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dimanche 26 juillet 2015

LES POINTS SUR LES TEES...



L’air de rien, l’organisation du M4C² 2015, la création de la chaine YouTube suite à l’Open de France 2015, l’organisation du mariage (oui le mien et oui elle sait que je joue au golf un tout petit peu et elle a dit oui quand même), les travaux dans la maison et accessoirement mon métier, j’en viens à ne plus avoir de temps pour écrire moi !




vendredi 22 novembre 2013

BALBIN SCRAMBLE CHALLENGE et COUPE DE PARIS…



Et voila, retour aux affaires et aux parcours de France.
Premier test un dimanche, j’ai réussi à faire 13 trous à 3 dans le temps qu’il a fallu pour faire 18 trous écossais à 4 et commander les burgers au clubhouse.

jeudi 26 septembre 2013

mercredi 13 juin 2012

DERNIÈRE COMPÉTITION…




Ou pas…
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis après tout.

Quoique… si on change d’avis deux fois…


dimanche 13 mai 2012

ROUGE DE HONTE ET DE COLÈRE…




La semaine dernière, deux sorties au programme, une compétition classique à Villennes et le rouge de l’Albatros en match play.
Épique dans les deux cas !
Commençons par ce qui fâche, Villennes.


vendredi 13 mai 2011

APRÈS LA PLUIE…





Et hop, on recolle au présent avec les deux dernières aventures golfiques, un lundi du National et un samedi de Villennes.





dimanche 3 avril 2011

VILLENNES ET JACQUELIN…



Depuis que je suis attentivement le Tour Européen, il y a un joueur qui me fascine, Monsieur Raphaël Jacquelin…
Il y en a un autre aussi, c’est Jean Baptiste Gonnet qui fait une saison impressionnante avec un swing en puissance qui laisse aussi pantois que son esprit combatif.


Juste pour info, je vous laisse regarder comment Monsieur (avec un M majuscule à ce niveau c’est un minimum) Jacquelin fait 250m au driver sans en avoir l’air…

vendredi 11 mars 2011

VOUS VOULEZ VOIR MON GOLF...VILLENNES !




Un survol de Villennes ?

C'est par ici !





FLYOVERGREEN VILLENNES


Qu'en pensez vous ?

Le site arrive bientôt !
http://www.flyovergreen.com/site/index.php


ça donnerait presqu'envie d'aller jouer au golf tout ça...

Faites chauffer le practice j'arrive !

lundi 7 février 2011

LA FOI…DES FOIS…




Le dimanche, certains vont dans des lieux, réputés historiquement pour avoir produit moult miracles et révélations de la foi, moi je vais sur un parcours de golf en espérant un miracle, au moins une fois…







Départ programmé à 8h50, entrainement échauffement, la petite heure habituelle, allez on va dire 8h au golf, je me réveille à 8h25, tout va bi…Oh P… !
« Allo, romain…Tu sais il faut une première fois à tout…Et bien aujourd’hui c’est mon premier retard…Euh j’arrive de suite… »

samedi 15 janvier 2011

15 JANVIER LA SAISON COMMENCE !...

Synchronisation réussie entre mes disponibilités et la météo ce samedi pour reprendre contact avec un parcours de golf, fin officielle de la coupure hivernale, il était temps !

Départ à 9h, 8h56 pour être précis, certains golfs ont des horaires de train de banlieue parfois.
Villennes, histoire de commencer gentiment.

Pierre, Christian, et Charles sont de la promenade, ça fera deux gauchers et deux droitiers et comme Pierre est toujours friand d’enjeux divers et variés, il lance un défi droitiers contre gauchers.
On finira square à la fin, égalité ambidextre donc…

J’avoue ne pas avoir fait attention au score du match pour tout vous dire.

J’étais totalement plongé dans le plaisir de redécouvrir mes sensations sur un parcours.
Bon les départs étaient avancés mais les greens étaient en jeu.


Je me suis donc observé pendant 18 trous, ma routine, mes réactions, mes choix, ma stratégie et mon score un petit peu.
+12 en stroke : +8 à l’aller avec un triple bogey et +4 au retour avec un double bogey, 9 pars mais pas de birdie, 5 greens en régulation car trop timoré dans les attaques et 33 putts, là par contre c’est pas génial.
En même temps, les greens ne sont pas encore au top, beaucoup de rebonds, tonte inégale, on reverra ça en temps voulu.




Pour être sincère, même si par réflexe j’ai tout noté, ce qui m’intéressait avant tout c’était le mental et mes clefs techniques.
Techniquement content de moi, un souci au driver au départ que j’ai corrigé en cours de route calmement. C’est quand même agréable de commencer à se connaître. Il faut dire que la formation vidéo avec Yann y est pour beaucoup.
Mentalement, le travail avec Stéphane paye clairement !
Je suis resté quasiment toute la partie dans l’instant présent, détendu et concentré à la fois, à l’écoute de mes sensations, mieux appliqué dans ma routine, que du bon !

Bien entendu, ce n’était pas parfait, loin s’en faut, le score est là…
Et c’est là que je me réjouis.
Je n’ai pas, comme avant, d’amertume avec des pensées du style, j’aurai pu faire mieux, voire pire, j’aurai du faire mieux.

Aussi bien pendant la partie qu’après, j’étais là.

Autre petit point, important à mes yeux, je n’ai annoté ma carte de score qu’à la fin de trou, cela m’a permis de bien faire la transition d’un trou à l’autre.




Allez tous en chœur !

C’est peut être un détail pour vous !
Mais pour moi ça veut dire beaucoup !
Ça veut que j’étais libre, heureux d’être là avant tout…



Ps: Oui je sais la photo c'est trois fois le même trou mais pour une fois que je tombe à hauteur de mât à la mise en jeu sur mon ancien trou maudit, j'en profite ;)

dimanche 24 octobre 2010

FAUT PAS SANS FER…


En fait même pas, on peut très bien passer un bon moment sans les fers.
Avec quelques wedges, on peut très bien s’occuper quelques heures…
Et ce fut le cas en ce dominical après midi sur la Pitching Zone de Villennes.
Tiens ! Salut Fred et les copains de Fred !
Fred, c’est pas un abonnement qu’il a prit à Villennes c’est un meublé c’est pas possible !
Va falloir qu’on rejoue ensemble un de ces 4, voire 3 même…


La « PZ » est un endroit plutôt calme, à croire que tout le monde maîtrise le petit jeu ici.
Bon, pas grave, j’en profite comme à chaque fois.
Mon tube de balles.
Fer9, PW, GW, SW et LW et en avant.
Je ne suis même pas passé par la case seau de balle sur tapis vert ou practice herbe (encore un endroit désert ?!?!?), directement au bout là bas, je m’échauffe quelques minutes et je laisse le tube de balles se vider à 3 ou 4m du bord du green, drapeau à dix bons mètres et mon premier coup de la journée sera une approche au PW.

Au loin j’entends des bruits de driver en rafale, ça cogne sévère on dirait…
Pas grave, moi je suis au dernier jour du Grand Prix de « Danstesrèves », trou 18, 1 coup d’avance mais j’ai raté le green et je dois coller cette approche au mât.
Bah quoi ?
Vous avez jamais été le super sheriff qui poursuivait les méchants braqueurs de banque jusqu’au fond du jardin ?
Oui ?
Et bien, il faut recommencer, oui même passé la trentaine, voir plus encore, réapprendre à jouer…
Pas pour de la fausse hein, pour de vrai !

Donc je suis à 4m du green du 18 avec un coup d’avance, me déconcentrez pas à faire pan pan avec votre pistolet qu’est même pas à pétard…
Un quart d’heure après j’étais 5m derrière un bunker, green en pente juste après.
Un quart plus tard, dans une pente en montée, green à 20m devant moi en surplomb.
Encore plus tard, à 30m, à plat, pas d’obstacle sinon moi-même.
Puis à 50m et enfin à 70m pour le troisième coup de ce par5, dernier trou du dernier jour de la finale super extra mondiale des finalistes des tournois « maissicestpourdevraijtedis !» qualifié après la compétition inter départementale du « mêmequesicestvraijlaivualors ! »…
Pas n’importe quel troisième coup donc…
Tout ça pour dire que de quart d’heure en quart d’heure, j’ai travaillé deux types de coup particuliers au petit jeu.
Celui où le poids est bien à l’avant, peu de backspin, on va garder les poignets solides, la balle ne va pas beaucoup monter, va faire un joli coup de frein au second rebond et rouler tout doucement mais pas longtemps ensuite.
Le second, celui où le poids est mieux réparti, la montée sera plus importante mais on va ensuite laisser le club faire dans la descente, on l’accompagne juste, sans le forcer, pour le maintenir dans les rails, on reste solide sur les poignets à l’impact et on aura une trajectoire bien plus verticale, peu de spin mais peu de roule non plus.
Stance un peu ouvert sur les coups de faible distance et se fermant au fur et à mesure que l’on s’éloigne…
Et bien, à chaque zone de travail j’ai planté une balle dans l’trou !

Si c’est vrai d’abord !!!!

lundi 18 octobre 2010

[ ( 4 x 20 ) + 2 ] : 32 = 0.1…


Bien sur que si cette équation est juste, il suffit juste de préciser les unités de chaque variable…

4, c’est le nombre de degrés Celsius au dessus de 0.
20 c’est la vitesse du vent exprimée en km/h.
2 c’est le nombre d’heures de sommeil la nuit d’avant.
32 c’est le nombre de points en stabbleford net obtenu et enfin 0.1, le résultat, c’est en dixième de point d’index à ajouter à l’index au départ du trou n°1.
Facile les mathématiques golfiques !
TOUT LE MONDE CHERCHE LA BALLE SVP !!!
Bon les deux heures de sommeil déjà ce n’est pas du plus grand sérieux mais il y a parfois des choses que l’on ne maîtrise pas totalement…
Par contre, arriver au golf avec un petit col cheminée et un polo quand il y a 15° de différence avec la veille, ça, ça réveille !
Conséquences multiples sur la qualité de jeu.
Souplesse dans le swing très moyenne, manque de lucidité évident en termes de stratégie et forte capacité à laisser Pif se mêler de ce qui ne le regarde pas quand Paf joue…
Ajoutons à cela un parcours peu amical quand on arrive sous les 15 d’index car comme c’est un par70 jugé peu difficile, Villennes ne rend pas de coup mais exige un bon niveau dans les 135 derniers mètres de chaque trou vu les greens de petite taille et bien roulants.
Une analyse rapide me permet quand même d’avoir quelques sujets de satisfaction.
3 fairways touchés sur 14, 3 GIR, 1 birdie, 5 pars, 7 bogeys, 2 doubles et 3 horreurs…
Sachant que je n’avais au mieux qu’un coup rendu, cela fait donc 32 points obtenus sur 13 trous.
Vu le nombre de fairways touchés et de GIR, cela implique une lutte constante pour aller chercher le par voir le bogey parfois car je ne sors que 28 putts et aucune fois 3 putts.
Même le matin au radar, je semble conserver un certain esprit de combativité.
La température et le vent tourbillonnant ont grandement participé à quelques erreurs de choix de club, il arrivait d’avoir le vent dans la figure mais de voir le drapeau flotter vers la droite 150m plus loin.
Ça perturbe un peu…
Autre sujet de satisfaction, une très bonne ambiance dans la partie avec deux partenaires très agréables et un accueil très amical sur le green du 18, les retrouvailles entre passionnés habitués…
Dernier détail, le froid combiné à la fatigue n’aide vraiment pas à remuer des clubs avec un shaft de 125g en 6.0 !
Il est vraiment temps de préparer la prochaine saison sous le signe de la tolérance et de la légèreté…
En attendant on ressort les fringues d’hiver !

dimanche 29 août 2010

COMME L’A DIT…

…Le grand philosophe contemporain Mick Jagger :

« You can’t always get what you want… »

Depuis quelques temps, fort de cette sentence pleine de sagesse, j’évite de jeter mes clubs au moindre slice et de m’insulter copieusement à la première attaque de green ratée.
L’air de rien ça aide…

Surtout sur les trous qui suivent un lancer ou un juron voir les deux en même temps.

C’est donc dans un état bouddhistiquement avancé que je suis allé au tee n°1 samedi matin.
Nous sommes trois comme à chaque fois à Villennes, Olivier avec qui j’ai déjà eu le plaisir de jouer lors d’une compétition précédente et Ze Mascotte du club, 11 ans, la fille du chef des profs.
Sourire angélique, à peine plus grande que son chariot, je me suis demandé si cela allait un parcours baby-sitting, j’ai vite compris après son premier swing qu’elle n’avait besoin de personne en Trottinette Davidson !

Alors comment s’est déroulée la première compétition Bouddhisticative ?

Au 1 : 20° relax, PW un peu topé, je suis en haut du green, un premier putt de 15m que je qualifierais d’inutile puisque j’en fais à peine 10, allez hop bogey !
Au 2 : Bois3 pas assez engagé, fer8 pluggée dans le bunker de green, belle sortie mais 2 putts, rebogey !
Au 3 : fer5 cool mais trop loin, putt d’approche et encore deux putts, re rebogey !
Au 4 : gentil par5, Drive plein fairway, 20° bien relâché, 75m du mât, je prends le GW en confiance, bon rythme pour une superbe socquette slicée en prime qui finit quasi injouable contre le grillage pour un superbe double bogey.
Même pas mal !
Au 5 : le grand par4 de 420m, drive moyen, 20° pour jouer approche putt ensuite au PW mais deux putts, re re rebogey…

Au 6 : fer8 cool, trop cool même, approche au SW moyenne, 2 putts donc, re re re rebogey !
Et bah même pas en colère rien, je constate un jeu de fer pas assez engagé, un petit jeu très moyen et un putting pas assez précis c’est tout.

Mais il fait beau, je me marre bien avec miss Bout d’chou puisqu’on rigole en douce des colères d’Olivier et quand on s’moque pas d’lui et bah on s’fait des grimaces et même que c’est moi qu’a fait la plus drôle, na !
Ambiance bon enfant donc au sein de ce charmant parcours technique qui offre aux joueurs un vrai plaisir que l’on soit débutant ou confirmé avec une vue imprenable sur la tour Eiffel du fairway du 18 qui fait la joie des cars de touristes du monde entier qui viennent ici quand y’a plus d’place à Versailles…
Fin d’la pub, pour le chèque, à l’adresse habituelle merci…

Bon, il serait quand même temps de faire quelque chose car cette nonchalance apparente finirait presque par m’empêcher de scorer…

Au 7 : drive en hook, H4 au proche du green, SW et encore 2 putts, non un seul !
Par !
Champagne !
Oui, bon, un mousseux en solde fera l’affaire vu mon niveau…

Au 8 : le drive est long mais petit rough, fer8 bien gratté pour cause de mollesse évidente, SW et deux putts, retour au bogey…
Heureusement au 9 je fais un par…Laborieux… +8 à l’aller avec 17 putts 4 fairways touchés et un seul green en régulation.

La grande classe…

Allez on se reprend parce que l’air de rien, la gamine commence à se moquer de moi aussi…

Au 10 : fer7 sur le green, voila une bonne nouvelle mais 6m quand même à faire. Je me concentre, je regarde la ligne calmement, j’envoie sans me poser de question et hop, birdie !
C’est là que me revient cette pensée qu’un score peut aussi baisser mais pas juste stagner ou augmenter, l’idée de savoir un birdie possible change totalement la vision que l’on peut avoir de sa carte et de son jeu ensuite.

Oui cela peut paraître d’une simplicité affligeante mais parfois, prendre vraiment conscience de certaines choses simples aide à passer des paliers dans ce sport un tantinet cérébral…
Au 11 : drive moyen, fer8 dans le bunker de green mais sortie au 60° qui passe tout près de rentrer, par sans souci, ça va mieux !
Au 12 : drive correct contre le vent, fer8 correct aussi mais premier putt trop hésitant, deux de plus, un bogey stupide…
Allez, direction le dernier tiers, toujours +8, des envies de birdie en tête et une petite pensée pour les dernières fois où j’ai toujours raté cette partie du parcours pour des raisons que je n’arrive pas encore à bien comprendre même si techniquement parlant ce dernier morceau est délicat à gérer.
Au 13 : vent de face bois3 sur le fairway. Alors là j’ouvre le mousseux direct ! Fer9 à suivre car le vent souffle toujours mais étrangement cesse dès le backswing, je dépasse le green. Rough herbe dense, green en pente, drapeau pas loin, 60° bien trop hésitant, putt d’approche qui frôle le mât et continue sa route encore 3m, deux putts à suivre, double bogey un tantinet rageant mais je ne rage pas, j’en rigole avec le bonsaï rose bonbon.

Au 14 : le vent pousse, le drive frôle le hors limite, coup de fer7 sous les arbres suivi d’une approche roulée qui roule un peu trop, putt d’approche et un seul putt, bogey.
Au 15 : le fameux par3 de la mort, ce sera bunker de green mais bonne sortie au 60° avec quand même deux putts à suivre, bogey, me voila à +12 avec 3 trous à faire dont deux faciles donc birdie possible et le par5 qui tue, 500m en montée, départ bouché sur la gauche par un arbre, vent gauche droite et hors limite à droite, zen !
Au 16 : j’attaque au drive mais pas terrible, petit rough, fer9 avec superbe gratte comme au 8, beau rattrapage au SW à 50m, un putt, birdie manqué mais par sauvé, on continue !
Au 17 : le drive est sur le fairway, ça c’est déjà une bonne chose, je prends quand même le bois3 alors que ce n’est pas la bonne option, résultat un fer6 à suivre qui manque le green à droite, bonne approche au SW et un seul putt, le pire est évité, direction le final !

Au 18 : en confiance j’attaque au driver avec un fade volontaire qui passe très bien puisque j’ai un coup de LW relax à faire de 60 petits mètres, me voila dans le cercle de 3m mais non, le putt ne rentre pas donc par facile et je reste à +12…

5 fairways touchés, 3 greens en régulation et 14 putts, c’est mieux quand même !
Enfin une performance !
Bon SSJ -1 comme toujours, nouvel index à 14.9.
Petite synthèse.

« …But if you try sometime you might find, you get what you need »


J’avais dit petite la synthèse… ;)

dimanche 1 août 2010

MISE EN PRATIQUE…


Et oui c’est pas le tout de réapprendre à apprendre par un retour conscient vers une pensée constructive concernant le fait que l’on ne sait pas ce que l’on apprend et que, par voie de conséquence, on ne peut encore réaliser le geste à la perfection immédiatement, car une leçon n’est point une interro surprise, on n’a pas la réponse à l’esprit et dans le corps encore moins.
En gros, après une leçon, il faut aller sur un parcours…
Pour apprendre à mettre en place les nouveaux ajustements.
En ayant conscience qu’il est impossible que cette première application soit parfaite.
Surtout que l’air de rien, je commence à avoir pas mal de choses à penser avant un swing.
Parce que tous les bons conseils ne sont pas encore automatisés et qu’il me faut parfois réciter la check-list pour ne rien oublier.
Au practice de préférence, après c’est trop tard, ou presque.
La pince des deux doigts de la main droite, la main gauche qui domine au BS, BS plus court et calme, déclenchement des hanches, suivi des épaules et des bras, release plus tardif en faisant passer les mains devant la balle au moment de l’impact et deux trois petits trucs encore que dans la routine du blog j’arrive sans doute aussi à oublier.
Donc Villennes, avec Fred alias 1Up, histoire de cumuler les avantages d’un joueur de bon niveau et d’un ami compréhensif.
En plus, comme il me connait bien, je pourrais avoir à la fin un avis sur l’évolution de mon swing si tant est qu’il y en est eu un…
Vendredi après midi, du monde sur le parcours de Villennes, Fred propose de jouer en formule 4BMB, 2BMB plus précisément, histoire de rester dans une dynamique optimiste tout au long du parcours.






Grande révolution, j’ai réussi à ranger mon bloc note au départ du 4 et à me consacrer uniquement à notre jeu d’équipe et non plus à ma petite personne et mes stats.
Est-ce pour cela que je n’ai pas eu le moindre stress et qu’il n’y a pas eu de séquence catastrophe du style le slice qui agace suivi de la gratte qui démange accompagné d’un top qui énerve, je ne sais pas mais je note surtout que si on joue à deux il est bon de ne pas tout le temps penser à soi.
On apprend à tout âge c’est vraiment merveilleux…
Aujourd’hui la seule chose qui m’importait vraiment d’un point de vue technique était de faire un BS plus dans le bon plan et de ne pas casser la dynamique des poignets trop tôt dans la phase impact.
Premier constat, plus on ajoute de technicité dans son swing, plus il faut que ce swing soit « ralenti », j’entends par là qu’il faut laisser à Paf le temps de tout faire dans l’ordre sans précipitation.
Donc mon swing se ralenti de plus en plus dans sa préparation, c'est-à-dire le BS.
Un des coups qui en a été la meilleure démonstration pour moi fut le coup de départ du 10, par3 avec drapeau à 152m, fer6 joué avec un calme dont je me souviens encore.
Bon la balle est retombée 6m derrière le mât, certes mais depuis cet instant je suis convaincu que ce n’est plus la vitesse et/ou la brutalité du coup qui donne la distance mais bien un enchainement correct et fluide. En plus cela permet la précision alors on ne va pas se priver.
Il va falloir que j’en cause à Bosley, avec ses conseils je joue trop calme et trop loin maintenant, c’est malin…
Fort de cette certitude, non pas nouvelle mais vérifiée et vraiment acceptée, je me suis fait plaisir en prenant ce parcours comme une sorte de grand practice où je pouvais passer du driving au wedging, du fer (ferring c’est vraiment trop moche comme anglicisme quand même)  au putting ; juste coup après coup en essayant bien entendu de réaliser un bon score à chaque fois pour aider dans notre 2BMB.
Anecdote amusante, on a tenu comme ça jusqu’au 12, au 13 on est sorti de notre performance, ne réussissant plus à tenir le par global.
Un détail toutefois sur Villennes, le passage du 12 au 13 demande 5mn de marche, est ce que cela brise la concentration, possible.
Mais c’est pas une raison.
Sur le 13, Fred a prit un gros risque.
Non, je corrige.
Au 13, Fred s’est fait plaisir en sortant le driver sur un trou minuscule et s’est retrouvé plein fairway avec une petite approche après un drive superbement maîtrisé.
Et bah on n’a pas réussi le par quand même.
Maudit j’vous dis…
J’ai fait pareil sur d’autres trous, le 1 et le 18 par exemple.
Driver dans les deux cas, petite approche en second coup pour le 1, petit coup de wedge sur le 18, un draw léger au 1 et un fade puissant au 18.
Content dans les deux cas car ces effets étaient nécessaires, voulus, préparés et en plus réussis.
Mais ce que je retiens par-dessus tout c’est que les enseignements, difficiles parfois à accepter, de Yan portent leurs fruits, que je peux vérifier leur utilité sur le parcours très vite et que je sens une amélioration sur l’ensemble de mon jeu, pas seulement sur la partie technique.
Je ne dis pas que je sais les mettre en application de suite mais plutôt que je les intègre sans les combattre du haut (du bas plutôt) de mes certitudes de blond borné.
Mon pauvre Bosley, t’as pas fini de me voir !
Fred, on l’aura le par à nous deux sur Villennes la prochaine fois tu verras…
Bon allez, un peu de vacances, beaucoup de travail et j’espère, un peu de temps pour le jeu car l’air de rien, le 16 aout, il se prépare un truc costaud…
Bonnes vacances et bons parcours à tous !

dimanche 25 juillet 2010

SOMMET INTERNATIONAL À VILLENNES…



Si j’avais su en arrivant à Villennes samedi matin que la petite compétition d’index à laquelle je m’étais inscrit allait devenir une rencontre opposant la Ghana au Mexique ainsi qu’à l’Allemagne et sur 30 trous en plus…
…Et bien j’y serai allé quand même…
Ça ne se rate pas un truc pareil !
À 8h pourtant tout était calme et franco-français.
Je fais ma séance d’entrainement comme prévu, beaucoup de petit jeu, du putting, de la recherche de bonnes sensations dans les pleins coups.
Il est 9h30, je me dirige vers le tee de départ pour faire la connaissance de mes partenaires du jour.
Olivier et Serge, deux amis respectivement 15.7 et 15.3 d’index, connaissant bien le parcours et jouant visiblement ensemble.
On s’est peut être déjà croisés, aujourd’hui nous allons donc pouvoir faire connaissance.
Cela ne fait pas deux minutes que nous nous sommes échangés les cartes que je sens que la journée sera placée sous le signe de la détente la plus totale.
Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé, vous êtes sur le tee de départ avec des gens que vous ne connaissez absolument pas mais vous sentez que dans pas longtemps vous allez très bien vous entendre.
Bon allez c’est pas tout ça mais il est 9h40 et j’ai un parcours à jouer en mode agressif contrôlé moi !
Au 1 : bois3 légèrement à droite, manque d’engagement, fer8 dans le bunker de green de droite, sortie au 60° aux petits oignons putt d’un petit mètre, par.
Là c’est sur l’ambiance va être au poil. Les deux compères se chambrent gentiment, visiblement des amis de longue date, je me mêle à l’ambiance et cela semble accepté avec le sourire.
À la fin du 1, le ton est donné, tout le monde veut bien jouer mais de préférence en rigolant.
Moi ça me va très bien.
L’ambiance c’est Serge qui la met, un subtil mélange de commentateur sportif un tantinet déjanté et de figurant de « La vérité si je mens ».
Ça me va parfaitement, étant issu de Constantine d’un coté et de Cologne de l’autre, j’ai appris à jouer sérieusement et au second degré.
Imaginez deux minutes que ce soit Nelson Monfort qui remplace Anconina dans le célèbre film décrit plus avant.
Vous visualisez bien ?
Et bah voila.
En deux minutes Serge était un joueur émérite arrivant du Ghana, Olivier était un jeune mexicain survolté et j’étais donc l’allemand du jour.
Tout ça en plein shabbat bien sur…
Et bien c’est assez efficace pour rester serein entre deux trous, on pense assez facilement à autre chose.
Et comme les deux compères sont très respectueux de l’étiquette, quand arrive le moment de jouer, on peut se mettre dans sa bulle sans risquer d’être dérangé.
Puisqu’on en parle.
Au 2 : bois3 nickel, fer9 mou, 20° du buisson à droite du green, deux putts. Bogey idiot mais bogey quand même.
Seule ombre au tableau, notre ami mexicain n’est vraiment pas au mieux et s’emporte vite.
Je comprends parfaitement ce genre de réaction, j’étais aux « Excités Anonymes », il n’y a pas si longtemps, je prie chaque matin pour ne pas faire une rechute.
N’empêche que je sais à quel point cette attitude est improductive mais comme dit le sage :
« L’expérience est une bougie qui n’éclaire que celui qui la porte »
Pas grand chose à faire sinon espérer que cela aille mieux pour lui sur le parcours.
À l’inverse, notre ami ghanéen semble très bien s’amuser, ce second trou sera pour lui l’occasion de jouer de pleins d’endroits originaux mais cela n’a pas prise sur lui et il garde son humeur décalée et son humour, décalé lui aussi.
Au 3 : par3. Fer6 sur le green mais à gauche, le drapeau est à droite bien sur, quelqu’un a du le bouger subrepticement au dernier moment puisque nous sommes tous les trois à gauche.
On ne peut pas faire trois fois la même erreur quand même.
3 putts pourtant pour un nouveau bogey un peu bête quand même à cause d’un manque de concentration sur le putt de retour et d’un premier putt de plus de 15m mal négocié.
Au4 : par5. Driver en draw qui finit dans le bunker de gauche, sortie au 20° en douceur, le SW pour le green, deux putts. Une erreur, une décision sage ensuite et le par est assuré.
L’aller se passe dans cet état d’esprit, les erreurs sont corrigées, je ne cherche pas à récupérer au coup suivant ce que j’ai perdu au précédent, résultat, je suis +5 sur l’aller sans avoir l’impression de jouer à mon meilleur niveau, je suis juste calme et je ne prends pas de mauvaises décisions stratégiques.
Notre ami ghanéen s’amuse beaucoup, notre compère mexicain souffre beaucoup, il n’arrive pas à trouver quelque chose de positif dans son jeu, on essaye de lui redonner le sourire mais cela semble très difficile.

J’avoue que cela me dérange un peu parfois mais je ne peux vraiment pas lui en vouloir, je sais à quel point il est difficile de se maîtriser quand on est très exigeant avec soi-même.
En avant pour le retour.
Au 10 : par3. Fer7 bien relâché, il reste un putt de 2-3m, ça rentre, birdie, me voila à +4. Un tantinet sur un nuage l’allemand.
Au 11 je fais 3 putts histoire de me calmer et au 12 je fais un bon gros hook au départ mais je sauve le bogey.
+6 au départ du 13, je me dis que même si je ne fais que des bogey sur le dernier tiers je finirais quand même avec un score honorable.
Je suis donc assez relax.
Sauf que.
Allez savoir pourquoi puisque depuis le début de la ballade dans cette rencontre inter continentale, le chambrage bat son plein mais l’étiquette est respectée.
Sauf que, au 13, trou qui me réussissait à mes débuts (oui bon je sais, j’ai pas trente ans de carrière non plus) mais qui est de pire en pire au fur et à mesure que mon jeu s’améliore, au 13 donc petit grain de sable dans l’engrenage.
Légère tension interne, petite alarme de Paf, je change de club pour le bois3, mon ami ghanéen fait une petit blague sur la perte de temps que cela provoque, un chambrage comme on en fait tous depuis le début du parcours, mais Pif le prend au mot et je me lance sans respecter la routine.
Bingo, slice, arbre, youpi…
En un trou, je me retrouve à nouveau chez les E.A, je fais une croix magnifique sur un par4 de 275m qui peut se démarrer au fer4.
Mauvaise décision sur le 14 ensuite, je veux le green absolument au second coup, ça se termine par deux sorties de bunker très moyennes. Double bogey.
Bunker aussi au par3 du 15 mais je maîtrise les dégâts, bogey.
Driver au 16, dédicace mon cher Rod… Par.
Et que fais-je au 17 ?
La décision la plus intelligente du jour je crois.
Drive très correct sur le fairway. Impossible de toucher le green en deux sur ce gros par5 de 500m en montée. Je sors le bois3 quand même. Celui là même qui m’a aidé à faire une croix au 13 avec un slice dans les arbres.
Je slice donc dans les arbres et cela se termine par une nouvelle croix.
Enfin, par chance je ne ferais que bogey au 18.
Encore une zone tampon qui marque mon apprentissage et mon manque cruel de compétitions pour cette année.
Et oui, l’expérience c’est le seul truc que je ne peux pas apprendre en une journée en formation accélérée, je dois donc apprendre la patience et surtout apprendre à avoir de plus en plus de saines et lucides réactions après un mauvais coup.
C’est ce que l’on constate avec le temps quand on regarde les grands joueurs à la télé.
Ils sont bons car ils savent prendre de bonnes décisions coup après coup car comme l’a dit un grand joueur :
 « Dans une bonne partie on fait 5 bons coups au maximum, cinq fois la balle va vraiment où on a voulu l’envoyer, le reste du temps on gère les aléas »
Bon leurs aléas à eux ce sont nos meilleurs coups à nous…
Bref, encore une compétition riche d’enseignements mais aussi une belle partie de rigolade avec Nelson Mauriiice Monfort et son acolyte mexicain.

Direction le verre de l’amitié, voir l’encas de l’amitié. Pas faim sur le coup et je vais le regretter car au moment du café, Jean Amédée Benguigui nous propose de retourner sur le parcours vérifier si on peut le refaire en rigolant encore un peu plus.
Je propose une chouette et c’est reparti pour juste l’aller puis finalement les douze premiers trous, histoire de se rapprocher du clubhouse pour un autre verre de l’amitié.
Je conserve ma routine mais je joue plus « agressif » comme prendre le driver au départ du 1 par exemple.
Sur ce deuxième passage, je frôle d’un centimètre mon premier eagle puisque sur le 4, premier par5, bon driver qui termine 30/40m derrière le bunker de gauche, 20° en second coup, il reste une approche moyenne que je fais avec mon GW, bon spin, la balle freine bien, roule tout doucement vers le trou et stoppe au bord mais ne tombe pas.
Private joke :
Mon cher Superlent, celui là, il est pour toi
Au 7 je suis dans le par global avec 5 par, un birdie et un bogey.
Jeu solide et régulier, de meilleures décisions stratégiques, que du bon pour la prochaine compétition.
Je gagne la chouette dans un suspens terrible et hilarant jusqu’au dernier trou.
On retourne au clubhouse pour fêter ça, une bonne journée de golf de 10h…
Bilan de la journée, du golf de bon niveau, des rires de bon goût, de nouveaux compagnons de jeu et une routine qui se construit de façon bien plus efficace.
J’ai pris conscience que je dois être patient, la descente va arriver, l’index à un chiffre aussi mais je dois encore prendre de la « bouteille » et augmenter la fréquence des parcours…
J’ai aussi bien pris le temps de poser et finaliser ma réflexion sur mes futurs clubs.
Un mélange entre humilité et affectif…
Mais j’en parlerai plus tard car si je n’ai pu faire autant de parcours que je voulais depuis le début de l’année, vous imaginez bien que je ne vais pas pouvoir avoir cette nouvelle série de suite…
Patience, patience…
La vérité, c’était une bonne journée !

vendredi 2 avril 2010

PAS D’EAU POUR LES DEUX LOLOS…


Les giboulées de mars étaient prévues le premier avril par Météo France.
Évidemment on n’y a pas cru.
Et on a bien fait, la preuve…
Donc, sous le prétexte d’un rendez vous professionnel afin d’échanger sur nos choix respectifs en stratégies marketing, (c’est bien dit non, on y croirait presque) Laurent s’est décidé à venir visiter le parcours de Villennes avec…Laurent (ça va être simple), charge à moi de faire le guide de ce golf que je connais un petit peu (à peine)…


Rendez vous pour un départ à 14h12, faut savoir être précis dans la vie, le green keeper doit être un ancien de la SNCF, on se retrouve vers 14h03, beaucoup moins précis donc, pour gober un sandwich, taper 3 balles et en avant.
Soleil, ciel bleu, jolis nuages blancs, une honte pour les prévisionnistes de tout poil, sans doute des anciens de la pandémie de la grippe du héron cendré d’Andalousie bavaroise…
Je ne vais pas vous raconter le parcours trou après trou, ce serait un peu long tout de même.
Mais nous avons eu nos petits « OOOOOH ! » nos grands  « AAAARGH presque ! » et nos moyens « OUPSSS, je crois que je vais faire une provisoire »
Et comme je l’ai dis aux deux Lolos (permettez que je vous appelle Lolo ? oui ? c’est trop aimable, mais si, mais si, moi si on me surnomme Jéjé dans un texte, je me hérisse, alors j’aurai compris que non mais si c’est oui alors je suis ravi, je n’insiste pas), comme je l’ai dis donc avant la parenthèse enchantée (oui il est tard, je fais ce que je peux) étant un nombriliste acharné je passe le plus clair de mes textes à parler de mes coups et rarement de ceux des autres.
L’objectif du jour était de jouer offensif sans pour autant être bêtement agressif, en particulier avec moi-même.
Résultat très encourageant puisque je n’ai pas ragé en cours…de parcours.
Même pas au départ du 1 où j’ai décidé de planter la balle 10m après le départ enfant dans un bosquet à gauche ou quand j’ai sorti deux triple bogey de suite au 13 et au 14.
Rien, la voie du zen est en marche et plus rien ne stoppe son avancée inéluctable.
J’ai repris Ouaki, et boum ! 13 putts à l’aller et +6 en stroke avec un joli birdie au 2 (bois3, 60° et un long putt en descente) mais 18 putts au retour et +12 en stroke. Bon les deux triples y sont pour beaucoup…
Le petit jeu avec mon 60° version couteau suisse a fait des merveilles et en prime pas une seule fois trois putts.
Je savais bien que c’est le putter qui n’allait pas lundi…
Comment ça en plus du reste ?
Et le mode Pif et Paf commence a bien trouver ses marques, la routine devient plus régulière et répétitive.
Bon, aucune illusion, le système n’est pas encore sous contrôle ni en totale maîtrise…
Mais l’ambiance de jeu a été excellente, le plaisir a été au rendez vous, la gestion des ratés s’est bien passée et la mémorisation des coups réussis a fonctionné à pleins tubes.
L’avantage du cerveau d’un blond c’est le peu de capacité de stockage.
Il faut choisir.
Alors je vire les mauvais souvenirs et je remplace par des souvenirs de réussite.
Il faut savoir mettre à profit ses petits défauts…
Bon, Laurent, demande à Laurent quand est ce qu’on y retourne, sinon juste Laurent alors…
Prochain rendez-vous, le TFF, samedi.
L’équipe de l’an dernier est recomposée pour défendre son titre…
Les filles ? On s’y recolle !

dimanche 31 janvier 2010

KAMEL ET LEON...

Une pensée aujourd’hui suite aux entrainements du week-end.
Practice marathon samedi avec une dizaine de seaux.
Toujours ce même objectif de trouver le rythme du swing, l’incruster dans la mémoire physique à force de balles.
Parti pour faire la même chose ce dimanche.

Ce matin, mes amis de Villennes jouaient la dernière manche du premier tour de la coupe de Paris, match pour l’honneur car l’équipe n’a pas la moindre chance de passer ce premier tour.
J’ai choisi, après réflexion, et après réflexions (pas de polémique) de ne plus faire partie de l’équipe parce qu’en fait, d’équipe il n’y a point.
Une bande de copains ça oui il y a et c’est un vrai plaisir de les retrouver de temps en temps au practice.
Mais pas de vrais moyens pour créer une équipe digne de celles que nous avons rencontré l’an dernier lors des deux premiers matchs où j’ai participé.
J’ai bien rigolé en faisant les articles mais l’humiliation hebdomadaire, non merci…
Et comme j’ai choisi un objectif difficile, je me dois de m’y consacrer entièrement.

Donc ce dimanche, practice marathon pensais je…
Mais non.

En arrivant, je vois Kamel, un joueur très connu ici.
Index à 6, très assidu au practice, très sympathique, calme et posé, un exemple pour moi quand je le vois s’entrainer.

Il me salue chaleureusement, je m’installe à coté de lui encouragé par sa gentillesse naturelle et je commence mon échauffement en essayant de copier son calme et son rythme de jeu.
Il ne fait pas du tout comme moi, à vider les seaux à la vitesse d’un lanceur automatique tels ceux qui équipent certains courts de tennis.
Non.
Une balle, un objectif, une routine, un coup.
Posé le gars…

Alors quand il me propose de me joindre à lui pour faire quelques trous sur le parcours, je saute intérieurement de joie et je me dépêche de finir mes balles !
Mais non, il me demande de finir tranquillement, s’installe en arrière et observe mon swing, m’encourage et me donne ses impressions après. Son regard est juste et aiguisé, cela me conforte dans le fait que l’entrainement sur le parcours va être bénéfique.

On se dirige donc vers le départ mais il y a du monde.
C’est Dimanche, soleil, va falloir ruser, direction le départ du 3.

Ce qui est impressionnant quand je vois Kamel jouer c’est qu’on a l’impression de voir un joueur de poker. Il a un très gros contrôle sur lui, un coup manqué n’a aucune prise sur son humeur. Je copie sans vergogne cet état d’esprit et cela me réussit, c'est à dire que je ne le retarde pas dans son parcours.

Oui il y a des fans qui copient les pas de danse de leur chanteur préféré, moi je copie les routines des bons joueurs…

On va faire le par5 à suivre mais ensuite on part directement au 10 car il y a un bon gros bouchon à partir du 5.

je joue avec deux wedges désormais, je teste la combinaison et cela se passe bien car je n’ai pas d’hésitation dans le choix du club dans le jeu court. J’ai repris Ouaki et je suis très agréablement surpris du résultat depuis que Vincent a changé le grip.
Mon putting est plus « agressif » et mieux contrôlé car ce putter a un gros répondant à l’impact, mon backswing est donc plus court, son contrôle est donc plus simple.
Et les putts rentrent, les lignes sont bien lues, c’est fou comme le calme a comme avantages !

En partant vers le 13, on croise deux amis de practice alors nous voila 4 au départ pour finir le dernier tiers et le calme reste.
Par et bogey en général, le score importe assez peu mais je constate avec plaisir que le mimétisme m’est vraiment profitable.

Petit nous avions les légos, plus grand nous avons l’égo.
Je reste dans le premier statut et je m’amuse.

Un départ raté, tant mieux, je vais pouvoir travailler mon recovery !
Un drive topé, tant mieux je vais pouvoir jouer mon bois3 du fairway, pour info ce cas m’est arrivé au pas gentil par 5 du 17 et s’est conclu avec un birdie !

Et bien moi je dis, merci Kamel pour m’avoir servi d’exemple sans le savoir !

Conclusion : il faut trainer avec les Jedï quand on est un Padawan…

lundi 30 novembre 2009

ON A GAGNÉ !!!! …

…MAIS QUE NOTRE MATCH…


Tout de même, passer de 21-0 à 18-3, c’est une vraie progression non ?
On va dire que si…
Donc, Coupe de Paris, match de poule numéro 2, Villennes, notre club sélect à nous qu’on a, recevait l’équipe de Domont.
Encore des « Winneurs », avec une stratégie et tout plein de joueurs motivés pour en sélectionner douze.
Mais fort sympathiques au demeurant, on a bien rigolé, que ce soit au départ du 1 où tout le monde était présent, comme sur le parcours avec nos partenaires mais néanmoins adversaires du moment.
Nous, on est douze et pour la seconde fois de suite, là est notre première victoire du jour.
Deuxième victoire, notre capitaine a le don de faire stopper la pluie malgré les prévisions de météo France et ça, c’est tout de même remarquable.
Premier bémol, si jamais le tiercé se jouait sur Villennes, les commentateurs parleraient sans doute de la pouliche « Durillon qui pique pas » qui aime le terrain gras et sera donc avantagée sur ce parcours de 5625m en steeple chase.
Mais point de pouliche, juste des chariots trois roues qui vont récolter avec application le long travail d’aération de notre élevage personnel de vers de terre, à fond dans le slogan : « travailler plus pour aérer plus »…
Bref, heureusement que le golf se joue avec des balles qui volent parce que les rares qui ont roulé, par inadvertance ou lors de tops aussi sauvages qu’involontaires, n’ont pas roulé très longtemps…
Retrouvailles avec Paul, mon partenaire.
Direction l’entrainement, moi c’est deux sucres dans le café.
Hé ho, deux secondes quand même, la concentration et le mental ça compte !
Et pour cela un petit café bien au chaud pour causer stratégie c’est important…
La stratégie du jour est simple, pas à l’aise pour démarrer, je demande à Paul si cela ne le dérange pas de commencer, Paul, que peu de choses dérangent au final accepte de bon cœur cette stratégie longuement réfléchie, c'est-à-dire le temps de touiller le café.
Les deux équipes sont au départ du 1 pour encourager ceux qui partent, les 6 simples en premier et ensuite les trois doubles.
Donc, en toute logique, il reste quatre zozos à la fin des 8 départs.
Nos deux partenaires et nous…
Pas de pluie donc mais un bon gros vent bien franc, Paul a un draw naturel, ce qui tombe très bien pour le premier départ où il va falloir amorcer le dog leg gauche contre le vent.
Cela se passe bien, on gagne le trou sur le putting, 1up. Au 2 les deux départs sont passables, on s’en sort mieux ensuite, 2up. Mauvaise gestion de jeu et Paul pas encore dans le match, nous voila all square à la fin du 4, puis 1down, on partage le 6, on gagne le 7, on partage le 8, on gagne le 9, 1up à la fin de l’aller donc.
On se tient sans sortir un jeu de grande qualité mais sans faute grave non plus, on travaille notre communication et le duo fonctionne de mieux en mieux.
À bien y réfléchir, on ne se sent pas foncièrement menacés par nos adversaires.
Sur le papier ils sont un peu mieux classés que nous mais bon, entre 12 et 16, il n’y a pas une énorme différence de niveau, cela reste un niveau de joueur correct, capable de mauvais, voir de très mauvais coups. En fait, on tire profit des erreurs de chaque camp, et là on en fait autant d’un coté que de l’autre depuis le trou 4.
Un avantage au putting, un peu plus solide chez nous puisque nos adversaires donnent quasiment tout le temps le second putt.
Le petit avantage va être conservé jusqu’à la fin du 13, on perd le 14 sur le putting, on partage au 15.
Départ du 16, all square, voici venue la période où le moindre faux pas peut coûter cher…
Le 16 est un dog leg gauche, court, bunker devant le trou. Pas de grande difficulté, le green est plutôt large. Honneur à nos adversaires, bon drive sur la piste, je suis en confiance avec le driver, ça part bien, plus à droite que je ne l’aurais voulu, petit rough, balle plus haute dans le début de la pente des buttes. Plus loin quand même donc nos adversaires débutent le second coup. Balle trop forte qui dépasse le green largement. Je suis assez loin de Paul et dans ma tête j’ai envie de lui dire : « assure l’approche, ne prends pas de risque, le lie est mauvais, vas y cool »
Mais Paul semble décidé, il regarde plusieurs fois le drapeau, je vois son swing de loin, rythme impeccable, la balle monte bien, la trajectoire est bonne, elle retombe à deux mètres du drapeau.
C’est son coup du jour, pas forcément le meilleur de tous les coups qu’il a fait aujourd’hui, non il y en a eu d’autres, mais celui là a plus de poids sur nos adversaires, bien plus, le bon coup au bon moment, quand l’autre équipe a fait une faute.
Grâce a ce coup, nous démarrons 1up le 17, le célèbre par5 interminable et en montée avec son green à double plateau, drapeau en haut aujourd’hui.
Paul ouvre le bal, la balle s’ouvre une trajectoire trop à droite, rough juste devant les premiers arbres de la petite forêt qui borde le hors limite à droite, ouf !
À leur tour, balle fusée basse qui part à gauche, cogne violemment un arbre et revient sur le fairway, 40m derrière notre balle.
Nicolas, un joueur de notre équipe qui a joué en simple nous a rejoins pour assister à la fin du match, je pars avec lui vers mon coup à jouer pour inspecter le lie, pas terrible, les branches m’empêchent de me tenir correctement, cela va être une sortie bricolage.
Je n’ai pas vu, mais nos adversaires viennent de jouer, je ne sais pas où est allé leur second coup. Je ne réussis qu’à sortir la balle pour la rendre jouable pour Paul qui prend son bois 3 avec confiance. Deuxième coup du jour, superbe fade qui traverse la seconde partie du fairway pour tomber après les bunkers de gauche, un peu en avant des poteaux des 135m.
Nous partons vers cette balle, croisons nos adversaires qui rentrent dans la forêt de droite, leur second coup a raté, leur sortie est très compliquée. Ils réussissent tout de même à revenir sur le vert et rejouent le vrai second coup. Ils se retrouveront à 110m du drapeau, bon coup de fer à suivre mais court, la balle atterrit contre la butte et redescend le green.
À mon tour.
Il y a un arbre aux branches bien hautes qui débordent sur le fairway, devant le green, drapeau à 150 facile, vent de face, en montée.
Le coup de bois3 de Paul m’a motivé, je prends le fer6, et lui demande de vérifier mon alignement.
On a fait cela quelques fois histoire que je ne me pose plus de questions parasites au moment de faire le coup et à chaque fois mon swing était relâché et bien placé alors on refait le numéro pour ce coup important.
Il y a quelques personnes autours du green, les parties précédentes terminées ramènent les joueurs qui viennent supporter les partenaires qui n’ont pas fini.
Les derniers partis sont donc les mieux accueillis au final.
Je regarde cette branche, elle est sur le chemin mais je ne devrais pas la toucher si le coup est bien exécuté. Pour ça j’ai besoin de Paul pour me rassurer sur ce maudit alignement semeur de trouble et de doute.
Et là, la balle, comme dans un film, droite, volontaire, prenant de l’altitude, luttant contre le vent sans perdre sa vitesse ni sa direction, file vers le drapeau.
Je lui parle, lui demande de passer au dessus de cette branche puis de cesser d’avancer, de retomber. Et elle écoute (pour une fois !), je vois les spectateurs lever le pouce vers le ciel, je crie un « YES !! » intérieurement, flairant le coup réussi et nous avançons vers le green, la victoire commence à pointer son nez et à sentir bon.
Effectivement, la balle est dans la ligne du drapeau, derrière à deux petits mètres, eux sont en bas du green avec un coup de retard, puis deux coups après l’énorme et complexe putt de remontée et trois coups quand leur dernier putt termine à quelques centimètres du trou. Paul fait le putt pour le forme, victoire 2&1, la seule victoire de Villennes aujourd’hui mais pour notre petit duo c’est une vraie grosse joie que nous partageons avec nos très fair play adversaires, la partie a été équilibrée, sportive mais surtout pleine de sourires et de rires et cela compte beaucoup pour prendre plaisir dans ce type de match délicat.
Il est tout de même 16h quand nous arrivons au club house.
L’heure du quatre heure, entrecôte frites pour tout le monde !
Grande tablée, dans le style troisième mi-temps de rugby, les deux équipes mélangées qui se racontent les exploits et les monstruosités golfiques du jour.
Quelle belle façon de terminer cette journée de Coupe !
Dimanche prochain, ça recommence.
Sans doute un peu plus froid encore, sans doute encore du vent, peut être n’échapperons nous pas à la pluie cette fois ci…
Mais j’espère que la journée sera aussi belle que celle-ci !

samedi 17 octobre 2009

BON DEBUT…

Aujourd’hui y’avait match.
J’aime bien dire ça, ça fait joueur de foot…
Je n’aime pas trop le foot, la balle est trop grosse, y’a pas de trou et y’a plein de joueurs sur le fairway.
Donc y’avait match, Villennes contre la Queue les Yvelines.
Stabbleford, on garde les 8 meilleurs scores et on additionne.
L’addition a été salée pour nos invités car nous gagnons avec plus de 40 points d’avance.
Pour mon cas personnel à moi tout seul, bah oui c’est mon blog d’abord, j’ai partagé une partie très agréable en compagnie de deux séniors, Michel et Gérard, devant nous trois escargots qui vont nous porter sur les nerfs au retour.
Je pense qu’ils avaient en plus un entrainement en vue du championnat du monde putting ou quelque chose dans le genre sinon je ne sais pas comment expliquer le fait qu’ils passaient au moins 3mn pour un putt de moins d’un mètre…
Cela fait quelques temps que je n’ai pas fait de parcours, ni même d’entrainement. Je fais deux ou trois seaux avant le départ, je teste mon Ouaki surtout et le wedge fait par Vincent.
Le temps de saluer les Gentlemen qui sont venus faire une compétition de fin de saison et il est temps de prendre le départ.
Magnifique coup punché involontaire avec le 20° qui part tout droit mais reste sur le fairway.
Totalement détendu, je ne m’énerve même pas (si je vous jure !), un coup après l’autre, le plaisir de jouer avant tout car cela fait bien longtemps que je ne me suis pas retrouvé « sur le vert » comme on dit outre-Atlantique.
Je joue à 80%, en sécurité, fer9 à suivre, green en régulation et deux putts, le par sans une réelle difficulté, ça passe avec une routine posée et régulière.
Par au 2 avec green en régulation et mise en jeu sur le fairway, par au 3 avec green touché en 1 sur ce par3, par au 4 avec green en régulation et mise en jeu sur le fairway, par au 5 avec départ à droite bien repris avec le 20° qui prend l’entrée de green, par au 6 avec…oui c’est presque une routine à raconter.
Je ne me sens pas sur un nuage, juste détendu, routine inchangée, un coup après l’autre et étrangement cela fonctionne.
Ça parait simple le golf finalement !
Au 7, grosse mise en jeu, petite approche au drapeau, voila un birdie.
-1 en stroke au 7…
Ne pas faire attention au score, surtout pas…
Les escargots de devant commencent leur cérémonial du putting, on attend bien 10mn après la mise en jeu, je me laisse aller à l’impatience, double bogey.
Bien fait…
Green en régulation au 9 mais trois putts, ça arrive…
+2 sur l’aller sans avoir eu la sensation de faire des exploits (je dis cela sans prétention aucune, juste jouer avec un seul neurone qui fonctionne, ça paye !) et 15 putts, le putter est adopté à l’unanimité mais à une voix d’écart c’était juste !
En plus il est rigolo, il fait un petit « Ping ! » quand il touche la balle.
Un rien m’amuse je sais…
Le retour sera beaucoup moins bon.
La faute m’en incombe (je l’avais encore jamais mis ce verbe et cela faisait longtemps que j’attendais !) car je me suis laissé aller dans mon impatience vis-à-vis des escargots devant.
Par, bogey, double bogey, par, par, triple bogey (le par3 maudit a eu sa revanche), bogey, double bogey (mise en jeu totalement ratée et beaucoup de difficulté à remonter cette satanée pente du par 5) et bogey pour finir.
+10 sur le retour et 18 putts, pas forcément déçu car beaucoup d’erreurs dues au manque de concentration, surtout au putting.
Pas de problème technique réel sinon de petits soucis avec les poignets car j’ai eu du mal à bien les casser en rythme.
Bilan très positif donc avec 41 points net et un index qui continue à descendre pour arriver à 15.2.
Bientôt de vrais match d’équipe en match play, quelques bons rendez vous d’ici la fin de l’année, cela va me permettre d’espérer descendre encore un peu avant la pause hivernale.
Enfin, pause pour les compétitions, pas pour le jeu !

lundi 21 septembre 2009

ENTRAINEMENT À RALLONGE…

Dimanche 20 septembre en direct de météo France : Risques d’orage.
Un petit entrainement sur la rotation tout de même.
Quand bien même je n’en ferais qu’une heure, le but est de conserver un rythme régulier d’application de la rotation et du swing du corps tout entier.
Surprise, Mister 1up, Fred pour les intimes, m’a prévenu qu’il serait là bas pour s’entrainer lui aussi.
Arrivé à 14h, Fred est déjà là, semblant se battre avec un swing qui n’a plus l’air en place.
Hier a été une journée noire pour lui, aujourd’hui séance d’exorcisme.
Malgré ma petite expérience, (surtout de par ma petite expérience plutôt) j’ai déjà vécu cela et il est vrai que c’est plutôt très désagréable comme sensation de plus savoir ce qui ne fonctionne pas.
Quand on ne slice pas, on gratte et quand on gratte plus, on tope.
Le pied quoi…
Une des choses importantes à noter au golf est que l’on ne se voit pas jouer en direct. Évidence certes mais point important tout de même car quand cela ne va pas, il peut être utile d’avoir un ami sous la main qui observe parfois, cela peut rendre service.
J’observe donc, nous discutons des divers soucis, nous échangeons nos petits trucs du moment, bref, petit regain de confiance mutualisé, beau temps persistant, direction le putting green après avoir réservé un départ histoire de finir l’exorcisme correctement.
Bon c’est dimanche, le golf promenade bat son plein à 15h30, on est deux, on démarre avec l’idée de faire le maximum de trous avant que météo France finisse par avoir raison.
Fred a l’honneur cela va de soi, driver au départ du 1, pourquoi pas si la balle tourne car les arbres ne sont vraiment pas loin.
La balle tourne, draw d’école de plus de 240m qui termine à hauteur d’un mini pitch au wedge, à la bourse du golf l’action « Confiance en Soi Corporation » prend 3 points à l’ouverture !
J’aligne une balle tendue au 20° pour couper le dog leg, youpi ça passe !
À la bourse du golf, l’action « Émulation Group » prend 2 points !
Départ du 2, le groupe de 4, madame, monsieur et le chien (???), fifille en minijupe et sans doute le gendre du jour ont dû voir les balles arriver pendant leur putting, décident de nous laisser la voie libre pour continuer.
En général, (ceux qui ont vécu cette politesse confirmeront) on rate de façon magistrale le coup suivant devant le groupe poli qui se dit soudain : « on n’aurait pas dû ! »
Que nenni, le Fred nous rejoue la scène 1 de l’acte1 au driver, je suis au bois3 et ça passe aussi, on passe donc, torse humblement bombé, le sourire affable pour aller jouer un coup de wedge et filer au 3.
Joseph, fait un départ plus joli que le notre, nos balles sont gentiment à gauche en surplomb avec un drapeau méchamment à droite en sous plomb (oui je sais mais j’aime bien)…
Joseph ?
Quoi joseph ?
Bah c’est le monsieur qui nous a rejoint à la fin du 2, je vous ai dis qu’on avait décidé d’aller vite, on est parti 10mn avant l’horaire, suivez un peu !
Donc Joseph, la soixantaine épanouie, un faux air de champion espagnol bon vivant, va nous accompagner sur les deux tiers du parcours et que si à son âge, on pouvait jouer pareil et bien qu’on serait déjà bien content.
Bref, départ du 4, le Fred continue ses drives impeccables et moi par soucis d’originalité je décide de faire une trainée sauvage 30cm devant le tee, vous savez la trace qui dit que tu aurais comme qui dirait prit légèrement ta balle avec le bas de la tête du driver pour ne pas dire autre chose…
Bref 150m grâce à un sol plus proche du béton que du gazon, un bois3 du fairway, allez savoir pourquoi, en général je n’ose jamais, bingo je rattrape le retard et j’enquille au PW ensuite pour dépasser le trou mais pas grave, cotent quand même.
Tout se passe donc bien, les pars, les bogeys, les pars, les bogeys, on se retrouve à réaliser sans doute la meilleure carte de l’année sans avoir l’air d’y penser…
Au 10, je regarde et je compte, 4 pars et 5 bogeys, +5 donc en stroke, Fred doit en être à +2 à mon avis. Il a un index autours de 10.5 je crois et moi 16.6, on peut dire que tout va bien et sans stress.
L’émulation fonctionne, les petits conseils aussi, Joseph ne fait pas la troisième roue du vélo, loin de là, plus personne derrière et on ne pense pas trop aux deux de devant qui semblent avoir perdu les piles du chariot et on continue joyeusement.
Joseph nous quitte donc au 12, il rejoint le parking et nous continuons au 13, le fameux 13 et son hors limite à gauche, son couloir de bus au centre et sa distance réduite.
On ne change rien au programme, Fred drive plein centre, je crois qu’il n’a pas raté une seule mise en jeu depuis le début et moi j’envois mon 20° comme je me l’étais juré la dernière fois que j’ai fait une croix sur ce trou tout bête et perfide.
Au 14, n’étant pas à l’abri d’un bon coup, mon drive arrive à hauteur du chariot sans pile, les deux demoiselles qui nous laissent finir et nous entamons la suite et la fin du parcours seuls au monde.
Le ciel est un peu noir, le vent est un peu levé, et si météo France avait fini par avoir raison ?
Le 15 se passe bien, le par avec un putt d’1m50 en descente et pas droit, ça vaut cher si ça passe à coté là-dessus.
Le 16, drive de vous savez qui, le 17, météo France a raison c’est sur, vent bien fort, de face sur un par5 en montée, nickel, ciel un peu noir, reste deux trous, on se lance, enfin surtout le drive de Fred, moi je refais le drive du par 5 du début, même trace…
Même bois3 derrière, l’action « Synergie, Émulation and Brother » grimpe en flèche !
Le vent reste costaud, hybride, draw, green en régulation, je prends, je le prends comme ça tout les jours même !
Des gouttes pour l’arrivée au 18, on envoie le premier coup mais pas le second, on choisit de finir sur un jogging douche vers les practices abrités.
Fred me dit qu’on en a pour un bon ¼ d’heure et ensuite ça ira, on reprend le chemin des voitures ¾ d’heure plus tard, Je veux bien dire qu’il a fait la plus belle carte de l’année mais pour l’estimation météo ce n’était pas ça, que voulez vous, tout parfait cela aurait manqué de charme…
L’essentiel est que l’on a parcouru les 18 trous en se faisant plaisir, en sortant un jeu solide et sur, que l’exorcisme se soit bien passé et que ma rotation se soit bien ancrée encore un peu.
Bon, ça fait un entrainement de 7h au lieu des 2 initialement prévues, mais des entrainements comme ça j’en veux bien un par semaine !