lundi 18 octobre 2010

[ ( 4 x 20 ) + 2 ] : 32 = 0.1…


Bien sur que si cette équation est juste, il suffit juste de préciser les unités de chaque variable…

4, c’est le nombre de degrés Celsius au dessus de 0.
20 c’est la vitesse du vent exprimée en km/h.
2 c’est le nombre d’heures de sommeil la nuit d’avant.
32 c’est le nombre de points en stabbleford net obtenu et enfin 0.1, le résultat, c’est en dixième de point d’index à ajouter à l’index au départ du trou n°1.
Facile les mathématiques golfiques !
TOUT LE MONDE CHERCHE LA BALLE SVP !!!
Bon les deux heures de sommeil déjà ce n’est pas du plus grand sérieux mais il y a parfois des choses que l’on ne maîtrise pas totalement…
Par contre, arriver au golf avec un petit col cheminée et un polo quand il y a 15° de différence avec la veille, ça, ça réveille !
Conséquences multiples sur la qualité de jeu.
Souplesse dans le swing très moyenne, manque de lucidité évident en termes de stratégie et forte capacité à laisser Pif se mêler de ce qui ne le regarde pas quand Paf joue…
Ajoutons à cela un parcours peu amical quand on arrive sous les 15 d’index car comme c’est un par70 jugé peu difficile, Villennes ne rend pas de coup mais exige un bon niveau dans les 135 derniers mètres de chaque trou vu les greens de petite taille et bien roulants.
Une analyse rapide me permet quand même d’avoir quelques sujets de satisfaction.
3 fairways touchés sur 14, 3 GIR, 1 birdie, 5 pars, 7 bogeys, 2 doubles et 3 horreurs…
Sachant que je n’avais au mieux qu’un coup rendu, cela fait donc 32 points obtenus sur 13 trous.
Vu le nombre de fairways touchés et de GIR, cela implique une lutte constante pour aller chercher le par voir le bogey parfois car je ne sors que 28 putts et aucune fois 3 putts.
Même le matin au radar, je semble conserver un certain esprit de combativité.
La température et le vent tourbillonnant ont grandement participé à quelques erreurs de choix de club, il arrivait d’avoir le vent dans la figure mais de voir le drapeau flotter vers la droite 150m plus loin.
Ça perturbe un peu…
Autre sujet de satisfaction, une très bonne ambiance dans la partie avec deux partenaires très agréables et un accueil très amical sur le green du 18, les retrouvailles entre passionnés habitués…
Dernier détail, le froid combiné à la fatigue n’aide vraiment pas à remuer des clubs avec un shaft de 125g en 6.0 !
Il est vraiment temps de préparer la prochaine saison sous le signe de la tolérance et de la légèreté…
En attendant on ressort les fringues d’hiver !

mercredi 13 octobre 2010

AUTOGRAPHE…


Vous n’avez jamais demandé un autographe ?

Moi si, deux fois…

La première fois c’était à la gare d’Aix les Bains, j’étais en première en internat, je faisais un bac D’, oui déprime ça se prononce je sais…
Je voulais être garde forestier.
Bon je ne vais pas vous raconter ma vie non plus donc abrégeons.
Sur le quai je vois un monsieur d’un âge certain que j’avais déjà vu à la télévision et dans la bibliothèque sur une couverture, non il ne dormait pas dans notre bibliothèque, me faites pas dire n’importe quoi…
Haroun Tazieff lui-même.



Oui, petit j’étais fan de ce genre de personne et je le suis encore.
Bon en même temps je me demande combien de personnes savent qui est ce monsieur aujourd’hui.

Bref, oui j’abrège je sais !

Le deuxième m’a été donné en guise de pourboire…
J’étais concierge dans un hôtel luxueux dans Paris et une Superstar s’y planquait.
On a eu droit à la photo dédicacée en guise de remerciements…
Michael Jackson lui-même.

Ça doit valoir des sous ça.
Non pas Haroun Tazieff je me doute bien…

Un point commun tout de même : ce geste maintes fois répétés de la signature…
Ces déliés rapides et surs faits sans réfléchir…
Comme celles que l’on fait pour payer les impôts.
Oui ou pour les vacances on ne va pas se casser le moral gratos non plus.

Et le rapport avec le golf ?

Euh…

Ah oui !

Sur un forum de golf j’ai lu il y a peu une citation d’un pédagogue d’outre atlantique qui expliquait qu’il fallait laisser faire notre instinct, lui lâcher la bride et lui faire confiance…

Vous savez Pif et Paf…

Et bien la citation qui m’a fait bingo dans mon cerveau de blond est la suivante :

« Essayez donc de faire votre signature au ralenti… »


Oui essayez pour voir le gros pâté tout moche que ça fait sur le chéquier, le contrat d’embauche ou la photo si vous êtes une superstar qui se demande bien pourquoi elle lit cet article…

Et bien le swing c’est pareil, à un moment donné, quand on a bien travaillé l’automatisation, faut laisser faire…

Après tout, chaque golf a son « trou signature » pourquoi on aurait pas un « swing signature » aussi  nous ?

mardi 5 octobre 2010

PREMIÈRE RYDER CUP…


AAAAhhhh NOOOOOOOOOOOOOOOON !!!!!!!!!!


Tourne !!!!! Mais tourne !!!!!!!!!!!!


YESSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!




Je ne sais pas bien ce qu’a pensé le voisin lundi en entendant tout ça et encore je ne vous donne pas toute la liste de ce que j’ai pu hurler mais il m’a regardé bizarrement dans l’ascenseur ce matin…

J’ai une excuse c’était ma première Ryder Cup en tant que golfeur spectateur…

Je sais depuis quelques temps à quel point le mental a son importance dans ce sport mais j’ignorai totalement qu’il en fallait un tout aussi solide pour regarder cette compétition unique en son genre à la télévision !

Oui, c’est un sport monsieur le journaliste de France 2 du journal de 20h du 2 octobre 2010 à 26mn 52s !!!

Désolé, petit moment d’égarement…

Heureusement que ce n’est que tous les deux ans, je vais avoir le temps de faire un check up complet en cardiologie pour celle de 2012…
Pour une première je suis tombé sur la Ryder qui a duré un jour de plus.
Oui, il a un peu plu au pays de galles ce week end là…
Le coup de pas de bol.
Oui, enfin surtout un bon coup de stress pour le dernier jour !


 

Pour faire court, deux équipes, les États-Unis d’un coté et l’Europe de l’autre.
En match play, un point pour la victoire, un demi-point pour l’égalité et zéro pour la défaite mais on s’en doutait un peu.
28 points en tout à gagner avec 8 match play en équipe de 2 formule Foursome, 8 match play en équipe de 2 formule 4BMB puis 12 simples pour achever tout le monde.
La première équipe qui franchit le cap des 14.5 points remporte la victoire, le trophée, la douche au champagne et tout et tout.

Et bah lundi, dernier simple, trou 17, score : 13.5 à 13.5…
Ah oui je vous ai pas dit, l’équipe tenante du titre le conserve en cas d’égalité…
Et c’est les USA…
Zen le McDowell…Juste la pression d’un continent sur lui…(non sans jeu de mots s'il vous plait, l'étiquette voyons...)

Mais avant ce terrible dénouement le camp européen était plutôt relax. Le dimanche, sur les 6 points à gagner du jour ils en prennent 5.5, on aurait pu se dire que le lundi allait bien se passer, confortablement.

Mais bien sur…

Ce lundi là, y’a un américain (oui avec un petit polo pastel la veille monsieur le journaliste inculte mais tu iras lui dire en face la prochaine fois, comme ça, juste pour rire…Désolé je m’égare encore mais j’y peux rien, l’ignorance à ce point quand on a le privilège de causer dans le poste de télé ça me révolte un chouillat)…Un américain, juste pour l’exemple, donc qui a joué -9 sur 15 trous. Un gars avec un prénom de félin je crois…
Et ce lundi là le camp américain s’était dit : « Et si on refaisait le retard de la veille et puis on gagne à l’arraché sur le dernier simple ? »

Et moi, naïf que je suis, je me suis planté devant l’écran lundi matin, pensant assister tranquillement à une validation du score de la veille, 9.5 pour l’Europe à 6.5 pour les USA, je voyais bien un 17 à 11 pour finir, à la rigueur un 16 à 12 parce que bon quand 24 joueurs faisant partie des meilleurs joueurs de golf du monde s’affrontent, on peut imaginer un peu de suspens quand même.

Oui bah doigt dans l’œil mon pti gars…

Un match play en simple peut basculer très vite…Et un score global, quand les 12 matchs sont en cours, ça change aussi vite que le cours de l’action d’une société d’éoliennes en plein ouragan tropical…

Et ce que je ne savais pas, novice en plus d’être naïf, c’est que les américains ont toujours été plus forts en simple qu’en équipe…

J’ai donc assisté à une remontée au score, petit à petit, trou par trou, une grosse fessée ici, un point par là, un demi-point arraché, inéluctablement l’avance européenne se grignotait gentiment et moi je commençais à comprendre que j’allais souffrir, tout seul, pas préparé du tout, le chat sur les genoux, pas au courant non plus des dangers d’une envie de sieste au moment d’un drive au dessus de l’eau…

Le pauvre, il n’y reviendra pas, pas avant deux ans au moins… C’est ballot…

Pour avoir déjà joué en match play en simple, je sais à quel moment un trou risque de se perdre, à quel moment le stress arrive par rapport au score, je sais bien, trop bien comment cela se passe, j’ai déjà prit une fessée, j’ai déjà vécu un final à égalité, j’ai déjà gagné de justesse et j’ai déjà gagné facilement.

Mais je n’ai jamais vu 24 joueurs de classe mondiale faire tout ça en même temps…

Une fois le dernier hurlement passé, au moment où Hunter Mahan, détruit par une petite approche ratée au 17, donne avec classe et dignité le point de la victoire, je suis resté longtemps en admiration, silencieux devant l’écran, pour chacun de ces 24 joueurs qui ont été les acteurs de cette phénoménale compétition.


Oui en admiration pour chacun d’eux parce que je suis totalement incapable de vous sortir une critique joueur par joueur, ils sont à des années lumière au dessus de mon niveau et la seule chose que je sais c’est que dans ce sport on peut avoir des passages à vide quelque soit l’expérience de jeu et ne pas réussir à donner le meilleur de soi même quand bien même on le désire ardemment.
Critique facile, art difficile tout ça…

Ma première Ryder Cup en tant que spectateur golfeur est donc finie, internet regorge de photos et de vidéos que je ne me lasse pas de revoir pour revivre le souvenir de ces émotions délirantes et je me retrouve confronté à une évidence encore plus flagrante désormais :
J’adore ce sport !


Je ne sais pas quand sortira le DVD où un reportage qui ferait la rétrospective de la compétition (pas sur France2 ça c’est certain…) mais je l’aurai ou je serai devant !

En attendant ça donne envie de faire un match play cette histoire…

vendredi 1 octobre 2010

LES BABALLES À RAOUL…

Suite au suicide collectif de mes balles dans les divers obstacles d’eau de l’Albatros, je me suis penché sur le type de balle qui me conviendrait le mieux.
Oui.
Encore…
Mais il faut savoir se remettre en question de temps en temps.
Grâce à Alexis, tueur de fairway à ses heures jamais perdues, j’ai eu l’occasion de tester plusieurs balles dites de « haut niveau » sauvées des eaux.
Un bon gros tiers de « TD tour » quand même qui reste pour moi une balle quasiment fétiche.
Et un échantillonnage des balles que l’on retrouve en haut des têtes de gondole de tous les bons magasins de golf.
Vous savez, celles que les pros et bah ils gagnent avec alors pourquoi pas moi !
Donc, test de plein de baballes ces derniers mois et ma conclusion est la suivante…Suspens…Roulements de tambour…la meilleure balle est :
.
..
...
....
.....
......
.......

Je n’en sais rien!

Ma technique de jeu est encore bien trop aléatoire pour oser penser avoir la capacité d’émettre un classement quelconque.

Pour faire simple, la Titleist Pro V1 slice aussi bien que l’Inesis TD tour…
Avantage tout de même pour la Pro V1 concernant les obstacles d’eau, elle coule un peu plus vite, ce n’est pas flagrant mais après trois ou quatre fois de suite on devient capable de mesurer une différence notable.

Certes, avoir au moins trois couches voir quatre et même 5, depuis peu, sur une balle rend le contact plus agréable qu’avec la balle dite « caillou » surtout au niveau du wedging et du putting.
Mais bon, confiture cochon tout ça…

Donc, hier, en contemplant le vide interstellaire dans la poche réservée aux baballes dans mon sac de golf je me suis dit que pour ma prochaine commande « made in Moïse » j’allais faire preuve de moins de goûts de luxe.
Et bien non.
Le hasard s’en est mêlé…

Le soir même lors du dîner chez beau papa alias Raoul, homme aux goûts simples et à la gentillesse naturelle.
Il écoute chaque semaine avec patience mais intérêt mes déboires, mes récits riches du vocabulaire d’un sport qu’il ne maîtrise que très peu, préférant, et de loin, lancer des baballes en acier et sans s’encombrer d’un outil inadapté vers une autre baballe plus petite mais blanche tout de même…
C’est un homme courageux, ponctuel, fort matinal et fort bon conducteur.
Ce qui tombe extrêmement bien quand on a la charge de déposer un golfeur professionnel depuis le lieu de la Vivendi Cup à l’aéroport d’Orly…

Et savez-vous ce que donne un golfeur professionnel en plus d’un pourboire ?
Des baballes…
Toutes neuves…

Résultat, le cochon va retourner s’empiffrer de confiture et il ira acheter les baballes réservées à son niveau au prochain suicide collectif !