dimanche 31 janvier 2010

KAMEL ET LEON...

Une pensée aujourd’hui suite aux entrainements du week-end.
Practice marathon samedi avec une dizaine de seaux.
Toujours ce même objectif de trouver le rythme du swing, l’incruster dans la mémoire physique à force de balles.
Parti pour faire la même chose ce dimanche.

Ce matin, mes amis de Villennes jouaient la dernière manche du premier tour de la coupe de Paris, match pour l’honneur car l’équipe n’a pas la moindre chance de passer ce premier tour.
J’ai choisi, après réflexion, et après réflexions (pas de polémique) de ne plus faire partie de l’équipe parce qu’en fait, d’équipe il n’y a point.
Une bande de copains ça oui il y a et c’est un vrai plaisir de les retrouver de temps en temps au practice.
Mais pas de vrais moyens pour créer une équipe digne de celles que nous avons rencontré l’an dernier lors des deux premiers matchs où j’ai participé.
J’ai bien rigolé en faisant les articles mais l’humiliation hebdomadaire, non merci…
Et comme j’ai choisi un objectif difficile, je me dois de m’y consacrer entièrement.

Donc ce dimanche, practice marathon pensais je…
Mais non.

En arrivant, je vois Kamel, un joueur très connu ici.
Index à 6, très assidu au practice, très sympathique, calme et posé, un exemple pour moi quand je le vois s’entrainer.

Il me salue chaleureusement, je m’installe à coté de lui encouragé par sa gentillesse naturelle et je commence mon échauffement en essayant de copier son calme et son rythme de jeu.
Il ne fait pas du tout comme moi, à vider les seaux à la vitesse d’un lanceur automatique tels ceux qui équipent certains courts de tennis.
Non.
Une balle, un objectif, une routine, un coup.
Posé le gars…

Alors quand il me propose de me joindre à lui pour faire quelques trous sur le parcours, je saute intérieurement de joie et je me dépêche de finir mes balles !
Mais non, il me demande de finir tranquillement, s’installe en arrière et observe mon swing, m’encourage et me donne ses impressions après. Son regard est juste et aiguisé, cela me conforte dans le fait que l’entrainement sur le parcours va être bénéfique.

On se dirige donc vers le départ mais il y a du monde.
C’est Dimanche, soleil, va falloir ruser, direction le départ du 3.

Ce qui est impressionnant quand je vois Kamel jouer c’est qu’on a l’impression de voir un joueur de poker. Il a un très gros contrôle sur lui, un coup manqué n’a aucune prise sur son humeur. Je copie sans vergogne cet état d’esprit et cela me réussit, c'est à dire que je ne le retarde pas dans son parcours.

Oui il y a des fans qui copient les pas de danse de leur chanteur préféré, moi je copie les routines des bons joueurs…

On va faire le par5 à suivre mais ensuite on part directement au 10 car il y a un bon gros bouchon à partir du 5.

je joue avec deux wedges désormais, je teste la combinaison et cela se passe bien car je n’ai pas d’hésitation dans le choix du club dans le jeu court. J’ai repris Ouaki et je suis très agréablement surpris du résultat depuis que Vincent a changé le grip.
Mon putting est plus « agressif » et mieux contrôlé car ce putter a un gros répondant à l’impact, mon backswing est donc plus court, son contrôle est donc plus simple.
Et les putts rentrent, les lignes sont bien lues, c’est fou comme le calme a comme avantages !

En partant vers le 13, on croise deux amis de practice alors nous voila 4 au départ pour finir le dernier tiers et le calme reste.
Par et bogey en général, le score importe assez peu mais je constate avec plaisir que le mimétisme m’est vraiment profitable.

Petit nous avions les légos, plus grand nous avons l’égo.
Je reste dans le premier statut et je m’amuse.

Un départ raté, tant mieux, je vais pouvoir travailler mon recovery !
Un drive topé, tant mieux je vais pouvoir jouer mon bois3 du fairway, pour info ce cas m’est arrivé au pas gentil par 5 du 17 et s’est conclu avec un birdie !

Et bien moi je dis, merci Kamel pour m’avoir servi d’exemple sans le savoir !

Conclusion : il faut trainer avec les Jedï quand on est un Padawan…

vendredi 29 janvier 2010

CHAGRIN D'LABOUR...



C’est assez délicat à expliquer…
Parce que je vis en couple depuis quelques temps déjà et que je ne voudrais pas que cet article soit mal interprété…
Cela fait quelques jours que je réfléchis à ce qui fait que ce sport, le golf, me plait autant, m’attire autant.
Pourquoi aujourd’hui, avec cette pluie qui n’a pas cessé depuis ce matin, cette pluie lourde et froide dans un ciel sans lumière, je suis désemparé à l’idée que je n’aurai sans doute pas mon rendez vous avec le vert comme prévu.
Vous vous souvenez quand ado, sous le joug de la tyrannie parentale, vous restiez confiné à la maison sous le prétexte fallacieux d’une chambre pas rangée depuis des semaines et ce, malgré les ordres et les menaces réitérées ?
Privé de cette sortie que vous attendiez tant, soumis à une impatience impossible à feindre avec cette petite blonde face à laquelle vous deveniez idiot tant elle était belle.
Et en plus ce soir là, c’était sur, cela aurait été l’instant tant attendu du baiser sur la bouche…
Alors vous passez la soirée à errer sans but, la vie devient soudain amère et ingrate.
Vous savez bien que vous pourrez la revoir bientôt, mais rien n’y fait, vous restez inconsolable.
Je ne suis pas en train de vous dire que je vais au golf comme on va à un rendez vous amoureux, enfin pas tout à fait…
 Mais ce que je sais confusément c’est que j’y vais avec une vraie joie dans le cœur.  J’y vais pour retrouver quelque chose qui me manque. Difficile à faire comprendre sans doute pour qui n’a jamais tapé une balle un matin de printemps, au milieu d’un fairway, vers un green où flotte un drapeau impérial que vous allez attaquer comme si c’était une forteresse offerte et pourtant si imprenable parfois.
Au golf, on baigne dans une douce et captivante confusion des genres en fait.
On découvre avec le temps et la maîtrise une vraie poésie dans les enchainements mécaniques et techniques complexes qui forment le swing. De la même manière, on se rend compte à force de parcours de l’influence implacable des calculs de l’esprit dans la réussite d’un coup de golf.
Une partie réussie, c’est celle où votre corps et votre esprit se sont entièrement consacrés au jeu et d’une certaine manière cela pourrait se rapporter à la vie de couple.
Vous devez être entièrement avec l’autre si vous voulez que cela fonctionne.
L’amour platonique n’a pas de fondement et la passion d’un soir, aussi explosive fusse t’elle, n’auras sans doute pas d’avenir…
C’est cette analogie que je retrouve dans le golf, cette relation pleine et entière nécessaire pour qui veut progresser.
Vous avez déjà remarqué comme un joueur de très haut niveau a l’air calme et apaisé quand il est en train de battre le parcours à plates coutures ?
C’est une attitude qui m’a plusieurs fois marqué quand je regarde des retransmissions de grands tournois et qu’un joueur sort du lot sur le parcours.
Il a l’air indestructible, olympien et apaisé à la fois mais, pourtant, il émane de lui une énergie impressionnante. Il a cette aura qu’ont ceux dont l’esprit et le corps sont dans une osmose parfaite.
Comme certains moines des religions orientales, ou comme l’être imaginaire formé par deux personnes qui s’aiment et qui ne forment plus qu’un.
Je crois de plus en plus qu’il faut former en nous même cette union délicate du corps et de l’esprit, du technique et du sensible, pour avancer dans la maîtrise du golf.
Il faut accepter d’avoir une relation intime et forte avec le parcours sur lequel on joue, il faut ne faire qu’un avec le club que l’on a dans les mains.
Le simple fait de savoir qu’on a une posture à l’adresse stable et équilibrée, que la prise de grip est en phase avec les articulations du poignet, que notre corps est correctement aligné par rapport à la trajectoire du coup choisi, tout cela ne suffit pas si vous n’avez pas l’intime conviction, la sensation certaine que votre esprit est calme, serein et convaincu de la réussite à venir.
Vous vous souvenez de cette sensation qui vous habite quand vous dites vos sentiments à l’être aimé et que cette personne vous renvoie le même « je t’aime » avec force conviction ?
Vous vous souvenez de cette connexion parfaite en vous entre votre corps et votre « âme » en cet instant précis ?
Aimez ce sport, vraiment, sincèrement, entièrement et je suis sur que vous progresserez…
Que celui qui n’a jamais aimé me jette la première balle.
Une Tour IX de préférence…

mardi 26 janvier 2010

AGLAGLA ET SANS BIRDIE...

Il ne pleut pas c’est déjà ça.

Il fait -1°C sur le practice de l’Albatros à 9h30.

Il y a du vent, suffisamment pour le prendre un compte.

Donc vent plus température égale deux clubs de plus au moins.

Et puis c’est une bonne idée pour un jour de repos de se frotter à ce gentil petit parcours de rien du tout…
Non ?
Pour Audrey et son ami, cela semble une bonne idée.

Alors je suis venu faire le parcours avec eux pour vérifier.
Effectivement, je confirme, c’était une idée idiote.

Donc excellente…

Ce sera le deuxième parcours de l’année, départ jaune pour les garçons car nous sommes 15 tous les deux et pas maso au point de le faire des blancs en cette période de l’année.
Audrey part des bleues, normale, c’est une fille.
Pourquoi n’y a-t-il pas un départ rose pour les filles ?
On se pose de ces questions le matin quand le neurone gèle…

J’ai reçu, la veille, un gentil cadeau de GOLFERMANIA.com pour ma semaine de gloire sur la page d’accueil de leur site. Des chaufferettes réutilisables, on va donc les utiliser pour commencer histoire de pouvoir bouger les doigts.
Cadeau fort utile mais juste sur trois quatre trous, c’est déjà ça.

D’un point de vue humain, ce fut un parcours mémorable.

Je ne compte pas les éclats de rire et je n’en dirai pas plus, ni non plus comment et de par quoi ils sont arrivés, non par respect pour mes partenaires qui pourront les narrer en détail en commentaire si l’envie leur en dit mais parce qu’il y en a eu tellement que je serai bien incapable de m’en souvenir !

C’est souvent comme ça quand les choses se passent bien, on se souvient de l’ambiance et quand les choses se passent mal on se souvient des détails…

Preuve en est que d’un point de vue golfique je pourrais vous raconter mon parcours en détails !!!
J’exagère, cela n’a pas été si terrible et même pas si mal pour cette seconde reprise en main des parcours 2010 vu les conditions.

Surtout qu’à partir du 13, le vent a forci un tantinet et la température a chuté encore un peu…

34 putts tout de même, point noir pour moi, à cause d’un très mauvais tout premier putt, bon il faisait bien 20m et putter avec deux gants ce n’est pas très pratique, mais sortir double bogey au 1 après avoir prit le green en régulation avec un bois3 et un PW ensuite, j’aurai pu espérer mieux…

Résultat j’ai fait beaucoup de putts trop courts par la suite.

Ce mental de crevette je vous assure c’est pesant des fois…


Ah ! Par soucis d’honnêteté, je me dois de vous dire qu’il y a eu Mulligan d’office au 1 mais que l’ami Laurent n’en a pas vraiment profité, je crois qu’il lui a fallu 5 coups pour prendre le premier green du parcours, des petites délicatesses de mise en route donc, vite oubliées dans la seconde partie du parcours.
Inutile de raconter en détail le parcours car ce fut assez laborieux, ce que je retiens c’est qu’au final je suis dans la ZT et que c’est de très bon augure vu les scores sur certains trous !
Un quadruple bogey au 15, un triple au 4 et 5 doubles quand même. 5 pénalités dont trois balles noyées de honte…La maison ne recule devant aucun sacrifice…
Ne retenons donc que les bonnes choses, franche partie de rigolade mais studieuse tout de même avec de très bons coups de temps en temps.
Dans l’ordre donc :
Après une gratte au 50° en troisième coup du par5 du 3, je me retrouve devant le joli petit arbre qui bloque l’accès au green, je m’en sors avec un lob bien dosé avec mon 60° qui retombe à 3m du green.

Bonne mise en jeu au drive sur le 6 avec fer9 à suivre sur le green, ce sera le premier par du jour.
Note technique du jour, il va falloir travailler la position à l’adresse avec le driver parce que c’était un peu n’importe quoi…
Bonne mise en jeu au 20° sur le 8 mais mauvais alignement, pas grave.
Je prends le green du 13 au fer7 après avoir tout de même dropé la balle suite à une mise en jeu un peu humide, ça fait régul+1 au final mais prendre ce green après la mise en jeu c’est toujours une joie pour moi.
Très bon coup de fer6 sur le 16 qui retombe à 3m du drapeau, ça ça fait du bien !
Une ficelle de 8m au 17 qui me sauve le bogey. Oui sauver un bogey ce n’est pas une grande victoire mais des fois si quand même…Surtout sur satané 17 interminable…
Bon, 6 bons souvenirs sur 97 coups, ce n’est pas énorme je vous l’accorde.
Mais ce sont des coups marquants et il me parait bon de les mettre en valeur, non par vantardise mais pour le mental. Cela me sera utile la prochaine fois que j’irai me promener sur cet oiseau terrible. Sans doute dès que les beaux jours reviendront et dans le cadre d’une compétition certainement...Maison, sacrifice tout ça…
L’ami termine à 96 si ma mémoire est bonne et il faudra que l’on rejoue ensemble car il y a eu quelques moments de saine émulation bien agréables, un petit match play pourrait être des plus motivant…
Audrey s’est promenée avec un forfait bogey puisqu’elle termine son parcours avec un +11 de fort bonne tenue avec…11 bogeys donc.
Chocolat chaud de rigueur au dix neuvième, parce que la tasse est plus grande et cela permet de mieux se réchauffer les mimines. Loin de moi l’idée de paraître insistant mais il a quand même bien caillé !
Mais que voulez vous, des promenades golfiques comme ça, cela réchauffe le cœur et on en redemanderait même…
N’empêche, quelques degrés de plus, je ne serai pas contre…

dimanche 24 janvier 2010

BALBINADE...

Au début de l’année devait avoir lieu « le scramble du nouvel an ».  Un scramble à trois sur le parcours de l’Aigle organisé par Arnaud Balbin.
Un « petit » souci météo la veille, comme vous pouvez le voir ci-dessous a reporté cette compétition pour ce samedi 23.
Finalement cela tombait bien d’attendre que la neige ne tombe plus car cela a permis à plusieurs autres équipes de se joindre à cette première « Balbinade » de l’année et comme le veut l’adage, plus on est de fous, plus il y a de tees.
Oui, facile, navré, désolé, on va essayer de faire mieux…
Ce matin donc, heureux, plus de neige. Juste une pluie fine et tenace et une température de 4°, une quasi pluie tropicale quoi...
Oui, il faut savoir être très positif dans ce sport.                                   
Et puis je sais qu’Arnaud a toujours des accords secrets avec la météo.
Effectivement, au trou 5, fini la pluie. Juste quelques timides gouttelettes de temps à autre.
16 équipes sont présentes, les gentlemen golfeurs présentent 5 équipes, les Tech’s en ont 3 et pas des moindres car Dorian a sorti l’équipe de choc, 15 en index cumulé, ils viennent pour battre le parcours, voir plus, c’est certain. Mais c’est sans compter l’équipe de Ben et Pat qui ont amené leur arme fatale, Alexis, jeune surdoué (oui quand on est 4 d’index après trois ans de golf, on peut employer le terme de surdoué)…
Beaucoup d’amis présents donc en cette belle matinée hivernale, certains avec des ambitions affichées, d’autres qui sont venus avant tout pour le plaisir de jouer ensemble.
Je dois avouer que notre équipe faisait plutôt partie de la seconde catégorie.
Grand Parrain alias Woody, Parrain alias Vincent et le filleul alias ma pomme.
Aucune chance pour faire un podium en brut, un mince espoir en net, une grosse envie de retrouver les terrains de golf surtout !
Oui, jouer au champion du practice, cela ne fait pas baisser l’index…
C’est sur le terrain qu’on fait ses preuves…
D’ailleurs ne dit on pas « il a fait ses preuves sur le terrain » ?
Vous voyez, encore une expression golfique qui a été détournée…
Notre trio part à 11h50, je suis sur place à 9h30, non que je veuille m’entrainer deux heures, j’ai juste envie de venir saluer les amis qui partent plus tôt.
Je croise Arnaud, Dorian, Maurice, Ben qui me présente Alexis, Pat, Gérald alias Gey3476, Benjamin alias Leni, Paul, Dan, Ovilmon, les Up, Doubie, Olivier, Paul mon partenaire club de Villennes, TomZ, Marin, Scoop, Yan, Nicklas, oula mais c’est vrai que c’est la compétition retrouvailles finalement !
Bon j’ai quand même trois jetons de seau de balles dans la poche, une casquette en peau de bébé acrylique sur la tête, la combinaison de Spiderman sous la tenue de golf et la tenue de pluie au dessus, un peu comme tout le monde aujourd’hui, objectif « même pas peur de l’hiver ».
Et puis, dans notre équipe, tels les gaulois irréductibles, on a de la potion magique dans le sac.
Woody c’est la framboise et aussi du thé pour avoir bonne conscience, moi c’est un 15 ans d’âge légèrement tourbé et une bouteille de sirop de menthe en plus au cas où, on ne sait jamais, un coup de déshydratation…
Les bonjours, les vœux golfiques, un petit café, un échauffement et il est l’heure !
11h50, 23 janvier 2010, premier parcours de l’année !
Un hook léger…
Vincent m’a prévenu qu’il n’avait pas la grande forme et qu’il ne faudrait pas trop compter sur lui. Il nous fait un drive en léger fade pleine piste, puis plante le green tranquillement.
J’aimerai bien ne pas avoir la grande forme comme lui tiens…
On fait deux putts, premier trou du premier parcours de l’année avec un par, c’est un signe !
Oui je sais on s’y est mis à trois mais comme je l’ai dit plus haut, il faut toujours voir les choses sous leur aspect le plus positif.
Et puis 2010 est déclarée « année du mental » !
Et puis c’est tout !
Pour ceux qui connaissent le golf national, le seul inconvénient ce sont les bruits alentours, une piste d’aviation de tourisme au bout de l’aigle et des routes autours de l’Albatros.
Mental, abstraction, tout ça…
Mais l’Aigle n’est pas l’Albatros du pauvre, loin de là, c’est un parcours avec son identité propre et un réel intérêt.
Le 1 est un par4 très encaissé avec un green très sur élevé et le prendre en régulation en jouant seul n’est pas à la portée de tout le monde…
Nous voici au 2, le HCP1 du parcours, par4 plutôt long et étroit dans sa mise en jeu. Vincent va dans l’eau à gauche, Woody part dans les collines à droite, mon hook est plus léger, rough à gauche. On se retrouve ensuite avec une approche courte et Woody gagne son surnom du jour « Jo la fignole » grâce un petit coup de wedge bien senti qui nous laisse un putt facile pour le par.
Direction le 3, tout va bien.
Bon drive sur ce mini par4 au green sur élevé encore, green en régulation et là surprise incapable de rentrer un second putt de moins d’un mètre cinquante à trois ! Bogey.
La honte totale…
Tellement honteux que sur le par3 de 140m du 4, concours de précision, personne ne touche le green et on sauve le par que de justesse.
Une justesse troublante même…
Une approche moyenne, un putt de 3m délicat, Vincent joue et sa balle se dirige parfaitement sur le trou, freine, freine et stoppe à un brin de green !
Argh !
Non pas le bogey !
Il s’approche de la balle, bien entendu en prenant grand soin de ne pas la toucher ni influencer en quoi que ce soit sa destinée newtonienne, regarde ce fameux brin d’herbe sadique qui plie sous son regard et laisse la balle finir sa course !
Dire que si j’avais joué seul, je n’aurai jamais attendu cette petite minute réglementaire !
Au 5, par4 un peu vicieux en dog leg gauche, bonne mise en jeu de Vincent mais il reste 190m au drapeau.
Oui l’hiver, il y a un phénomène curieux, les balles ont trop froid en l’air alors elles choisissent de retomber le plus vite possible et on se retrouve avec des seconds coups bien plus éloignés qu’à l’habitude.
Très étrange ces balles…
Personne sur le green, personne non plus après l’approche, cela fera un bogey.
On attaque le 6 avec +2 au compteur et même si on ne venait pas avec des ambitions de victoire, nous ne sommes pas très heureux de ce score.
Mais qu’à cela ne tienne, hardi les gars, en avant, la fleur au fusil repartons à l’attaque confiants !
Le 6 est un par3 de 190m avec un green en pente en plus, encore un architecte qui ne connaissait pas l’existence du niveau à bulles…
Je n’ai pas été très utile jusque là, mais je « sens » ce coup de départ et mon 20° confirme, balle droite qui tombe à 3m du trou et n’en bouge plus, on revient à putter pour le birdie, on sort avec un par et un regain de confiance.
Le 7 est le premier par5 du parcours, en scramble c’est souvent l’occasion de faire un bon score. Green en régulation, un seul putt ce coup ci, le premier birdie en équipe de l’année, on a la pêche !
Bon il faut dire que l’on a attaqué la potion magique et cela semble faire son effet…
Le 8 sera un par avec approche putt. D’un point de vue stratégique on n’est pas vraiment au top, le second coup étant souvent assez long, on a une tendance à chercher le drapeau en force et notre niveau général ne permet pas de le faire avec toute la sérénité requise…
Bon en même temps on s’en fout, on rigole bien et on a la potion…
Le 9 est un par4 en dog leg gauche, euh non droit, enfin bref il tourne.
Grand parrain est sur la piste, un peu court, moi je ne suis pas sur la piste et très court, Vincent lui ne boit pas…
Vincent ne boit toujours pas et plante le mât avec une aisance déconcertante, 20cm…
On lui laisse l’honneur de finir avec un birdie 100% parrain, il vient de nous ramener dans le par.
Yes !
Pour fêter ça, on va tous faire une bouse (oui c’est un mot officiel du vocabulaire golfique qu’il faut que je pense à rajouter dans mon lexique) au départ du long par3 du 10 et finir avec un bogey !
Départ moyen sur le par4 du 11, on a 160m mesuré au mât, je « sens » le coup, fer5, le drapeau est planté à un petit mètre, birdie à suivre, on reste dans la course.
Le 12 est à mon avis Le par4 de ce parcours, dog leg gauche, green qui semble être en haut d’une montagne et construit lui aussi sans niveau à bulle…
Il nous faudra trois coups pour y parvenir et un putt délicat, le style à vous mettre des frissons dans le dos quand vous jouez seul…
Le 13 est un par3 pas trop long comparé aux précédents mais un vent perfide et de face oblige le club de plus, je prends le H4, encore une fois cette étrange sensation qu’il va falloir analyser, je sens le coup, je plante le green tranquillement et on finalise le par tout aussi tranquillement.
Le 14 est encore un dog leg, je ne sais pas si c’est la potion mais qu’est ce qu’ils tournent les trous aujourd’hui !
De nouveau le coup « senti » sur le second, le H4 qui plante le green comme si c’était une évidence, les compères finalisent le par…
Le 15 est un par5 tout en longueur avec un mini green, départ délicat dans le rough à droite, un coup de bois3 explosif ramène la balle à 70m du drapeau, personne ne prend le green, putt du fringe que réussit merveilleusement Vincent, birdie, enfin sous le par !
Sur le par4 du 16, un par avec green en régulation, notre second coup est souvent trop loin du drapeau pour espérer le birdie malheureusement.
Nous voici au 17, lieu du concours de drive, un par5 monstrueusement génial (mais les avis divergent sur le sujet)
Longue mise en jeu, une colline bloque la visibilité au green, green qui est très sur élevé et dangereusement en pente.
Bref une horreur, mais à mon goût le plus gros challenge du parcours.
Les deux premiers coups nous amènent à70m du drapeau, distance visiblement maudite aujourd’hui pour le trio…
Deux balles dans la pente bien pentue et une balle dans le rough derrière le green qui lui aussi est en pente bien pentue !
Allez savoir pourquoi, je demande à ce que l’on choisisse cet emplacement terrifiant à plus d’un titre.
Mais c’est comme ça, on sent le truc à un moment donné, cela ne s’explique pas, quoique cela devrait…
Je suis sur le green, là où je veux que ma balle tombe avec un spin suffisant pour que la balle descende sans vitesse vers le trou cela devrait bien se passer.
Et ça marche, le club traverse bien, la balle tombe là où il faut et va frôler le trou pour stopper à moins d’un mètre, le putt du par sera sans difficulté.
Nous voila au 18, Ben et Alexis sont venus à notre rencontre, on va finir relax entre amis avec une nouvelle occasion de birdie ratée mais au final on a battu le par général et c’est pour nous une grande victoire collégiale…
Surprise à la remise des prix, nous gagnons la troisième place en net avec un minuscule point d’avance sur 5 équipes qui finissent au même score, la balle newtonienne me revient en mémoire…
Scoop a remporté le concours de précision et celui du drive femme, j’oserai dire sans surprise car c’est vraiment une joueuse de talent.
Dorian et son équipe ont gagné le premier prix en Brut, ils ont massacré le par avec un -8 impressionnant car ils sont en plus partis les premiers avec au moins la moitié du parcours sous une pluie glacée !
Le trio de Ben prendra la seconde place en brut avec -4, performance remarquable car ils ne connaissaient pas le parcours en plus !
Prochaine Balbinade le 13 février un 4BMB à la ficelle sur l’Aigle…Va falloir jouer stratégique !