonjour, non je n’ai pas dormi ici pourquoi vous dites ça ?


jeudi 16 février 2012

DEUX BOUTS LÀ D’DANS !

Ne faisons point mystère plus longtemps de ce titre ô combien pas énigmatique…
La journée avec le doc ne fut pas consacrée qu’à de précis réglages, elle a aussi été sous le signe du changement, voir même sous le signe du « ah bah ça pour une surprise ! »


mercredi 15 février 2012

D’UN BOUT À L’AUTRE…



Puisque 2012 sera sous le signe du  « Youpi je peux reprendre le golf comme je veux et taper des kilomètres de balles sur les parcours » je me suis dis qu’il serait prudent de faire une révision complète du matériel avant.
Il est temps de repartir sur de bonnes bases, avec de bons conseils.
Surtout avec le bon conseiller, celui qui me connait depuis le début, qui a suivi mes changements de club au plus près.




mercredi 30 mars 2011

BELLE DUNE…KOP, DUC ET ZE BIG BAND…


J’ai jeté un coup d’œil sur mes premiers compte rendus de parcours, alors apprenti golfeur et débutant bloggeur.
Aujourd’hui, devenu apprenti bloggeur et golfeur débutant, il m’arrive de prendre quelques libertés avec la rigueur, pas vraiment joviale, qui caractérisait ces premiers articles.
Le trou, le club, l’autre club, le recovery, le club, le putt, l’autre putt voir d’autres encore, le résultat, la critique, le trou suivant, etc.
Passionnant…


Cela fait maintenant deux jours que je suis rentré de Belle Dune, superbe golf en baie de Somme où ont eu lieu deux jours de compétitions effrénés organisés de main de maître par deux dignes représentants du GAG, messieurs KOP et DUC. Comme à chaque fois, je me souviens de chaque coup joué.

Mais j’avoue ne pas avoir vraiment envie de faire le détail technique, quand bien même il pourrait y avoir à dire.

dimanche 6 mars 2011

LEGO, L’ÉGO, SOYONS ÉGAUX ET GO ! …





Martin Kaymer et moi, finalement, c’est du pareil au même …

Il joue au golf, moi aussi.
Il fait des bogeys, moi aussi et même plus que lui !
Il fait des pars, moi aussi…
Il fait des birdies, moi aussi, de temps en temps.
Il fait des eagles, moi aussi, oui !... Bon un seul…






Allez, soyons honnête, il y a quand même quelques différences notoires entre nous deux.
Et il est plus que probable que je n’arrive pas à combler le fossé qui nous sépare, le bougre ayant pris un peu d’avance.
Malgré ce léger écart de niveau, aucune jalousie de ma part, au contraire le personnage serait plutôt un modèle.

jeudi 25 juin 2009

OUCH !!!!...

Ils sont arrivés, ils sont splendides!!!!!

les infos techniques bientôt et le compte rendu du test demain!

le petit nom de chacun:

KZG TRS SATIN 50°SHAFT RIFFLE D:5.2

SCRATCH DD 55° SHAFT RIFFLE D:5.0









mercredi 6 mai 2009

LE BONHEUR EST DANS LE SABLE...

Journée chargée avec Mister Q…
Au programme, réception du fer4 et du fer3, deux clubs de plus en plus rare dans les sacs de golf et pour cause, ils ne sont pas vraiment aussi tolérants que les hybrides de même loft. Pour s’amuser ce n’est pas le choix à faire, pour les sensations de jeu, c’est fortement recommandé, en particulier pour la caste des golfeurs masochistes qui aiment avoir très mal lors d’une gratte ou d’un beau top envoyé avec bon cœur…
J’ai testé, je confirme, je ne suis pas maso et ça fait mal !
À cela ajoutons une rencontre avec Arnaud, le frère de Q, professeur de golf renommé pour un cours de stratégie de parcours ô combien indispensable dont je vous donnerais quelques infos.
Et surtout, une découverte de choix…le parcours de Belle-Dune…
Revenons donc au début de ce programme si vous le voulez bien, si vous ne le vouliez pas, tant pis, il faudra vous souvenir de ce dont je parlais en introduction.
Alors la reproduction des grenouilles en obstacle d’eau.
Hum…
Les longs fers, voir très longs.
Comme je l’ai expliqué auparavant dans un autre texte, pour satisfaire à mon besoin d’exigence que je tente de ne pas soigner, j’ai souhaité haussé mon niveau de sensations de jeu avec les fers 4 et 3. Plus j’aurai un retour d’information, plus je pourrais améliorer mon jeu, voici l’objectif.
Me voici donc à l’atelier à 9h30, enfin 27 mais on ne va pas chipoter non plus, pour le petit café des retrouvailles amicales avec les croissants s’il vous plait. Q est un hôte exemplaire et je conseille à toutes les personnes qui me recevront à l’avenir avant 10h de prévoir la même chose, merci d’avance.
Arnaud, son frère arrive peu après, il est vrai que le café de Q sent très bon et de loin…
Présentations faites, je prends mon putter pour commencer la discussion en tapant quelques balles, ça m’aide…
Q s’absente quelques secondes et revient avec deux pièces d’art, mes fers…
Ils sont superbes de sobriété, clones allongés des autres petits frères de la série mais plus courts que leurs cousins de même loft, les deux hybrides.
Petite prise en main rapide car je vais avoir le plaisir de les tester sur practice et parcours plus tard…
Arnaud, n’étant pas venu juste pour le café, prend les commandes pour parler de stratégie de parcours. Le but pédagogique de son cours est simple.
Puisque l’objectif de chaque trou est de faire tomber la baballe dans la petite boite et que cette zone est clairement définie, commençons par se demander une chose simple, avant de putter, pour arriver sur le green, quel est le coup le plus facile pour le joueur ?
Un coup de PW à 100m ?
Et bien soit, où suis-je sur le fairway à 100m du green et comment y parvenir sans prendre de risque ?
Cela dépend bien sur du par, 4 ou 5, prenons le par4 par exemple. Et autre donnée à prendre en compte, quel est mon index.
Prenons 18, joueur bogey et prenons aussi comme base de travail que le joueur fait deux putts de moyenne.
Il a donc besoin d’être sur le green en 3 coups pour respecter son index, ensuite, n’étant jamais à l’abri d’un bon coup, il peut ne faire qu’un putt et réaliser le par.
Donc, le joueur est à 100m du drapeau sur un par 4 de 380m par exemple.
Oui je sais, je suis un peu autoritaire concernant le choix des exemples mais bon, il faut bien prendre des décisions dans la vie et je ne sais comment faire un sondage sur internet alors allons au plus simple et cessez s’il vous plait de me couper tout le temps sinon cet article sera interminable et mon non-éditeur va me non-engueuler pour respect des non-délais !
Bref, si vous avec, comme moi, tout suivi, le joueur est à ce point là à 100m du drapeau et 280m du départ d’où il est arrivé en deux coups, rapport à son index.
Question essentielle maintenant car le principe de ce cours où la démonstration va éclater dans sa magnifique clarté sous peu, que prendre pour faire 280m en deux coups sans prendre de risque ?
Un bon gros coup de driver dans les arbres à droite et un recovery au fer5 ensuite ?
C’est une réponse possible en effet…
Mais je vous déconseille de la faire devant Arnaud de vive voix parce qu’ensuite il vous regarde de telle façon que pour le coup vous êtes vraiment l’idiot du village…
280m c’est 150m+ 130m (si, si prenez une calculette et vous verrez) donc pour le joueur 18, un coup de fer5 suivi d’un coup de fer7.
Et bah voila, vous avez la réponse. F5F7PW+2Putts et votre bogey est fait sans aucun risque.
Maintenant quand vous arrivez sur le départ d’un tel trou, par4 de 380m et fairway de 60m de large, osez me dire que vous ne montez pas sur les jaunes avec le driver déjà dans les mimines et l’adrénaline déjà dans les tubes ?
Mais oui c’est ça…mon œil…
Donc admettons, ok, je ne suis pas sectaire, Arnaud non plus, alors on se fait un match play, vous démarrez avec votre gros engin et boum vous envoyez une praline à 220m, bonne moyenne déjà si vous faites ça droit sur le fairway à chaque fois.
Non, pas plus sinon vous êtes dans les bois, mais si, ça arrive plus souvent qu’on ne le pense.
Le joueur X (gardons l’anonymat jusqu’au bout) tape son fer 5, tranquille mimile, vous êtes 70m devant, il joue donc en premier et joue tranquillou loulou son fer7 et le voila à 90m du green, à 100m du drapeau. On arrive à hauteur du cogneur, 380-220= 160m.
Et là petit cas de conscience.
160m c’est déjà une bonne distance pour toucher un green et s’y arrêter en plus…
Alors que va-t-il faire ?
Il vient de cogner, il ne va pas faire un petit coup d’enfant et restera dans son élan, zou il sort son fer5 voire un hybride et en avant le coup aléatoire par excellence !
S’il a de la chance, il tombe dans un bunker de green, s’il en a beaucoup, il reste un devant ou beaucoup derrière car pour le joueur standard, un fer5 ça ne pitche pas, ça roule et l’hybride je ne vous en parle même pas…
Allez, il est dans le bunker, c’est moi qui décide. Sortie délicate…
Monsieur X, peinardo Lolo, tape son PW et se retrouve sur le green à 4m du mât, je sais ça arrive souvent…
Bon, vous devinez la suite, le match play sera bouclé au trou 12 car le cogneur aura fini par s’énerver un peu et se lancera dans une campagne d’arrosage tous azimuts pour rattraper son retard…
Ce qu’il faut en conclure ?
Vous, je ne sais pas mais moi je vais tester lors de ma prochaine compétition d’index un parcours type Arnaud.
Je regarde le trou en détail avant de monter au départ avec le gros engin…
Parce qu’avec ce raisonnement là, vous allez apprendre à jouer tout vos fers et vous verrez que vous sécuriserez vos par4 et que vous ne serez pas à l’abri de scorer sur les par5 et les par3…
Réfléchissez-y tranquille, tranquillou, peinardo et vous verrez…
Oui je sais, j’ai acheté un driver, faut que je l’amortisse. Ok, pas de problème mais je préfère m’entrainer et arriver sans stress à une bonne maîtrise de l’engin avec un bon 240m de moyenne et là je pourrai prétendre à faire deux coups sur les par4 pour toucher le green sans risque…
Sur ce, la suite…
Petit aparté sur mon swing avec quelques observations du professeur sur des photos et un petit travail de posture fort utile et nous voila prêts à partir vers le golf de Belle-Dune pour faire le test et la ballade du jour.
Nous voici donc en route, serpentant la campagne où les radars automatiques viennent à peine d’arriver pour nous garer devant le club house…
Le golf de Belle-Dune est un golf à l’ancienne à mon goût, enfin à mon jeune goût de golfeur qui n’a pas encore fait 20 golfs différents.
Comment vous résumer la chose pour être explicite…Si, voila…il y a des petites serviettes en éponge délicatement enroulées dans un petit panier de bois sur les lavabos des vestiaires…
Hein, tout de suite ça vous donne l’image globale, non ?
Ah bon…
Pour moi oui…
Mais ce n’est pas tout, que l’on se rassure…
Le restaurant offre une carte délicieuse. Oui je dis cela en ayant goûté un seul plat mais il symbolise bien la carte… un steak haché fait maison, cuit à point dans une sauce au cheddar avec du vrai cheddar dedans qui fait des fils quand on sort un morceau de viande…Bon, 1000 calories la fourchette mais je vous le conseille maintenant que j’ai fait le parcours, ces calories ne seront pas de trop !
Ajoutez à cela un accueil tout a fait charmant, et ce jusqu’à la direction qui passait par là, bref on se sent vite chez soi et comme, malheureusement, ce n’est pas le cas, on a vite envie de revenir…
Mais cessons là l’oisiveté culinaire, un petit café et au boulot, y’a du practice à faire.
Même le practice est beau, décidemment, ils font tout pour que l’on revienne ici !
Échauffement et exercices de posture puis on commence les swings en visant bien entendu un point précis à chaque et en observant le swing de l’autre, ruse perfide de Q pour m’éviter de taper une balle toutes les quinze secondes…
Mais ça marche et arrivé au moment des longs fers je me surprends à envoyer quelques balles bien contactées en décontraction, pas totale mais en décontraction quand même.
Un peu de putting pour sentir le roulement du green et on se décide un peu tardivement, l’ambiance et le cheddar aidant, à prendre le départ vers le premier trou.
Des jaunes, le parcours a un slope de 137, un par de 71 et un SSS de 72.6, je vous laisse méditer sur les conséquences…
La région est réputée pour ces quelques zones venteuses, vive les bords de mer…Une partie du parcours est forestières, avec des arbres que je qualifierais de solides et l’autre longe la mer avec des bunkers naturels mais qui ne sont pas des bunkers, quoique je vous déconseille un coup d’essai dedans mais je vais y revenir sous peu.
Le parcours est tout simplement magnifique. Totalement en harmonie avec la nature, des fairways très bien dessinés et fort bien entretenus avec d’adorables vallonnements histoire d’oublier de suite les tapis de practice.
Les greens en sont la réplique en miniature, un bonheur pour qui veut apprendre à lire une ligne de putt.
En résumé, c’est beau, c’est dur, c’est venteux au possible mais ça vaut le coup de souffrir !
Sur l’ensemble, le jeu a été honorable, un putting solide puisqu’on l’on finit tout les deux avec moins de deux putts de moyenne, des mises en jeu de qualité pour Q, quasiment toutes au fer5, suivant les préceptes de son frère. Pour mon cas ce fut très aléatoire, un peu perturbé par son cours sur la posture, j’ai parfois un peu perdu mon swing et sur la fin, un peu mon calme.
Mais dans l’ensemble ce fut surtout une franche partie de rigolade, deux grands enfants à la plage, dans le sable, sous un vent à jouer un fer5 pour faire 120m sans toucher le green mais avec une raison de rire à chaque trou ou pas loin.
Nous nous sommes tout de même offert la joie d’un birdie chacun…
Mais je retiendrais surtout ce grand adage des chefs grands apaches qui ont vécu en baie de Somme sous l’antiquité, révisez votre histoire si vous êtes septiques, je cite :
« Quand grand vent de face, homme blanc, pas jouer dans le sable »
J’aurai appris quelque chose…j’ai mangé un nuage entier gracieusement soulevé au fer7…
Mais conséquence inattendue autant qu’utile, cela m’a permis de ne pas me crisper. Si, essayez de serrer les dents quand vous avez mangé du sable vous verrez…
J’aurai aussi eu le loisir de piquer une crise de nerf pour rien au 18, après un beau slice au driver lors du départ, Q voit une balle bien blanche pas loin du hors limite, un obstacle d’eau costaud me barre la route, j’y ai noyé 5 balles, joyeusement obstiné, avant de repartir rejoindre, un tantinet agacé tout de même, mon partenaire sur le fairway, en chemin je vois une balle dans le rough, écartée de l’obstacle, la mienne, la première que j’ai joué n’était pas la bonne, mais les 4 qui ont assommé les carpes étaient, elles, bien à moi…
Pas grave, comme dit le grand chef sioux : « quand homme blanc amorcer avec balles blanches, pêche bonne à la lune suivante »
En conclusion, un parcours que je conseille sans retenue si vous avez le plaisir de le partager avec un partenaire aussi agréable que Mister Q car je ne crois pas m’être amusé autant au golf qu’en sa compagnie…
Merci à toi pour cette belle journée et vivement la prochaine !

mercredi 25 mars 2009

EL MONSTRO…

16h17 le 25 MARS 2009…un petit pas pour le golf, un grand slice pour moi !
Oui fallait pas rêver, je n’allais pas faire un draw sur mon premier coup de driver quand même…
Mais quelles sensations !
IDV est bien arrivé donc.
Oui c’est son petit nom, c’est brodé dessus…

Le quatorzième club.
Le plus puissant.
Le plus exigeant.
Le moins tolérant.
Mais le club qui donne la plus grande satisfaction quand le swing est à la hauteur…
Une bonne heure de test donc. Beaucoup de slice car j’étais pas mal crispé mais quelques belles droites ensuite qui sont tombées juste devant le grillage au bout du practice de Villennes qui est à 230m. Le seul souci pour évaluer une distance c’est de faire le bon swing avec la bonne balle jaune car les balles de practice de Villennes, comment dire…Non je préfère ne rien dire…
Donc test on ne peut plus satisfaisant !
Le sac est au complet, seuls trois clubs ne sont pas passés entre les mains de Q mais ils ont quand même été examinés et ont passés les tests.
Cette séance a eu une conséquence très importante à laquelle je m’attendais un peu mais pas à ce point là.
Mon fer5 est devenu un fer court !
Je m’explique.
Passer une heure à frapper un driver de 44.5 pouces et revenir ensuite sur le fer5, voila un excellent moyen de ne plus le trouver si long que ça et si fermé que ça.
Résultat j’ai passé deux seaux ensuite à faire 3 coups de driver puis je prenais un autre club au hasard et bingo !
J’ai même gagné encore un peu de distance. Par exemple j’ai placé mon fer6 trois fois en 6 coups sur une butte à 147m de mon tapis de practice.
Une énorme sensation de plaisir donc.
J’y retourne demain et vendredi parce que Samedi c’est Ze Big Journée !
Un tournoi : Le TFF, le matin sur l’Albatros, puis une tentative de record de vitesse sur l’Albatros, l’après-midi et Dimanche, un match-play sur … l’Albatros !
La saison est vraiment commencée.
Prochaine étape, s’attaquer à l’index !
quelques images:



mardi 17 mars 2009

DRIVER : LE TEMPS EST VENU…

Sept mois de golf…
Très court dans une vie de golfeur mais quand ce sont les sept premiers mois de la première année de golf, les choses vont plus vite.
On dévore les informations, on vide quelques dizaines de seaux de balles, on fait quelques dizaines de kilomètres de fairway, enfin de rough surtout, on prend des cours, on évolue à toute vitesse et les avis se modifient assez vite.
L’idée de départ était de ne pas jouer de driver avant un certain objectif atteint, cette idée vient de tomber aux oubliettes car certaines choses ont évolué plus vite que prévu, en particulier le swing, enfin plutôt la disparition du swing de bras.
Merci Yoda…
Donc cela faisait quelques semaines que la question se posait.
Et si, finalement, je mettais un driver dans mon sac ?
La réponse est définitivement oui depuis aujourd’hui.
Pour plusieurs raisons.
La première est que je n’ai plus peur d’avoir cette bestiole dans les mains.
La deuxième est que mon swing, commençant à ressembler à quelque chose, je peux désormais pratiquer ce genre de bestiole en conditions réelles.
La troisième est que d’avoir un club comme ça dans le sac me fera progresser plus efficacement encore avec les autres clubs, les longs fers en particulier. Oui, quand vous travaillez un club de 44.5 inche, prendre un fer5 ensuite vous le rend plus court qu’il ne semblait avant donc plus facile à jouer car plus facile à appréhender.
La quatrième c’est que Q est d’accord. Et je vous assure qu’il ne fera jamais un club pour qui n’en n’aurait pas le niveau. Pas du tout le genre de la maison, mais alors pas du tout…Relisez les textes de décembre et vous verrez ce qui s’est passé lors du premier fitting driver…
Bref le temps est venu.
Me revoilà en baie de Somme. Cela commence par un déjeuner délicieux au bord de l’eau, le temps d’oublier un peu ce monde de dingue. Oui parce que en ce moment on vit un peu dans un monde de dingues mais passons sur le sujet sinon on va en avoir pour la nuit…
Toujours est-il que ce moment fut particulier à vivre parce que cela fait du bien à l’âme de se faire offrir une amitié petit à petit avec le temps qui passe…
Re bref…
Retour au bureau où j’explique le pourquoi du comment de mon changement de point de vue sur le driver.
Et oui, Q est plus que pro et tu as intérêt d’être convaincant pour ton oral…
L’oral se passe bien, j’ai une bonne note, on passe aux travaux pratiques.
Le scénario est le même que pour le fitting des fers.
Échauffement, l’œil aux aguets, Q vérifie mes dires quand à l’évolution de mon swing et ma fabrication de copeaux en série. Tout se passe bien, il sort donc son premier club test, puis un autre, puis un troisième et récolte au fur et à mesure mes sensations.
Ma seule exigence reste toujours la même : le visuel à l’adresse doit me laisser en confiance avec une préférence pour un modèle plus petit que ce qui se fait actuellement pour rester dans la logique qui m’a fait choisir les têtes des fers.
Quand mon swing est bon, on mesure une vitesse à l’impact de 107 MPH, ce qui semble honorable pour cette catégorie de club mais on retiendra une moyenne de 103 MPH ce qui parait plus raisonnable.
Après les différents tests vient le moment de la recommandation pour le shaft et ensuite le choix de la tête où j’ai plus que mon mot à dire dans le panel proposé…
En terme technique cela donne ça :
DRIVER KZG SP700 360 cm3 10° SQUARE, SHAFT ALDILA NVS65 STIFF 44.5in D2
Les techniciens apprécieront…
Une grosse semaine d’attente et j’irai faire du bruit sur les practices !
Objectif ensuite : gagner 40m au départ pour avoir un deuxième coup plus facile sur les par5 ainsi que les longs par4 et donc diminuer de 4 ou 5 coups ma carte de score moyenne.
Reste à gagner ces 40m en restant sur le fairway, ce serait mieux quand même…

lundi 26 janvier 2009

NON SUM DIGNUS ? MAIS SI !



À une époque lointaine, cette formule était utilisée pour répondre à une nomination honorable…
Cela veut dire « je ne suis pas digne »
Une façon humble de remercier le Prince pour l’honneur qu’il vous accorde.





Bon ensuite le gars se relève et part au boulot, on ne va pas faire des courbettes toute la journée non plus.
Mais aujourd’hui, plus de prince et plus de tralala…
Aujourd’hui on se dit juste en voyant le talent de certains, qu’ils mériteraient que leur situation soit un peu plus reconnue.
Et justement puisqu’on en parle, je souhaiterai vous faire part du changement de statut de l’un d’entre eux.
J’ai nommé le Doc…
Étant un grand fan de culture cinématographique, son nom, son initiale plutôt m’a un jour fait penser à ces hommes méconnus sans qui le héros ne serait rien.
« Q » prononcez à l’anglaise, KWEW.
L’homme providence que notre bien aimé James Bond va voir avant chaque mission pour récupérer le meilleur matériel possible…
Avouez tout de même que le hasard fait bien les choses et que la coïncidence mérite qu’on s’attarde quelque peu.
Donc à Partir d’aujourd’hui le doc sera « Q »…

Mais moi ce n’est pas demain la veille que je serai James Bond.
En même temps les golfs refusent les Aston Martin comme voiturette sur les parcours…

13 À TABLE…

Comme je l’ai expliqué il y a quelques jours, pas de driver avant d’être descendu le plus bas possible.
Avec quoi vais-je donc jouer pour ma première année entière de golf ?
Et bien avec 7 clubs créés et 3 clubs rétro-fittés par le Doc plus deux hybrides et un bois 5 parce qu’il a été gentil aujourd’hui.
Les clubs créés sont la série de fer sur base KZG tour évolution et un wedge 60° sur base Tom Wishon PCF.
Les clubs rétro-fittés sont deux wedges base Mizuno MP-T series et un putter PING CRAZ-E
Le bois 5 est un MIZUNO F60 et les hybrides, des MAC GREGOR MT 20° et 23°.
En images, voila ce que cela donne…







dimanche 18 janvier 2009

UN DRIVER ? NON MERCI…

Et oui voila comment on pourrait conclure la journée chez le Doc, on ne fait pas de driver pour le moment.
Je dirai même plus, on n’est pas prêt d’en faire un car je crois que, pour le moment du moins, je n’aime pas ce club.
Et disons les choses comme elles sont, les prototypes testés me l’ont bien rendu, ils ne m’aiment pas non plus…
Et je dirai même encore plus, je ne prendrai de driver que quand je ne pourrais plus faire autrement, c'est-à-dire que j’aurai tiré le maximum de mes longs fers et de mes hybrides et qu’il me faudra alors gagner en distance pour scorer plus bas.
L’idée d’arriver à un index le plus bas possible sans driver m’amuse beaucoup comme challenge en plus…
On a le temps de voir, ça c’est sur.
Donc conclusion du jour je ne suis pas un joueur de bois…
Mais je ne suis pas venu pour rien, loin de là !
J’avais fait part de deux choses au doc ces derniers temps :
- Mes longs fers sont trop longs et trop légers. Je parle de sensations apparues dernièrement, ce n’est pas une critique.
- En test je suis plus à l’aise pour centrer ma balle avec des clubs ayant des plus petites têtes que mes MX200 retro-fittés.
Partant de là nous nous sommes mis au travail.
On commence par le traditionnel travail au putter histoire de se chauffer doucement et de faire de nouvelles remontées de sensation depuis la dernière visite. On remonte doucement avec les wedges ensuite puis on s’attaque aux fers courts, PW ainsi que fer 8 et 9 donc.
Tout se passe bien. Remontée d’informations toujours très positive avec ces trois clubs totalement revus par le Doc car seule la tête est d’origine.
Là-dessus on passe aux choses qui fâchent, les longs fers avec le fer7 en tête de gondole et le fer6 et 5 qui suivent tapis dans l’ombre…
La sensation « légèreté » devient bien plus évidente après avoir frappé les fers courts une bonne demi-heure.
La sensation « longueur » encore plus.
Nous voici en plein malaise, en totale interrogation.
On passe à l’acier ?
On raccourcit le graphite en ajoutant du poids en tête ?
On se remet en question et on repense tout ?
Ce qui nous rend perplexes et je dis bien nous, c’est mon besoin de club plus court et surtout cette histoire d’être plus à l’aise avec une tête de club plus petite.
Normalement, au bout de 6 mois de golf, on reste sur des têtes dites « tolérantes » avec une grosse zone sur la face du club où on peut frapper la balle sans qu’elle parte n’importe où.
Sauf que moi, cela me dérange de ne pas savoir si je centre bien ou pas. Par contre quand je teste une tête plus petite, je suis tout de suite à l’aise car je sais que je dois me concentrer sur le centrage sinon la balle ne part pas du tout et finalement cela me simplifie la vie plutôt que de me stresser.
On repart dans les tests.
Ce qui tombe bien car j’ai déjà tapé au moins 100 balles et mon swing se calme et gagne en contrôle.
Comme dit le doc « une fois qu’on a fatigué la bête on peut commencer à travailler correctement »
À noter avant la prochaine compétition, faire 3 seaux de balles d’affilée et aller faire le parcours ensuite…
Bref, on teste un fer6 et un fer7, shaft acier plus court que mes clubs.
En gros le fer6 fait la taille de mon fer8, enfin à peine plus long.
À l’adresse, je me sens déjà totalement à l’aise, j’adore mon fer8 alors celui-là, même pas peur…
Et paf !
Ça part…facile…relax
Le fer7 de test, même punition, même motif.
Et bah paf pareil…
Alors là faut réfléchir et prendre la bonne décision.
Quoi qu’on fait maintenant ?
Et bien après quelques courtes minutes de discussion, on place les têtes des clubs testés que j’ai apprécié, on compare, on teste un peu de nouveau, on retourne vérifier, ça phosphorise pas mal…
Finalement on se rend à l’évidence.
Il faut faire la métamorphose des fers plus vite que prévu.
Cela se confirme après le test négatif des drivers.
Puisque je ne continue pas sur la puissance, on continue le travail dans l’ordre, on remonte le fitting sur les fers du plus petit au plus long et puisque l’on doit aujourd’hui revoir les longs et que le changement est trop grand, on doit recréer une harmonie sur toute la série.
Les shafts seront donc tous en acier, les têtes seront plus petites et le choix final nous a étonné mais cela s’est révélé évident après les multiples essais : KZG tour évolution.L'autre choix était les ZO BLADES avec les quels j'étais aussi très à l'aise.
Pour les puristes, ce sont des têtes pas vraiment faites pour débutant. Je le sais bien car quelques jours avant j’en parlais avec Ben.
On regardait les différents clubs sur les liens du Doc et j’avais vu ces bestioles là en pensant, ce sera pour bien plus tard des trucs pareils.
Et bien plus tard c’est maintenant finalement.
Et j’en suis ravi !
Cela remet à zéro mes réflexions stratégiques sur les 14 clubs car à aujourd’hui le sac est composé de :
Putter PING CRAZ-E
Wedges 51° et 56° avec la tête du MIZUNO MP-T SERIE black nickel et shaft rifle recoupé par le Doc.
Wedge 60° créé par le doc sur base WISHON PCF MICRO TOUR platinium et shaft rifle of course…
Et donc du fer 5 au PW, on retire Mizuno pour KZG tour évolution avec shaft NOVATECH 115 recoupé bien sur à la sauce du chef…
On part sur du loft dit « 1° strong » avec 27° pour le fer5 et 46° pour le PW
Une taille de club de 37 7/8 pour le 5 et 36 pour le PW.
Je conserve inchangé mes deux hybrides MAC GREGOR 20° et 23° pour les départs et certains coups sur le fairway.
ce qui en fait douze à aujourd'hui et vu le travail à faire avec maintenant, c'est déjà bien assez...
Voila pour les puristes donc quoique j’aie encore quelques chiffres sous la main pour les gourmands de détail.
Moi je ne parle qu’en ressenti, le Doc traduit en données et au final tout est parfait car on est sur la bonne longueur d’onde et ça c’est primordial de réussir à transmettre ses ressentis de façon explicite si l’on veut que ce travail aboutisse…
À mon avis le travail de l’hiver est terminé, on ne peut aller plus loin, par rapport à mes capacités et mes besoins actuels.
Il ne serait pas utile ni raisonnable de chercher un driver maintenant, je n’ai aucune sensation avec, quelque soit le club testé. Je ne suis pas encore prêt pour et le Doc travaille sur le temps.
Alors prenons le et passons à la suite.
Test grandeur nature.
Dimanche prochain avec le retour des clubs…

mardi 13 janvier 2009

LE DOC...




Sur quelques textes j’ai pas mal parlé du Doc.
Je vais essayer, je dis bien essayer de vous expliquer ce qu’est vraiment le Doc et ce qu’il fait.





dimanche 14 décembre 2008

RETOUR EN PROVINCE

Le rendez vous était pris de longue date et nous arrivions enfin au jour tant attendu.
7h45 devant la gare RER de Saint germain en laye, il fait nuit, il fait froid mais ce genre de détail ne perturbe en rien deux perfectionnistes qui attendent depuis quinze jour de retourner voir le Doc pour découvrir l’antre du golfico-diagnostico-chirurgien en chef pour mon compère et de continuer la transformation de ma série en ce qui me concerne.
Nous nous retrouvons donc et traçons les deux cent bornes immédiatement.
Il gèle dehors, il y a de la bonne musique dans la tuture, tout va bien.
J’avoue que cela faisait un bout de temps que j’attendais de voir la tête que ferait le comparse devant les deux, ah bah non trois finalement, étagères de têtes de club.
Ça ne rate pas. Blocage admiratif. Confirmation est donc faite que nous sommes bien dans la caverne d’Ali dit « vous allez en rester baba »…
Inutile de préciser qu’avant cet instant nous nous sommes chaudement salués avec le Doc, heureux de nous retrouver à nouveau, impatients que nous étions tous.
Le programme de la journée est multiple, il va falloir rentabiliser nos 6 heures car il faut vérifier le matériel de Ben, diagnostiquer ses besoins en terme de matériel par rapport à son swing, prendre une décision sur la suite de la transformation de ma série, bref ce n’est pas travail qui va manquer.
Ça commence par le test putting. Le Doc vérifie le mien mais il me connait et sait que mon problème est simple.
Il me faut une bonne dose de coups pour déjà calmer mon manque, on passe donc à Ben, car aujourd’hui c’est pour lui surtout que nous sommes là.
Ils vont donc monter à l’étage des mesures et moi pendant ce temps là je vais taper mes 100 balles à la minute histoire d’être plus calme quand ce sera mon tour.
C’est à cet instant que j’ai découvert qu’il me fallait vite un prof expérimenté.
Je tape des tonnes de balles sans aucune forme de d’intelligence.
Pas de mise en place sérieuse à l’adresse, pas de routine.
Je frappe de bonnes et de mauvaises balles sauf que je ne sais pas vraiment pourquoi elles sont bonnes ou mauvaises…
Je les rejoins donc au lieu de continuer mes frappes stériles.
Si j’ai bien tout compris, ce que craignait Ben s’est confirmé, son matériel ne pourra plus le suivre très longtemps, il est grand temps de revoir tout cela bientôt s’il ne veut pas à terme gâcher ses talents golfiques…
Nous redescendons donc dans la véranda pour les tests dynamiques, tantôt lui, tantôt moi. Tout cela semble désordonné mais le Doc lui ne rate rien de nos gestes respectifs et note nos sensations, nos demandes, nos forces et nos faiblesses.
Quelques sandwichs, agrémentés de multiples questions techniques. Ben en a pas mal et le Doc n’est pas avare de réponses.
Pour mon cas, une décision est prise. On va faire dans l’ordre du bas vers le haut. Pas de test Driver aujourd’hui.
On recherche le wedge 60° qui va me convenir mais aussi les fers courts.
Je m’incline quand au choix d’une nouvelle tête, décidemment le Doc sait freiner mes ardeurs, on ne change rien à la tête, juste le shaft.
Ensuite on reprendra le travail sur les fers longs, l’idée étant de revenir dans le temps sur de l’acier sans doute mais en plusieurs étapes.
Enfin on se penchera sur « que faire après le fer 5 » là il va y avoir du boulot car plus j’avance et moins mes idées sont claires… le retour du fer 4 va sans doute se faire, c’est vous dire comme les choses évoluent…
Surtout que je me suis rendu compte que mon bois 5 n’était pas si mal que ça et que l’on m’avait mal conseillé quand à son utilisation…
Donc pour le moment le sac c’est putter, 3 wedges, 3fers courts, 3 fers longs avec les deux hybrides (imparfaits) et le bois 5.
Le compère a trouvé comment sera sa nouvelle série, c’est l’important.
Moi, j’avance petit à petit et l’hiver est encore long d’autant plus qu’il n’a pas commencé !
La suite dimanche prochain pour un test grandeur nature à Guerville avec le Doc et Ben si le temps le permet…
Quoique je me dis que le temps va devoir vraiment faire des efforts pour nous décourager !

dimanche 30 novembre 2008

RETOUR DES OTAGES

Il fait 4° ce matin mais je ne m’en rends même pas compte. Mon nez, si mais c’est son problème, il n’avait qu’à rester à la maison.
Il y a une petite dizaine de jours, j’avis confié mes clubs au Doc et après d’âpres négociations de quelques secondes, nous avions convenu de nous retrouver 10 jours plus tard pour la restitution de mes enfants sauvages dont il avait accepté la responsabilité du dressage.
Pour un tel évènement, il me fallait un témoin-complice de choix et il fut facilement trouvé.
En effet, depuis longtemps j’ai une étrange aptitude en société, je m’y fonds aussi vite que je m’en isole, il faut dire que je n’ai pas ce que l’on appelle un caractère facile…
Heureusement parfois le laps de temps est assez long pour que je me fasse un voire deux amis, rarement plus…
L’avantage avec mon caractère pas facile c’est que cela rend ce genre d’amitié assez solide finalement.
Cessons de suite le chapitre « allongez vous là et racontez moi votre enfance » pour dire que Ben (ce n’est pas son vrai nom, en fait il se prénomme Alfred-Amédée-Wilfried mais mieux vaut garder l’anonymat quand on est pote avec moi…) tenait lui aussi à être présent.
Ben n’a pas de chance. À cause de son swing, de sa vision du jeu et malgré notre différence d’âge, il me sert d’exemple et de référence. J’aime avoir des objectifs élevés et son niveau de jeu est une barre déjà bien assez haute pour être une motivation à long terme !
Il est donc 9h30 ce matin du samedi 29 novembre, je suis sur le parking du golf de Villennes, d’autres joueurs se garent et sortent leur sac plein de clubs, je traine pour sortir le mien car il est vide, j’aurais l’air un peu con…
Par chance le dresseur-doc-chirurgien arrive à l’instant, je peux donc sortir et ranger les clubs sortis du pensionnat.
J’ai presqu’envie de les essayer sur le parking alors on part fissa au putting green.
Bon, histoire de préciser tout de suite, j’ai fais un nombre très élevé de coups ratés ce matin mais c’est l’émotion et le manque, j’ai enquillé les coups comme si j’étais travailleur à la chaine, il me fallait à chaque fois quelques swings pour reprendre le club en main.
Oui parce que les clubs.
Comment vous dire…
Vous avez déjà assisté à une rentrée des classes en septembre dans une école secondaire privée ?
Non ?
C’est con…
Oui ?
Et bah là c’est pareil, les clubs ont changé. Dociles, durs à la tâche, obéissants, propres sur eux et tout.
Mon putter est orné désormais d’un grip noir très sobre, torsadé, plus gros qu’avant mais pas plus lourd. Et il est « accordé »
Comment vous dire…
Vous avez déjà tenu un pendule dans vos doigts ?
Non ?
Décidemment vous n’avez pas de pot aujourd’hui…
Oui ?
Et bah idem. Le putter, que ce soit dans le zig ou dans le zag, semble être sur un rail et ne plus jamais en sortir.
Je ne peux plus dire que je putte droit car maintenant c’est lui tout seul…
Mes wedges ont fait une cure d’amaigrissement. Le shaft semble plus fin, le grip noir et sobre colle aux doigts naturellement et est lui aussi plus fin. Le tout est équilibré parfaitement, le poids est bien réparti ce qui donne une sensation de légèreté avec, en bonus, une sensation de poids en tête, juste assez pour servir de guide.
Comment vous dire…
Vous avez déjà vu un couteau à beurre ?
Non ????
Euh, faudrait peut être y mettre un peu du votre quand même !
Oui ?
Ouf ! Et bah itou, il fend l’air le wedge, et la balle et bien c’est le beurre…
Il obéit au doigt et à l’œil, un vrai plaisir sauf que je ne suis pas échauffé, je frappe sans routine, pressé donc c’est plutôt le doigt dans l’œil finalement mais la sensation est là et bien là : le wedge suit mes bras et non l’inverse.
Direction le practice pour les trois longs fers. Ceux qui avaient fait bobo à papa sans vergogne il y a peu mais que c’était pas de leur faute.
Si j’osais je dirais que mes bras m’en tombent tant la différence fût grande mais je n’ai pas envie de lâcher le fer5.
En gros, mes fers 5, 6 et 7 sont aussi inoffensifs que mon pitching wedge désormais.
Eux sont tout noirs mainten ant, du shaft au grip, un graphite léger comme une plume mais solide comme un acier.
Ils sont obéissants et courageux. À la vitesse où je les envoie sur la balle, personnellement je n’oserai pas y aller tête la première, eux si.
Comment vous dire ?
Vous avez déjà vu des combats de buffle dans la savane ?
Non ?
Bon ça à la rigueur…
Oui ?
Et c’était sympa ?
Les fers courts ont été retravaillés au niveau du lie. Ils semblaient tous manquer férocement de motivation et avaient tous la tête basse.
Le Doc leur a appris à bien se tenir droit face au danger, ils sont ornés du même grip noir à l’autre extrémité, l’ensemble est sobre et en même temps donne une certaine impression combative, shaft acier, tête droite et poignée noire, ça a une sacrée gueule !
Matinée forte en nouvelles sensations donc avec en prime, aucune sensation négative.
Ben, lui aussi a fait quelques tests. Impressionné visiblement par la tenue des clubs dans le swing.
Puis vint le temps de se retrouver autours d’une table, une boisson chaude à l’appui afin de parler fitting, retrofitting, clubmaking et on ne s’est pas gêné…
Mais les meilleures choses ont une fin.
C’est con…
Mais les bons amis se retrouvent vite.
Et c’est pour bientôt.
Retour de politesse, nous allons monter très vite revisiter l’antre du Doc.
Pour un driver et aussi pour continuer cette relation amicalo-technico-golfique de haut vol…

jeudi 27 novembre 2008

RENCONTRE DU TROISIEME TYPE

La semaine est donc passée. C’est l’avantage quand on écrit des choses passées.
Me voici en route, le sac couché à l’arrière, les têtes de clubs tournées vers le bas, comme si elles savaient qu’elles allaient chez le dentiste.
Je n’ai qu’une heure d’avance, j’ai eu du pot j’aurai pu en avoir deux si je m’étais écouté…
Je visite donc la campagne, il y a un kebab dans le village voisin, ok la campagne a un peu changé ces derniers temps…
Nous avions pas mal discuté au téléphone, j’avais vu son site, je me faisais une petite idée donc du personnage.
J’arrive donc comme une fleur avec 5mn d’avance, la grande porte fenêtre s’ouvre et le docteur es swing sort, la main en avant, le sourire tranquille, la voix assurée « Jérôme, comment vas-tu ? » genre deux copains qui s’étaient quittés la veille et le regard lumineux, vous savez cette lueur qu’on a tous eu un jour de joie intérieure et bah lui il a l’air de l’avoir tous les jours…
Bref, à peine arrivé, on se sent bien…
Welcome to the JEAN MICHEL QUEVA home sweet home…CLUBMAKER ultra diplomé de son état.
L’entrée est un bureau lumineux (décidemment) avec deux tables rondes, l’ordinateur portable, des trucs et des machins comme sur tout bureau. Mais c’est autours que ça change du bureau classique.
Derrière les tables, il y a des shafts, alignés et fiers comme une série de queues de billard et devant sur le mur, deux très longues étagères avec plusieurs dizaines de têtes de club nues, posées, étincellantes comme une collection de pierres précieuses.
Tu m’étonnes qu’il ait les yeux qui brillent toute la journée le doc…
Par terre, une moquette très fine, on pourrait sans problème s’entrainer à putter, elle fait au moins 6m de long la pièce. Tiens il a des balles de golf dans un coin et un trou de salon…
Il a mis son bureau au milieu du coffre à jouets…
malin le Doc...
À coté, une véranda, oui forcément lumineuse elle aussi, le sol est vert, un tapis de practice immaculé, ça doit être celui du dimanche et un filet style grosse toile d’araignée pour empêcher toute catastrophe de traviollite ballesquophile, maladie très répandue chez les amateurs dans mon genre…
Sur le coté, en arrière, quelques clubs se reposent, ils ont un air méchant, je suis sur qu’ils ont senti la viande fraiche…
JM me demande si j’ai faim, je me suis gavé de barres vitaminées pendant le voyage pour ne pas faiblir devant la tache qui m’attendait, c'est-à-dire, ne pas être ridicule devant le Doc mais j’ai encore un petit creux…
Il m’explique le déroulement de l’après midi :
Discussion avant tout pour qu’il comprenne ma vision du golf, mes ambitions golfiques, mes objectifs de jeu, ma situation actuelle, mes points forts, mes points faibles etc. En gros on va parler de golf toute l’après midi quoi.
Le pied total.
Ensuite mesures des mes outils, alors quand je dis mesures, je veux dire Mesures.
Parce qu’à l’étage, il n’y a pas qu’une règle !
Il y a…comment dire…vous êtes déjà rentré chez un artisan spécialisé ?
Non ?
C’est con…
Oui et bah pareil, il y a ses outils à lui que lui seul sait comment s’en servir.
Le torque, le swing weight, le lie, le loft, l’offset, le bref tout est mesurable ici haut et tout est testable ici bas…
Troisième étape, oui faut suivre j’en ai déjà donné deux, le fitting dynamique, ça veut dire que je vais taper des balles ça et que lui va regarder, observer, décortiquer, œil et machines aux aguets, la grosse phase d’auscultation, celle où petit à petit ses diagnostics vont tomber et ses choix s’affiner.
Moi je dois juste envoyer, le plus régulièrement possible mes balles à moi avec mes clubs à moi mélangés avec ses clubs à lui et je dois surtout exprimer du mieux que je peux les sensations en fonction de ce qu’il me donne.
Enfin quatrième étape, le verdict, la feuille de soin, la discussion de fond pour que je comprenne ce qu’il veut obtenir en fonction de ce qu’il a observé et mesuré.
Je suis arrivé à 13h, je ne repartirai qu’à 19h30 avec mon sac et juste deux clubs dedans. Ceux là sont devenus inutiles, inutile donc de les confier au chirurgien.
Oui car JM est diagnosticien ET chirurgien. Il gère tout du début (dites 33) à la fin (tout sera fait en une semaine)
Ah j’oubliai, une autre bonne heure de discussion « interview ». En effet j’avais noté une bonne vingtaine de questions car je voulais son avis et son éclairage sur encore bien des domaines ayant attrait au golf en général et au matériel en particulier.
Donc 6h30 en compagnie du Doc, je vous le dis comme je le pense ça vaut un an de cours théorique !
Vous n’avez qu’à y aller et vous verrez bien…
Je ne résiste pas à l’envie de vous faire lire sa feuille de soins, les techniciens l’apprécieront à sa juste valeur.
Pour les autres, je suis à votre disposition pour vous expliquer car même moi, blond de nature j’ai tout compris le pourquoi du comment du parce que.



je cite donc:

« Tu trouveras ci-dessous le récapitulatif du fitting : »
PUTTER
• Changement de grip pour un grip Golf Pride Whisper Black (taille oversize mais masse de grip standard)
• Counter-balancing avec masse n°5 de chez BALANCED-CERTIFIED
WEDGE
• Retroffiting : déshaftage des deux têtes Mizuno. Réalésage des têtes pour qu’elles puissent accepter des shafts à tip parallèle.
• Shaft ROYAL PRECISION modèle « RIFLE ». Étant certifié RIFLE Center, j’ai accès à des RIFLE BLANK ; ce sont des grands shaft RIFLE de 44’’, utilisé par les clubmakers et les Pros du Tour. La qualité de fabrication est maximum et je peux les couper comme je le veux. Je vais prendre un shaft brut de rigidité 6.0 et créer un 4.5 pour le 56°, et créer un 5.0 pour le 51°. Tu auras beaucoup de back-spin sur le 56° et un back-spin un peu moins fort sur le 51°. Les shafts seront orientés.
• Grip STARGRIP modèle « Sidewinder ». Grip de fabrication américaine issu d’un polymère 100% neuf. Le grip est garanti à vie contre l’arrachage de la lèvre, contre la décoloration à l’ozone et aux UV. Il est de plus hydrophobe : sous la pluie, un coup de serviette et il est sec . Taille du grip (main haute) : Standard. Taille du grip (main basse) : Standard +1/32’’
• Les wedges mesureront 36’’ pour un swingweight D-3 pour le 51° et D-4 pour le 56°
• Réglages des Lie et réglages précis des lofts.

FERS 5, 6 et 7
• Retroffiting : déshaftage des 3 têtes Mizuno. Réalésage des têtes pour qu’elles puissent accepter des shafts à tip parallèle.
• Shaft MATRIX modèle MFS-40+ avec design spécial : écriture PM-40+, finition noir mat et écriture Gold. Rigidité du brut choisi : S-flex.
• Orientation des shafts.
• Coupe des shafts en Frequency matching basé sur une vitesse de fer 7 de 82mph, un tempo de 0.78s (rapide), ¾ back-swing rapide, relâchement des poignets en position 7h/8h.
• Même grip que les wedges
• Longueurs des clubs : fer 5 38.5’’, D-1 ; fer 5, 38’’, D-1 ; fer 7, D-1
• Réglages des Lies et des lofts précis.

Vitesse mesuré aux 5W : 92mph
Réglages des Lies de tous les autres clubs en fonction du LIE FITTING DYNAMIC : Lie(PW)=-1.5°, Lie (#9)=-1.5°, lie (#8)=O°, Lie (hyb20°)=-1.5°, Lie (hyb23°)=-1°
Délai de création des clubs : 8 jours déposé en main propre.
Vous voulez que je vous dise, et bien ça c’est du professionnalisme objectif!
Et les 8 jours, ça se termine samedi matin 9h30…

Ça ne fait que 55h d’attente.
Qu’est ce qu’on peut faire en 55h sans penser au golf ? oui parce que là on est dans le présent désormais et je ne peux plus rien raccourcir !
Travailler ?
Bon d’accord…

Les vrais golfeurs vont se détendre en allant au bureau comme dirait l’autre…

mercredi 26 novembre 2008

RENCONTRE DU TROISIEME TYPE-INTRO

Le seul avantage de la douleur c’est de vous obliger à ne rien faire pour attendre qu’elle passe.
Sauf que pendant ce temps je cogite…
Je cogite jusqu’à ce que cela pousse ma patience dans ses limites et dans ce genre de situation cela peut aller jusqu’à deux bonnes heures !
J’ai donc repris mes recherches sur internet, finalement convaincu que le gogo était dans la place et comme j’étais seul à ce moment là…bref !
Mon premier reflexe fut de contacter directement le fabricant pour lui demander conseil.
Soyons logique, il n’allait surement pas me dire tout le mal qu’il pense de sa production.
De plus en faisant un peu de nombrilisme, si ça m’arrive, pas souvent mais ça m’arrive… (Qui est ce qui ricane !?!) Je me suis mis à réfléchir (encore, soyons fou, c’est fête) à mon choix de métier. Indépendant de tout fournisseur.
Et dans le golf c’est qui l’indépendant total ?
Le clubmaker…
Et ils sont où les vrais clubmakers ?
Planqués à la campagne…
J’en trouve un. En même temps je me suis vite rendu compte qu’il n’y en avait pas toute une colonie ou alors outre manche pour ne pas dire outre atlantique.
Je prends donc le téléphone pour innocemment jouer l’idiot (bah oui c’est un rôle de composition, vous n’aviez pas cru que, si ? ah bon pourtant je m’étais dis que je fermerai bien la parenthèse) et demander quelques informations avant de me refaire inviter à un dîner le mercredi soir…
Une heure plus tard, je raccroche.
Il a rien voulu me vendre mais j’ai envie de le rencontrer…
Il est fort le gars…
Je le recontacte pour trouver une date.
Je raccroche une autre heure plus tard…
Il est vraiment fort…
Il est fort, oui, mais pas pour vendre. Je m’explique, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis.
Il est fort pour expliquer son métier pour que l’amateur que je suis le comprenne sans avoir besoin de l’acheter.
Il est surtout fort pour exprimer sa passion sans fausse pudeur et par les temps qui courent c’est bien agréable à entendre.
Bref au court de ces deux heures de conversation, nous avions déjà fait le tour de pas mal de choses tout en réglant comme il se doit le problème de la faim dans le monde et la crise économique mondiale vu qu’il nous restait cinq bonnes minutes…
Blague à part je venais de rencontrer un vrai professionnel passionné, pédagogue et attentif qui commençait déjà à me rassurer sur la justesse de ma jeune philosophie golfique.
Je rangeais donc les clubs dans le coffre, réglait le GPS vers le lieu dit dans la Somme (tiens il ne m’a parlé d’argent au fait, ah si) et sortait ensuite de la voiture, le rendez vous n’étant que dans une semaine…

On se calme mon petit…