Stéphane, combattant parmi les combattants, a repris le chemin des golfs pour revoir le chemin de son swing.
J’en suis ravi et je suis sur que je ne suis pas le seul…
Comme tout professionnel du golf, il a quelques exigences en matière d’entrainement, l’une d’elles portant sur la qualité des balles.
Et depuis que j’ai eu la joie d’avoir de ses nouvelles il m’a souvent parlé du practice de Maison Laffitte.
Mouais…
Practice à l’hippodrome, taper la baballe au milieu des canassons, pas trop motivé…
Mais bon, ce n’est pas si loin de chez moi, je ne connais pas, point d’apriori mon garçon, après tout il y a un peu plus d’un an, je pensais que le golf était réservé à une élite triée sur le volet, donc, bon, allez, on va tester.
En plus Stéphane m’a vanté la qualité des baballes alors…
GPS.
Maison Laffitte, ok, golf, pas de golf, bon ok, hippodrome alors, c’est bon, direction les bourrins.
Le GPS est tellement précis que j’ai fait demi-tour vu que j’arrivais sur une piste large et cendrée avec justement des équidés trottant nonchalamment et des gens dessus le sourcil relevé, l’air étonné tendance agacé.
Bah quoi j’ai des chevaux moi aussi !
Et en plus j’en ai 130 et en plus je suis au chaud, les fesses calées dans un siège moelleux, pas une colonne vertébrale congelée !
Non mais.
Donc demi-tour…
Stéphane arrive au même moment et sur le bon parking, youkaïdi youkaïda, direction là où y’a pas d’Equus Caballus.
Nous sommes reçus par deux demoiselles charmantes qui causent de je ne sais trop quoi pendant 10mn puis se rendent compte qu’on existe, Stéphane fait le plein de crédit baballe et en avant.
Nous traversons plusieurs zones d’entrainement spécifiques, approches courtes, bunker, putting, nickel tout ça !
On prend deux seaux chacun, tapis extérieur, Tout comme lui, je n’aime pas avoir un truc au dessus de la tête quand j’ai un driver dans les paluches.
Échauffement, je sors le Bushnell pour vérifier les distances, il y a un panneau à 250m qui est à 256m précisément et il y a encore de la place derrière, voila qui est parfait, on va pouvoir bourriner un peu, ça tombe bien.
Bon, on ne le touchera même pas mais on s’est bien approchés quand même.
Hiver, vent de face, entorse à la main gauche toussa…
Sérieusement, aucune chance de faire ce genre de distance en hiver avec un léger vent de face tout de même et des balles de practice, aussi bien soient elles.
Et elles sont bien, très bien mêmes !
Rien que pour la qualité je vous conseille d’y aller !
Superbe séance d’entrainement de 3h avec 7 ou 8 seaux vidés chacun, on a bien profité !
Petite causette avec un voisin de tapis qui lorgnait depuis un quart d’heure nos sacs respectifs, vu les marques typées « clubmaking » dans les sacs.
Discussion sur le métier, les tarifs variables, le modus operandi et tout et tout.
Test de nos clubs respectifs, le monsieur a une série plutôt ancienne.
Si ancienne que son bois est en bois !
Un Persimonn !
Je n’ai pas pu résister, j’ai demandé gentiment l’autorisation de faire un slice avec…
Et bah même pas sur la piste des zèbres !
On finit par rompre gentiment car il est temps de finir les seaux et de rentrer.
Oui rentrer Stéphane…
Non, on ne retourne pas sur la pelouse reprendre une baballe pour faire le drive du jour !
Ah bah si.
Bon allez, go !
Ah bah non, encore une…
J’ai l’impression d’essayer de faire sortir un gosse de la mer parce que c’est l’heure de dîner…
En même temps cela fait du bien de voir cette joie vraie et naturelle de faire son sport favori…
Allez, on rentre !!!
Tout ça pour dire que j’y retourne dès que possible.
Hein Stéphane ?
PS : un article entier sur Maison Laffitte et j’ai pas dit cheval, ah ! ah ! ah !
Et merde…perdu…
mardi 29 décembre 2009
dimanche 27 décembre 2009
STOKHANOQUOI ?
Étrangement, pour bien avoir un club en main, il faut l’avoir bien pris en grip…
Cela fait 4 petits jours que j’ai de nouveaux ma série de fers au complet avec le copain driver, il est donc temps de démarrer le projet : « jardin d’acclimatation » c'est-à-dire direction le practice pour des séances longues de seaux de balles afin de se faire aux nouveaux clubs.
Samedi, villennes le matin, les tapis sont blancs de la gelée matinale et…OUCH !...un peu dur au contact.
Tigrod, aussi passionné de golf que de cuisine et quand vous savez les recettes qu’il se mitonne, vous imaginez aisément son niveau de passion, était lui aussi de la partie.
Le froid et la dureté des tapis n’aident pas trop pour être relâché dans le swing mais au bout de trois seaux, je réussis à créer une zone décongelé de quelques centimètres carrés et je peux être un peu plus à l’aise.
Encore 3 ou 4 seaux et le soleil aidant, nous partons faire la balade sur le compact histoire de vérifier le pouvoir autocollant de la terre des fairways.
Expérience plus que concluante !
Un petit verre au chaud, je laisse l’ami attaquer la face nord du burger maison en solitaire et je rentre sagement après cette première grosse séance.
Aujourd’hui dimanche, même programme sauf que j’y suis après le dégel des tapis, vers 14h et me revoilà, obéissant à la loi du nombre.
7 seaux vont y passer.
Non que j’ai décidé de swinguer jusqu’à épuisement, simplement, juste suffisamment longtemps pour m’habituer aux shafts et commencer à jouer avec.
Draw, fade, balle tendue, accélération dans la rotation du bassin au downswing, demi-swing, wedging, tout y passe ou presque, ne changeant de club que lorsqu’une bonne balle est faite deux fois de suite histoire d’être sur d’avoir bien compris la première fois.
La quinzaine de seaux dans le week end, cela me rappelle mes premières séances de practice avec une différence notoire tout de même, ce n’est plus du stakhanovisme car c’est fait avec méthode.
Je fais attention au fameux GAP (grip, alignement, posture) avant chaque coup donc il me faut deux à trois fois plus de temps qu’avant.
Désormais, chaque coup a un objectif alors qu’avant le principe était que sur le nombre il y en aurait sans doute une de correcte.
Raisonnement assez peu pratique sur un parcours où je n’ai pas 10 Mulligan à chaque coup !
Et dire que tout l’hiver va être comme ça…
Cela fait 4 petits jours que j’ai de nouveaux ma série de fers au complet avec le copain driver, il est donc temps de démarrer le projet : « jardin d’acclimatation » c'est-à-dire direction le practice pour des séances longues de seaux de balles afin de se faire aux nouveaux clubs.
Samedi, villennes le matin, les tapis sont blancs de la gelée matinale et…OUCH !...un peu dur au contact.
Tigrod, aussi passionné de golf que de cuisine et quand vous savez les recettes qu’il se mitonne, vous imaginez aisément son niveau de passion, était lui aussi de la partie.
Le froid et la dureté des tapis n’aident pas trop pour être relâché dans le swing mais au bout de trois seaux, je réussis à créer une zone décongelé de quelques centimètres carrés et je peux être un peu plus à l’aise.
Encore 3 ou 4 seaux et le soleil aidant, nous partons faire la balade sur le compact histoire de vérifier le pouvoir autocollant de la terre des fairways.
Expérience plus que concluante !
Un petit verre au chaud, je laisse l’ami attaquer la face nord du burger maison en solitaire et je rentre sagement après cette première grosse séance.
Aujourd’hui dimanche, même programme sauf que j’y suis après le dégel des tapis, vers 14h et me revoilà, obéissant à la loi du nombre.
7 seaux vont y passer.
Non que j’ai décidé de swinguer jusqu’à épuisement, simplement, juste suffisamment longtemps pour m’habituer aux shafts et commencer à jouer avec.
Draw, fade, balle tendue, accélération dans la rotation du bassin au downswing, demi-swing, wedging, tout y passe ou presque, ne changeant de club que lorsqu’une bonne balle est faite deux fois de suite histoire d’être sur d’avoir bien compris la première fois.
La quinzaine de seaux dans le week end, cela me rappelle mes premières séances de practice avec une différence notoire tout de même, ce n’est plus du stakhanovisme car c’est fait avec méthode.
Je fais attention au fameux GAP (grip, alignement, posture) avant chaque coup donc il me faut deux à trois fois plus de temps qu’avant.
Désormais, chaque coup a un objectif alors qu’avant le principe était que sur le nombre il y en aurait sans doute une de correcte.
Raisonnement assez peu pratique sur un parcours où je n’ai pas 10 Mulligan à chaque coup !
Et dire que tout l’hiver va être comme ça…
vendredi 25 décembre 2009
ON A BIEN NOYÉ JOËL ?
j'espère que vous avez passé de belles fêtes de noël et que vous avez reçu plein de cadeaux golfiques !
Encore une petite ligne droite et on attaque les bonnes résolutions 2010...
BONNES FÊTES DE FIN D'ANNÉE AUX GOLFEUSES ET AUX GOLFEURS!!!
Et aux autres aussi, pas de sectarisme... ;)
Encore une petite ligne droite et on attaque les bonnes résolutions 2010...
BONNES FÊTES DE FIN D'ANNÉE AUX GOLFEUSES ET AUX GOLFEURS!!!
Et aux autres aussi, pas de sectarisme... ;)
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LE GOLF ET MOI
mercredi 23 décembre 2009
LES PROJETS DU VAUDOU…
Papa noël est en avance et c’est tant mieux !
Suite au fitting avec Vincent, j’attendais avec une patience peu commune mes nouveaux fers et mes deux bois.
J’en étais à faire du putting dans le couloir de l’étage pour penser à autre chose quand le jour est enfin arrivé !
Le jour du test grandeur nature.
Bon, il fait 3°, il y a encore de la neige sur le practice, une couche de vêtement en plus et on y pense plus.
Le froid est frustrant pour les joueurs de golf, l’air ne porte plus vraiment la balle, les distances ne sont plus là, il faut s’adapter sur les parcours et mettre son égo de coté et prendre un voir deux clubs de plus.
Je suis sur le practice en avance car il est important de bien échauffer les muscles à ces températures.
Quand Vincent arrive, nous avons d’un commun accord prit le parti de tester les clubs un par un dans l’ordre croissant.
Vincent ne me donne aucune information préalable sur le travail effectué, on refait un fitting en quelque sorte et je donne mes sensations, club après club.
Les seules données connues sont les shafts, PROJECT X 6.0 pour les fers, UST IROD DRIVER 65g STIFF pour le bois3 et le célèbre ALDILA VOODOO 75g STIFF pour le driver.
Je sais que j’ai demandé plus poids en tête mais voila, maintenant il est temps de passer à la prise en main.
Le PW pour commencer.
OUCH !
Le fer9 ensuite.
WOUHA !
Le fer8 rapidement suivi du fer7.
AYOUPI !
Et enfin, les deux fers pour se lâcher, le fer6 et le fer5.
OUMPAYA !
Avouez que c’est de l’analyse plutôt fine non ?
Plus sérieusement, l’ensemble des fers est pile poil.
Du poids en tête, un shaft qui tient plus que la route.
Il tient tellement la route que je me retrouve obligé désormais de faire un swing avec le corps et non juste avec les bras. Ce qui tombe bien car c’est ce que j’essaye d’avoir depuis quelques mois.
Mais j’ai essayé…Par mégarde…Pas une bonne idée…Surtout avec ce froid…Me suis fait engueuler par mes doigts…
Chaque fer étant revenu dans le sac, je me tourne vers Vincent et je regarde avec gourmandise les deux clubs qui restent dans son sac de transport.
Il me tend le bois3 d’un air entendu.
BAFFFYOUUHAAAAA !!!
En langage golfique cela veut dire excellent contact, un shaft solide qui reste dans la trajectoire sans difficulté, une balle plus basse mais plus puissante, un vrai plaisir !
Allez le driver maintenant.
BOUDIOUUUUUUUUUU !
Voila ce que j’appellerais un club d’homme !
Pour preuve, sur cette photo j’ai déposé sur les Project X l’ancien shaft et le Voodoo.
C’est flagrant non ?
Une balle plus basse, un club qui passe exactement là où la trajectoire du swing l’a déterminé.
Quand ce n’est pas la bonne trajectoire c’est tout aussi navrant à voir mais j’ai réussi à sortir deux beaux drives sur mes 5 balles de prises en main et les balles de practice ont filé droit vers le grillage du fond pour retomber une dizaine de mètres devant. Un bon 200/210m mais avec ces températures, il ne faut pas espérer beaucoup plus, surtout avec ce genre de balle.
Vincent va faire quelques balles aussi, il a patienté encore plus que moi car il ne voulait pas les tester avant ma prise en main.
Il est temps d’aller se réchauffer un peu au club house et de découvrir les détails techniques des travaux de Parrain.
Ah bah non, il ferme. On reste 5mn puis nous repartons dehors finir la discussion.
Inutile de faire la liste ici mais effectivement il y a du poids en tête, les tailles club par club sont d’une régularité impressionnante, chaque club est passé par la case « Puring » et l’ensemble respire une qualité de travail irréprochable.
Un travail de professionnel aguerri.
À moi maintenant d’être digne de ces 8 petits chefs d’œuvres.
Merci Vincent !
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