dimanche 12 septembre 2010

LES SERRES DE L’AIGLE…


Un peu au pied levé, un peu à peine sorti de ma nuit, me voila ce samedi matin aux premières heures de l’aube, sur le territoire de l’Aigle, oiseau de proie qu’il ne faut quand même pas prendre pour une buse.
Une compétition organisée par les TECH'S, cela faisait quelques temps que je n’avais eu le plaisir de retrouver les amis du forum sur lequel ce petit blog est né…
Nouvel index de 13.4, 16 coups rendus, visiblement pas de difficulté insurmontable comparé à l’Albatros, un peu de travail sur le swing, un peu de wedging, un peu de putting et en avant tranquillement…
Décontracté, départ blanc comme les grands maintenant, j’envoie un bon coup de poignet dans la descente, une balle de con tractée en pull sur le fairway d’à coté.
J’y vais toujours cool, il fait beau, le ciel est bleu, les compagnons de jeu agréable, pas raison de s’énerver.
Visiblement pas de raison de se concentrer non plus, double bogey d’entrée.

Puis 4 bogeys de suite, principalement à cause d’un second coup aléatoire et d’un petit jeu de récupération plus que moyen et comme mon taux de réussite à 3m au putting n’est pas de 100%...
Puis 3 pars de suite, pas de super qualité mais je ne fais pas la fine bouche, j’arrive devant le 9 à +6, toujours relax, pas vraiment préoccupé, je suis limite en dilettante et je ne vais pas tarder à payer…
Je n’ai pas cherché à automatiser au practice mes nouveaux enseignements, parfois je tape juste parfois j’ai tout faux mais jamais je ne m’en inquiète vraiment, convaincu qu’à un moment le jeu allait venir, les birdies 
aussi…

Ouais…
Bien sur…
Au 9 après un drive à droite, j’ai un fer6 à jouer, je m’aligne mal, je cogne, hors limite à gauche du green. Triple bogey. Au 10, H4 au départ qui tombe un peu en avant du green sur la gauche cette fois ci, ça se termine en double bogey.
Et hop je passe de +6 à +11 en deux trous…
Bogey au 11, par au 12 et au 13 et encore bogey au 14.
Alors qu’au 14, par exemple, j’ai envoyé un bon gros drive sur ce par4 de 380m puisqu’il me reste un PW à jouer mais je manque le green avec le même coup de poignet que j’ai fait avec mon drive au 1…

Je retiens bien mes leçons semble t’il…
Heureusement que l’ambiance est bonne.
Allez il est temps de se reprendre en main !
Nous voici au 15, par 5 plutôt simple, parfois touchable en deux si le drive est bon.
Je suis +13, je n’ai pas encore entamé mes coups rendus, tout va bien, il est temps de faire le birdie du jour !
Et hop, un drive en chandelle !
Au bord du hors limite.
Bon on va gérer le par tranquillement.
Et hop une gratte !
Et une seconde !
Allez un peu de lucidité, bois3 joué dans le rough pour faire un superbe hook qui file en hors limite…
Une démonstration de stratégie implacable…
À jouer sans filet de protection depuis le début, il fallait bien que ça craque.

Bon allez, pas de panique, 6 points à faire sur les 3 prochains trous pour finir dans la zone tampon.
Un double bogey au 15, un bogey au 17, un bogey au 18, tiens ça ne fait que 5 points ça…
Conclusion simple :
C’est parce qu’on réussit à casser son index sur un parcours difficile qu’on jouera mieux encore sur un parcours facile !
Et oui, il n’y pas beaucoup à enlever pour passer d’humilité à humilié…
Une bonne petite leçon à méditer pour lundi ça…
N’empêche qu’au 19ème trou, Yann et Rod y z’ont rien fait qu’à m’énerver avec leur plâtrée de frites !

mercredi 8 septembre 2010

LUNDI C’EST RAVI AU TEE !...


Après une petite promenade rassurante samedi à Villennes, il était temps de passer aux choses sérieuses, l’Albatros…
Les « lundi du National », épreuve réservée aux maso désireux de commencer la semaine avec une grande claque.
Même pas de jambon en prime.
Comme ça on n’est pas déconcentré…
Je partage la partie avec un 17 et un 2.9 d’index.
Bon on va passer vite sur le 17 qui ramasse sa balle au 2 parce qu’elle est à 3cm du trou et qui ne finira même pas la notation de son propre score…
On s’est regardés avec Mister Two au sortir du 2, j’ai aimablement prévenu Mister Seventeen que je n’étais pas fana du « handwedge » et tout s’est bien passé ensuite…
Attardons nous sur le Monsieur 2.9 d’index, un chouillat au-dessus des 2m ce qui est très pratique car il saura avant moi s’il pleut et pourra donc me prévenir.
Mais surtout, je vais voir « in situ », comme on dit dans les milieux autorisés, comment on joue l’Albatros à haut niveau ce qui me parait très motivant à condition que l’on sache, que l’on accepte que l’on ne pourra pas tenir son rythme ni jouer son jeu.
Mais jouer en sachant que c’est possible cela donne la pêche !
Petit résumé succinct des erreurs à éviter la prochaine fois.
Alors go !
Le 1, par 4, 315m
Bonne mise en jeu au 20°. Le second coup, un PW trop appuyé qui dépasse le mât, la peur de l’eau sans doute. Bogey.
Le 2, par3, 165m
Départ avancé en bas (???) le second coup mal géré. Je ne suis pas loin du green sur la droite et sur le fairway, le drapeau est tout à droite du green donc peu de place avant et peu de place après, trop de rough pour prendre le putter, j’ai joué le SW, mou, la balle ne fait pas de spin et roule gentiment à la flotte. Était ce le bon club ? À la base l’erreur première a été d’attaquer le mât au lieu du green…
Double bogey.
Le 3, par5, 440m.
Bon drive vent léger de face et là c’est le piège car la distance au green ne dépasse pas 200m alors la tentation a été trop forte, j’ai sorti le H4… rough devant l’arbre…
Ensuite j’hésite entre lober l’arbre car mât totalement à droite comme souvent ou juste poser la balle sur le green et jouer un putt de 10m au moins pour un birdie osé mais un par facile… je gratte le lob…Bogey.
Le 4, par4, 360m.
Vent de face encore, drive correct mais court dans le rough à gauche. Pas revenu à la raison je tente la régulation au 20°…Fer et approche putt auraient été à mon avis préférables. Bogey.
Le 5, par4, 335m.
Le vent pousse un peu. Bois3 bien topé ! Balle perdue sans avoir dépassée les rouges !
Là j’ai joué petit bras après réflexion, j’aurai justement du y aller au drive car même court j’assurai une forte probabilité de régulation. La prochaine fois je l’attaque celui là ou je ne cherche pas à jouer le bois3 comme un driver de sécurité…Double bogey.

+7 au 5, bon… Je reste cool, l’ambiance avec le géant vert est bonne, on discute wedge, je profite juste pleinement du plaisir de jouer l’Albatros comme si on était les seuls dessus…
Le 6, par4, 300m.
Toujours dans le sens du vent, ce coup ci « j’assume » mon choix et joue mon 20° pour faire une distance de 20°. GW pour la régulation, la ligne de putt est bien lue et bien attaquée, birdie !
Le7, par4, 380m.
Deux coups rendus alors pas d’affolement. Drive sur plateau, vent droite gauche alors je ressors le 20° en confiance cette fois ci car je me souviens l’avoir bien joué lors de ma partie avec Tigrod à ce même endroit ou presque, la balle est un peu à droite du green, approche trop timorée au SW, un restant de crainte du coup du 2 sans doute. Bogey.
Le 8, par3, 170m.
Le vent est favorable alors je prends le fer5. Mauvais choix, trop sécuritaire, je suis derrière le green. Le lie est bon, je prends le putter, bon choix. Par.
Le 9, par5, 490m.
Vent favorable toujours. Drive trop appuyé qui slice, limite un bois3 relâché aurait suffit. Là je joue sagement le GW pour sortir des ronces. Mât au fond donc 30m de green au moins. Je mesure 180m donc 150m entrée de green avec vent favorable, fer6 relâché, bon choix je suis centre green. Par.

Aller en +7 avec départ très moyen mais le calme, un bon putting (15 putts) et regarder Mister Two assurer m’ont aidé à rester dans les clous.
Direction le retour !
Le 10, par4, 305m.
Vent de face maintenant. Détendu et amnésique je prends le bois3. J’ai réussi à oublier les coups ratés avec ce bois et tout se passe bien. Je retiens un aspect de ma routine qui consiste à ne pas perdre de temps à lancer le swing une fois en place, bonne habitude à conserver. Fer8 en contrôle car le green est haut. Régulation et Par.
Le 11, par3, 135m.
Vent de face donc fer7 mais j’appuie trop en cherchant le mât complètement à gauche, dans le rough. Encore une fois, trop timoré avec le SW, ça se termine avec un double bogey vraiment stupide.
Mais c’est comme ça…
Le 12, par4, 345m.
Le vent pousse un peu, le drive passe la butte et me voila avec le GW dans les mains et une belle erreur mentale : « ne cherche pas le drapeau !»
D’après vous Pif m’a emmené où ?
Rough de droite en effet…
Petit énervement quand même, heureusement j’évite la catastrophe. Bogey.
En attendant le géant vert, des blancs, a planté Ze drive, sa balle est contre la butte sous le green…
Ça calme…
Le 13, par4, 350m.
Tarif de groupe on est tous les 3 à la flotte ! Drive slicé avec vent contre, le choix du club était bon mais joué trop en tension. Catastrophe évitée, Bogey.

Conseil : ne pas oublier d’être amnésique.
Oui je sais c’est aussi profond que « le mental c’est dans la tête » mais je me comprends…
Le 14, par5, 440m.
Vent favorable, driver relâché, je n’ai donc pas oublié de pas me souvenir, balle basse et puissante, bien compressée, qui roule en prime et stoppe contre la butte tout en haut du « premier » fairway.
Forcément ça facilite le second coup. Fer7 tout aussi relâché pour juste chercher le centre du green, ça se passe bien et me voila sur le trou maudit parmi les trous maudits avec un putt pour Eagle !
Que je rate de peu, pas assez attaqué mais fin de la malédiction : Birdie !
Le 15, par4, 345m. HCP 1.
Deux coups rendus donc sage, le bois3 risque d’être trop long alors 20°. Le bois de l’île est à 130m, le mât à 160m, fer6 bien touché, bien droit, mal aligné, placement trop rapide. La suite est tout aussi glorieuse, Double Bogey.

Pas grave, deux coups rendus, amnésie de la frustration en mode actif.
Le 16, par3, 140m.
Comme au 8, un club de moins aurait été suffisant, approche bien dosée au SW (ouf !) qui tape le mât, putt de 20cm. Par.
Le 17, par4, 400m.
Faut envoyer et je reste en tension, manque de lucidité de fin de parcours. Fer8 sage pour revenir en jeu et PW pour le green en régulation de par5 car si le drive n’est pas exceptionnel ce par4 est un par5 et puis c’est tout !
Bon d’accord…Bogey…
Le 18, par5, 430m.
Bon drive mais mauvais alignement, faut réviser une lucidité plus durable ! Bunker, mauvaise sortie donc je me fais une raison, je me place pour mieux attaquer le green en 4, deux putts. Bogey.
+7 au retour avec 15 putts, mon meilleur retour ici, pas de craquage intempestif, juste un travail constant sur un état d’esprit plus lucide dans mes choix.
Cela n’a pas forcément toujours fonctionné mais en tout cas cela m’a permis de rester calme et c’est ce qui compte ici…


+14 au total, nouvel index à 13.4 avec la sensation qu’il y a encore une marge de manœuvre.
En travail de motivation, j’ai fait mon eclectic Albatros, +3 en additionnant les 5 compétitions officielles…
Donc oui, il y a une encore une marge de manœuvre.
Le géant vert finit avec un beau +4, il m’a souvent servi d’exemple mais je n’aurais pas toujours un tel joueur avec moi alors la prochaine fois, je devrais compter sur moi.
Un nouveau défi à venir !
Ça tombe bien c’est lundi prochain…
J’attends vos critiques, suggestions et avis avec plaisir !

samedi 4 septembre 2010

JAMAIS DEUX SANS TROIS…



Et voila, la dernière des trois séances de deux heures de cours avec appuis vidéo de Yan est terminée et il est temps d’en faire le bilan.
Globalement, j’ai complètement revu mon swing.
Et je peux l’utiliser de suite…
J’ai souvent entendu des joueurs m’expliquer qu’après quelques leçons, il leur fallait une longue période d’adaptation où leur swing n’était pas encore « fonctionnel ».
Je l’ai déjà vécu aussi mais cela n’a pas été le cas avec Bosley.
Et je crois que c’est grâce à la vidéo.
J’ai pu  « fixer » rapidement les nouvelles sensations physiques parce que j’ai immédiatement « vu » ces sensations…
Qu’ai-je pu fixer durant ces 6 heures ?
1/ Avoir une routine stricte sur le placement à l’adresse.
2/ Au démarrage du BS, faire partir la pointe de la tête du club en premier.
3/ Le bras gauche « domine » la montée pour contrer un BS « Inside ».
4/ Poids sur la jambe arrière au BS.
5/ Attention à l’overswing.
6/ « Magic Move » à la transition avec le poignet gauche qui se « place » pour le DS.
7/ travail déconnexion des hanches et des épaules, les hanches laissent l’espace pour les bras.
8/ Mains devant le club dans le DS, pas l’inverse.
9/ Release à l’impact, compression de la balle.
10/ Relâchement dans le finish.
Ça a l’air complexe comme ça mais en ayant visionné chacune de ces étapes, ratées et réussies, j’ai gardé la sensation physique quand l’action a été réussie (oui c’est préférable plutôt que le contraire) et je sais maintenant « en moi » quand cette action est réussie en dehors du cours.
Ce week end, practice et parcours test pour valider ces 10 étapes que je vais me noter afin de les garder à portée…

Non parce que 10, même si je sais les faire, encore faut il que je me souvienne de les faire !

Au boulot !

Yan, j’espère pouvoir vite retourner profiter de ta pédagogie technologique !

Merci encore, mes prochaines performances se feront grâce à toi !