En même temps vu la météo ces trois derniers mois, c’était
le moment idéal pour avoir des tendinites…
Mais bon, le repos ça va un moment !
Il est donc temps de déclarer ouverte la 5ème
saison de la série « Un jour j’ferais un Grand Prix » !
Et commençons de façon abrupte pour ne pas dire brutale, un
double match-play en terrain pas connu !
Le pas connu mais renommé Villarceaux, invité par
Monsieur Alexandre du club de la Balbinade
en compagnie de Sir Martin de la Bretagne Grande.
Rien que du beau linge…
Du point de vue match l’objectif est d’en gagner au moins un
des deux pour aller au second tour.
Du point de vue personnel, pas d’objectif sinon de
m’observer de façon lucide, voir ce qui est resté et ce qui a disparu, en
espérant que le slice fasse partie de la seconde catégorie.
Une petite heure au practice avant le départ histoire de me
souvenir comment un swing fonctionne. Un
seul seau en prenant bien le temps entre chaque balle, retrouver le goût, de la
routine, du toucher, du contact, du grip et de toutes ces petites choses qui
font la différence entre un green en régulation et un hors limite.
Le parcours inconnu m’apparait à priori comme un avantage,
aucun mauvais souvenir parasite, aucune crainte préalable sur un quelconque
départ.
Tout le monde est là, Martin est arrivé en même temps que
moi et s’entraine de façon studieuse, Alexandre est arrivé à peine plus tard et
s’entraine à boire son café chaud avant de tester son petit jeu.
Visuellement Villarceaux me fait penser à Domont… en plus
large.
Ce parcours a beaucoup de charme, il est varié dans les
difficultés qu’il propose et il sera sans aucun doute superbe à jouer aux beaux
jours du printemps !
En attendant il faut le jouer maintenant alors c’est
parti !
Je ne vais pas me plaindre pour mon retour, la météo nous a
fabriqué un beau samedi de printemps en plein hiver…
Grâce à Laurent, je vais jouer des balles réceptives, très
réceptives même, les fameuses Penta, je pourrais ainsi facilement visualiser
les effets, volontaires…. ou pas.
Bon c’est pas tout ça mais notre hôte, guide lucide et
objectif, est quand même équipé de deux drivers dans le sac, quand bien même il
n’y a qu’un fairway et le compère Martin est venu jouer en France sans doute
parce, dans son Albion pas perfide, il arrivait trop vite trop près de la mer
vu la longueur de ses drives…
Certes un match-play ne se joue pas sur le tee mais sur le
green mais bon quand même…
Je vais passer rapidement sur le match. Notre hôte nous
dominera, Martin et moi, sans grande difficulté, quand bien même je suis resté
combatif jusqu’au 17, petit par 3 de 120m en descente, sur lequel, dans un élan
de clairvoyance calculé et de mauvaise foi totale, entrevoyant la possibilité de
me faire inviter à nouveau mais à la saison des fleurs écloses et des feuilles
vertes, je décidais, à mon jeu défendant, de perdre le trou alors que le sieur
Alex s’était collé au pied d’un arbre lui coupant l’approche directe vers le
drapeau…
Je perds donc 2&1 d’un coté et gagne 5&4 de l’autre,
la mission pour le second tour est remplie.
Mais j’ai compris pourquoi certains adorent jouer avec
Martin en Scramble… le gars pose ses drives au bois3 à coté de nos drives au
driver avec une facilité assez déconcertante !
Ma grande question du jour, celle à laquelle je voulais, la
peur au ventre et l’estomac dans les talons, absolument avoir une réponse
était : « que reste-t-il dans mon jeu quand alors que je ne joue plus
depuis trois mois »
Il reste une chose primordiale déjà, le plaisir de jouer.
Pour un peu je ne retiendrais d’ailleurs que ça…
Ce plaisir qui m’a sauté à la figure à la minute où j’ai
planté le tee au départ du 1.
Ce plaisir qui m’a aidé tout au long du parcours quand je me
suis rendu compte que certains gestes techniques, certaines approches mentales ne
restaient au niveau qu’avec une pratique régulière.
De même que le mental c’est dans la tête, permettez moi de
vous dire que la constance c’est dans la régularité !
J’ai eu un doute sur mon choix « stratégique »
lors de trois départs de par3, deux noyades dans un cas, perte du match dans
l’autre…
Par contre le plaisir ressenti, accepté sans ce pessimisme
qui nous pousse à ne jamais se satisfaire d’un bon coup parce qu’il est à 3.74m
du mât au lieu de 2.57m comme prévu, ce plaisir là, si on le laisse couler en
nous, et bien on relâche bien mieux son swing.
C’est la leçon retenue, peut être même un pallier que je
n’arrivais pas à franchir, avoir constaté que ce plaisir que je ressens, au
fond de moi, que je ne montrais pas vraiment, par fausse pudeur ou vrai
orgueil, ce plaisir de jouer est un atout indispensable dans le relâchement,
dans la prise de décision et l’exécution du coup…
Comme le manque de confiance en soi peut vous faire perdre
le match ou la balle, le plaisir assumé, vous savez, celui qui illumine le
regard de l’enfant en nous… ou celui que vous avez en voyant que Seb n’a pas
oublié le bouchasson pour celles et ceux qui ont la joie de comprendre cette
« private joke »… ce plaisir là, je ne saurai désormais vous
conseiller de le garder en vous tout au long de la partie parce qu’il rend vos
clubs beaucoup plus tolérants…
Pour celles et ceux qui pensent que ça transforme en Bisounours détestable, je vous rassure, on
réussit quand même à s’énerver quand on rate malgré tout son coup par manque de
maîtrise de cette nouvelle arme rose bonbon !
Autre info utile, le plaisir en question peut apparaître
plus facilement quand vous jouez en
bonne compagnie et pour un retour aux affaires, j’ai été vraiment gâté.
Merci à vous deux messieurs Martin et Alexandre ! (si avec ça je ne pas
invité à nouveau, je finis ermite moi…)
Bon maintenant si l’hiver pouvait nous faire le plaisir de
se barrer et plus vite que ça, j’aimerai bien retourner sur le vert plus souvent !
3 mois !!!
RépondreSupprimerPfffiouuuu !!
Welcome back mister ZI !
Merci :)
RépondreSupprimer