mercredi 5 janvier 2011

LA « AIR » DOUCHE…






Il était temps !








Retour aux affaires aujourd’hui pour une bonne petite séance de practice avec Alain que l’on surnomme amoureusement « l’ours des greens de Villennes » entre nous parce qu’il aime les tartines au miel…
J’ai mon petit carnet pas noir dans le sac où sont notés consciencieusement tous les conseils de Stéphane avec une partie en braille pour les coups en aveugle.

Mais aujourd’hui c’est le jour de la douche…

Parce que j’ai finis par comprendre un autre truc avec le mode de fonctionnement délicat du mental.
Outre ce qui se passe quand vous vous dites « n’imagine pas un ours bleu en train de faire une approche basse » j’ai compris que si je me dis « relâches toi ! » et bien je ne me relâche pas.
Pour la bonne et simple raison que le relâchement est une conséquence à une action et non une action elle-même.
Essayez, regardez vous l’avant bras gauche et dite lui avec force conviction, « relâche-toi ! », que se passe t’il ?
Rien du tout, une partie de votre cerveau émet un gros point d’interrogation en se demandant quelle action faire pour relâcher le bidule…

Par contre quand vous arrivez le matin sous la douche, que l’eau chaude commence à couler sur votre superbe brushing (je dis ça pour Pierre et Ben surtout) puis sur votre visage, que faites vous ?
Vous vous frottez, massez le visage et miracle vous renaissez à la vie, la décrispation se met en marche toute seule.




Et content de ça vous le faites sur tout le corps…
Et vous sortez de la douche, frais, détendu, youkaïdi, youkaïda…

Et bien Stéphane m’a conseillé de faire ça au golf.

Bon, je me suis demandé si je devais attendre qu’il pleuve, que je sorte le Tahiti parfum neige d’ile de France mais non pas besoin, il n’y a qu’à faire une « Air » Douche comme certains font du « Air » Guitare…
Oui, ils ont l’ « air » ridicule aussi…

Mais si le ridicule tuait, le problème des retraites serait résolu depuis longtemps…

Donc practice, seau de balles, l’ours à coté et en avant pour un massage énergétique, c’est le nom scientifique de l’ « Air » Douche.
Et effectivement, même résultat qu’avec l’eau chaude et le savon tout doux qui ne pique pas les yeux, ça détend, ça relâche !
Et quand on est relâché et bien on joue mieux !

Seul soucis, je dis ça pour les brushingués du premier rang, il faut faire un massage du cuir chevelu aussi en plus du visage.
Les plus provocateurs pourront « s’airdoucher » les bras, les cuisses, le dos voir l’occiput pour les plus pervers et c’est tout ça suffit pour que vos adversaires de match play soient totalement déconcentrés…

Vous, vous êtes zen et c’est tout ce qui compte…

Prochaine séance de douche en public ce week end si tout se passe bien avec en ligne de mire l’exercice complet de notre maître à tous en matière de petit jeu, Monseigneur Dave Pelz…

Pour ceux qui ne connaissent pas, le lien est dans la page des liens favoris.

Je connais des brushingués qui vont rester copains avec leur casquette moi…

lundi 3 janvier 2011

UN GREEN FEE DE PLUS PAR SEMAINE…



Pendant un moment je me suis dit que j’allais faire un texte poétique, une parabole sur la rupture sentimentale, un truc vachement beau et tout et tout mais à bien y réfléchir cela n’aurait pas fonctionné.
D’abord parce que je ne l’aimais pas, je crois même que je ne l’ai jamais vraiment aimée. Dans ce cas, mon article se serait appelé « Casse-toi pauvre conne » et j’aurai eu des problèmes de copyright à tous les coups…





Et puis ce n’est pas une rupture dans le style « on reste copain, on se reverra un jour pour parler du bon vieux temps quand les blessures se seront refermées », non pas vraiment…






C’est juste que c’est comme ça, ça ne colle plus entre nous.

J’ai tourné la question dans tous les sens, je ne vois aucun intérêt à continuer cette relation malsaine…

J’ai donc écrasé ma dernière cigarette aujourd’hui.

Oui, je sais, coup de tête, résolutions du nouvel an…Mais non, même pas, ça fait des semaines que ça couvait cette histoire.
Que les fumeuses et fumeurs se rassurent, je ne suis pas soudain devenu un gentil soldat tout sain qui part dans une belle croisade anti cigarette…

Oui-Oui au pays de la nicotine, classe l’histoire non ?

Vous faites ce que vous voulez.

Je n’ai pas l’intention de passer de drogué dépendant à intégriste intolérant (et hop deux pléonasmes en quatre mots, qui dit mieux ?).

Bon par contre, on pourrait légitimement se demander ce que ça vient faire dans un blog de golf cette histoire de clope et vous auriez raison de demander.
Et je vous répondrais bien entendu...









Ah, ok, pardon, je croyais que…

Je stoppe sans aucun substitut alors que je ne dois pas être loin des deux paquets par jour.
Mais je n’ai pas l’intention d’en faire un exploit, je cesse, c’est tout, point à la ligne.

Un peu comme dans un exercice sur le mental avec celui qui se dit dix fois « va pas dans le bunker » et tombe dedans finalement, je ne vais pas répéter dix mille fois que j’arrête de fumer parce que je passerai mon temps à me motiver à en rallumer une…

Et comme je ne me sens pas capable de fumer juste une clope par jour, autant tout stopper, on verra ensuite, un pas après l’autre…

Alors pourquoi l’article ?

Il y a un peu d’égo là dedans je pense.

non j'en suis sur en fait...
Si j’écris ici que j’arrête la dépendance au tabac, vu comme ce blog me tient à cœur, c’est un peu comme si je me faisais une promesse à moi-même et devant témoin (avec un « S » même si ça se trouve soyons fous) en plus.

Et comme c’est le genre de chose qu’il faut faire pour soi avant tout, on va faire en sorte de ne pas se décevoir soi même dans un futur proche…Ou pas (oui, le « ou pas » ça fait super D’jeun’s en ce moment, c’est pour que Google me classe bien dans les recherches)…

Et l’air de rien, vu la quantité de clopes consommées, ça représente un joli green fee par semaine.

Vous voyez que ça a un rapport avec le golf quand même !

Non mais !
Pi m’énervez pas hein ! C’est pas l’moment !

Bon allez, comme je l’ai dis, on ne va pas passer la journée là-dessus, vous êtes témoin (« S » ? toujours ce fol espoir) et je le suis aussi, on passe à la suite…

On va mettre ça dans le chapitre « mental » parce que dans « humour » je vais perdre en crédibilité.

Et hop le premier article de l’année c’est fait !
Un petite clope et…

Ah bah non c’est vrai je fume plus moi!


Un pti bonbon sans sucre à la menthe ?
Allez soyons fous…

dimanche 2 janvier 2011

DES VŒUX À LA RÉALITÉ…


Allez zou, plongeons joyeusement dans la tradition !

À toutes et à tous et en fonction de votre niveau, je vous souhaite :

Votre premier par !

Votre premier birdie !

Votre premier eagle !

Votre premier albatros !

Votre premier parcours sans croix !

Votre premier parcours sous les 100 !

Votre premier parcours sous les 85 !

Votre premier parcours dans le par !

Votre premier fade !

Votre premier draw !

Votre premier trou en un !

Mais surtout, surtout, je vous souhaite deux fois plus de plaisir sur les parcours de 2011 que vous n’en avez eus en 2010…
Je vous souhaite des émerveillements d’enfant sur vos coups imaginés et réalisés ensuite…

Je vous souhaite enfin de trouver le chemin qui mène à votre objectif plus passionnant que l’objectif lui-même…

Bonne et heureuse année 2011 !

samedi 25 décembre 2010

L’ŒUF OU LA POULE…




Hein ? Alors ? C’est qui donc qu’est le premier ? L’œuf ou la poule ?




Cela vous est peut être déjà arrivé, lors d’une soirée chez des amis, voir en famille, non loin d’un sapin enguirlandé, d’aborder ce genre de sujet de conversation.

Sinon, essayez, c’est plus rigolo de parler de ça que du manque de véritable politique d’importation des congélateurs au pôle nord.

Si vous pensez qu’au contraire le premier sujet est moins passionnant que le second, et bien je ne vous présenterais pas mes amis et puis c’est tout…

Alors œuf ou poule ?
Mental ou technique ?

Transition totalement malhonnête je sais, mais la question mérite d’être posée.

Surtout depuis que je travaille avec Stéphane « Swingologue » Boutin et que j’en parle avec Yan « Bosley » Massonnat.
Et oui, je cafte, je rapporte mais c’est parfois une bonne chose car, quand on commence à réfléchir vraiment à la question, on arrive au moins à ce constat, vouloir se passer du mental ou de la technique est aussi ridicule que de choisir entre expirer ou inspirer.
Les deux sont liés, imbriqués, mélangés, rien à faire, inséparables, pire que les deux perruches du film d’Hitchcock…

Oui, certes, mais.

« Oui mais », la réponse qui remet tout à plat…

On ne commence pas le golf avec un travail sur le mental, on commence bien par apprendre des bases techniques.
Facile la réponse, implacable l’argument…
Les pianistes ont bien commencé par le solfège avant de se mettre à faire du jazz avec les copains…
Et hop deuxième couche.

En effet, le golf est un sport technique et il nécessite donc de fait un apprentissage.

Oui mais.

Argh encore un…

Lors de l’apprentissage technique on se sert de son cerveau aussi, ne serait ce que pour retenir les leçons. Et le cerveau c’est bien le truc qui abrite le mental que je sache.
Et toc !

Et là je dis stop.
Autoritarisme abusif, arbitraire et volonté de ne pas faire trop long à lire surtout…

Cessons les successions incessantes des arguments (qui sifflent sur nos têtes pour les plus férus) qui n’amèneront pas grand-chose à part une bonne migraine bien stérile…

La technique, un mot qui regroupe à lui tout seul, la prise de grip comme la maîtrise d’un fade balle basse sous vent contre du rough.
C’est vaste…

Le mental, ce mot plus petit encore qui englobe la phobie des girafes arboricoles comme la confiance en soi.
Encore plus vaste…

Il faudrait alors, dans un premier temps, déterminer les limites de chacun de ces termes.
Et déjà là, y’a du boulot…





L’avantage avec la technique c’est que même si le sujet est vaste il est facile à délimiter.
Faire la liste de tout ce qu’il faut savoir faire et dans quel ordre il faut savoir le faire est long et fastidieux (donc que tout le monde se rassure je ne vais pas m’y mettre) certes, mais tout joueur d’expérience est capable d’y arriver.










Pour le mental c’est autre chose.
Déjà, et les plus grands scientifiques vous le confirmeront, on n’a même pas réussi à délimiter les capacités d’un cerveau humain moyen, on balbutie totalement.
J’ai déjà entendu dire par des gens sérieux qu’on utilise en moyenne seulement 10% de nos capacités mentales.
Même une banque prend plus en agios, c’est vous dire à quel point on sous exploite le bidule !

Pardon, je digresse sur ceux qui s’engraissent, c’est pas bien…

Revenons plutôt à l’apprentissage, au solfège pour conclure cet article avec une évidente conclusion qu’œuf et poule même combat.

Une fois que vous savez taper dans la baballe grâce au cours du professeur technique, vous venez d’acquérir en bonus gratuit de la confiance en votre swing.
Et ça c’est bien du mental non…

Et quand vous le perdez votre swing, comme ça, tout à coup, en pleine compétition, c’est à cause de quoi ?
Du mental ou de la technique ?

Et bien ça dépend.
Parfois l’un, parfois l’autre…

Si c’est technique c’est vite corrigé.
Si c’est mental c’est plus compliqué.

Manque de confiance en vous ? En le swing ? En le coup à faire ?
Des soucis au bureau ? À la maison ? Une girafe vous a fait coucou ?



Dur de répondre sans une base…
Oui, une fois le solfège passé, il y a une imbrication forte et complexe entre le mental et le technique, oui le technique s’apprend par étapes.

Donc, oui le mental doit pouvoir aussi s’apprendre par étapes.
Mais il va falloir s’attacher à les déterminer.

Au boulot ?
Au boulot !

Mais avant, finissons d’ouvrir les cadeaux et joyeuses fêtes de noël à tout le monde !