vendredi 12 mars 2010

BOSLEY ET SES DRÔLES DE POTES…

Un petit « teaser »…
Soyons modernes et branchés dans les termes…
Sous la conduite Yan « Bosley » Massonnat et épaulés par Paul, mon partenaire en coupe de Paris (pour ceux qui ont lu l’aventure de la Boulie) et par Pierre alias « Schmurz » mon partenaire « Tech’s » zen de Villennes, je vais aller vivre une belle expérience de golf…


LE 16 AVRIL 2010 : PRO AM à MEAUX BOUTIGNY !!!


Plus d’informations très prochainement !

RETOUR À L’ÉCOLE…



J’en conviens, je suis un peu à la bourre pour la rentrée des classes.
Mais il n’est jamais trop tard non ?
Comme pour toute rentrée des classes, j’ai vérifié que je n’avais rien oublié dans mon cartable.
14 gros stylos, aucune feuille de papier, c’est bon.
La tenue pour être tout beau en arrivant dans la cour devant tout les autres élèves.
C’est la grande école alors j’ai le droit d’y aller tout seul. Heureusement sinon c’est la honte de faire bibi à Môman devant les potes…
Arrivé sous le préau, pardon le practice avec une demie heure d’avance sur l’horaire du cours car j’ai besoin de retrouver mes clubs que j’ai laissé depuis une éternité.
Oui 100h, c’est une éternité au golf…
Et j’ai envie aussi, et surtout, de tester les premiers éléments que j’ai pressentis à la lecture des premiers chapitres de mon livre « bouée de sauvetage cérébrale »
Préparer le coup avec Pif et swinguer avec Paf.
Vérifier si j’arrive à faire confiance à Paf.
Ne pas laisser Pif dire, « vas y, penses à rien et fais le coup »
Parce que ne penser à rien, ce n’est pas possible.
L’esprit ne sait pas penser à rien.
Il réagit très vite.
Mais ne sait pas ce qu’est la négation.
Ne penser à rien, c’est juste penser, pour Pif.
Paf ne pense pas lui, il agit c’est tout, avec les éléments qu’il a appris avant.
Voici un exemple très amusant à faire avec vos amis.
Si je vous dis :
 « Ne pensez pas à un tyrannosaure unijambiste qui joue dans un bunker »
Pif !
Comme par magie, le tyrannosaure a fait une superbe sortie, vous êtes un optimiste ; il a fait une sockette (j’en fais jamais, je ne sais même pas comment cela s’écrit), vous êtes un pessimiste.
Vous n’avez pas imaginé le tyrannosaure, il vous manque une partie du cerveau, navré de vous l’apprendre comme ça, si brutalement.
Fin de la récréation, au boulot, David arrive.
David est le professeur qui m’a donné mon premier cours particulier et avec qui j’ai fait 9 trous accompagné à Villennes au tout début.
Je l’aime beaucoup, on se croise souvent sur le practice.
Il a, comme beaucoup de pro, un œil acéré et un bon sens pédagogique.
Et comme Yoda, il est apaisant dans son discours, résultat, j’aime l’écouter.
J’ai fait mon échauffement, il prend un fer dans mon sac, me le donne et me laisse faire.
Ça dure trois quatre balles.
J’ai pris mon temps entre chaque coup, vérifié la direction, la prise de grip, l’alignement, j’ai attendu que Pif donne le feu vert à Paf et je me suis lancé.
Comme avec Yoda, après quelques minutes de silencieuses observations, David me donne le fruit de ses premières observations.
-      « Tu regardes avec quel œil ? »
-      «  Euh, bah les deux ? »
Ça commence mal…
Verdict après vérification, je me plante un doigt dans un œil et je regarde avec l’autre sans crier, je suis droitier avec un œil directeur gauche, pas contrariant déjà…
Sauf qu’à l’adresse mon œil directeur veut voir l’arrière de la balle.
Pas pratique.
Mais avant tout, premier gros détail, le plan de swing.
Il s’est bien détérioré à force d’ancrer des petits défauts dans mes obsessions stakhanovistes…
Trop flat, trop de hanche, trop rapide.
Chasser le naturel il revient à mouton…
J’ai voulu travailler la rotation, j’ai fini par tourner exagérément.
Logique.
Heureusement, cela se corrige plutôt simplement.
Il y en a trop, il suffit de faire moins.
Ça je devrais savoir faire, j’en cause avec Pif et Paf, ils trouvent l’idée plutôt réalisable.
On essaye, effectivement, ça se passe bien mieux et avec moins d’effort en plus.
Dans la foulée je parle à David des trois choses que j’ai voulu corriger seul, ma prise de grip, mon alignement des épaules, mes pieds.
La nouvelle est rassurante, nul besoin de faire ces changements, ils n’étaient que des compensations de mon swing trop en rotation au niveau des hanches.
C’est bien, comme ça j’ai pas perdu mon temps cet hiver…
Car morphologiquement, David m’a expliqué cela très bien, je serai donc incapable de le répéter, ma puissance est dans le haut du corps donc je ne dois pas la brider avec trop de bas du corps.
En gros.
Vous voyez ce que je veux dire ?
Donc tout content, je reprends mon ancienne position de main sur le grip, je lui montre, tout est ok pour lui.
Je place mes épaules d’instinct et je lui demande si ça va, tout est ok pour lui.
Qu’est ce qui a changé alors ?
Et bien le détail des yeux qui influe sur la position de la tête qui influe sur la position du corps qui influe directement sur la vitesse de rotation de la terre qui influe sur le mouvement des saisons a eu une grande influence.
La preuve il a neigé cette nuit !
Je sais ce que je dis quand même…
Gros avantage de ce petit changement de géo localisation oculaire, je joue vers l’avant désormais, je rentre dans la balle et ne reste plus en arrière, autrement dit je prépare Paf à être dans de bonnes dispositions pour faire un bon transfert.
Bon, un cours devant être aussi ludique, David a deux petits jeux à me proposer.
Youpi, youpi…
Il pose 3 balles assez proches l’une de l’autre, genre une tête et demie de club d’écart, dans une ligne perpendiculaire à mon alignement, je vous laisse le temps de visualiser.
Vous voyez bien ?
Je demande si j’ai le droit de choisir laquelle j’envois en premier, la réponse est plutôt claire, non, juste celle du milieu et sans toucher les deux autres en plus.
Je me disais bien aussi…
But de l’exercice : vérifier que le plan de swing est bon, enfin surtout le plan de retour du club…
Il était bon.
Pas immédiatement mais il a fini par l’être.
On a ensuite travaillé le rythme, un souci issu du mental, une croyance fausse que plus on va vite plus on va loin.
Dernier petit souci issu des compensations, une main droite forte dans la descente qui peut avoir tendance à provoquer des hook, encore une fois je dois laisser faire, ne pas forcer cette rotation, bon Paf était un peu habitué, il va falloir lui demander d’oublier ça, quelques entrainements correctement effectués et tout retrouvera son équilibre.
Résumé de cette rentrée des classes : Peu de gros changements finalement et beaucoup d’améliorations !
On se quitte avec David en accord sur le fait qu’un suivi va être nécessaire pour continuer dans le bon chemin…
Ça peut avoir du bon de jeter ses clubs de temps en temps !

Euh je rigole là…


jeudi 11 mars 2010

RETOUR EN SELLE…

Parfois, on joue très mal.
Et on s’énerve.
Si, si, je vous assure ça peut arriver…
Ensuite deux solutions.
On se trouve un bonne excuse dans le genre « Oui mais ce matin je me suis pris le petit doigt de pied dans un meuble et ça m’a terriblement dérangé pour être stable à l’adresse pendant le parcours »
Ne me remerciez pas si vous n’y aviez pas pensé, c’est cadeau.
On peut aussi attendre de se calmer et commencer à se parler franchement entre quatre yeux, je vous conseille l’utilisation du miroir sinon ce sera comme dormir sur ses deux oreilles, très compliqué…
Plein de courage et de maturité (oui maman, enfin !), j’ai donc choisi la seconde option.
Première chose : comprendre.
J’avais bien les questions mais n’ayant pas la chance de souffrir du syndrome «des personnalités multiples » aucune chance que je me réponde dans la foulée.
Heureusement, dans ce genre de situation on peut avoir aussi de la chance.
J’ai eu deux docteurs en ligne dans la soirée du jour du « je te parie que je lance mon club plus loin que ta balle ».
Un faux et un vrai.
Le faux parlait en connaissance de cause, le vrai parlait parce qu’il avait la connaissance des causes.
J’ai donc eu, non pas des réponses, mais la voie pour les trouver.
Ce serait sans compter les commentaires du dernier article qui ont pour beaucoup contribués à une saine remise en question et je profite d’avoir le micro pour remercier toutes celles et tous ceux qui ont prit le temps de me faire part de leurs idées, de leurs expériences pour m’aider dans cette terrible épreuve du « j’ai voulu m’amuser ce week end mais j’ai pas réussi »
Donc sincèrement, merci beaucoup.
Vraiment…
Revenons à nos chevaux.
Comment ? Mouton ?
Vous êtes déjà tombé d’un mouton vous ?
Bon…
Quand on rate un parcours on retourne au practice, quand on en rate deux on retourne voir son prof, dixit un grand sage du golf.
J’ai revérifié, 7 mois sans un vrai cours, ce n’est pas ce que l’on appelle une conduite sérieuse.
Donc rendez vous avec le prof au plus vite.
J’en reviens…
Mais cela ne suffit pas.
Un professeur, aussi bon soit il ne va pas vous expliquer pourquoi vous jetez vos clubs.
À la rigueur il peut vérifier si votre stance est correct avant le lancer mais guère plus.
Je reprends contact avec Maître Yoda car il m’avait, à l’époque, parlé d’un livre dont le titre m’avait échappé parce que cela ne m’avait pas vraiment inspiré à ce moment là.
Mais là, je sens que c’est le moment de lire comment fonctionne mon gentil cerveau quand je joue.
Parce que je crois le savoir mais je crois surtout que je me plante totalement à mon avis.
Je suis donc allé me procurer l’ouvrage et j’ai commencé la lecture immédiatement, le cœur encore tout chaud des bonnes résolutions du pas Nouvel An, les seules que l’on peut tenir…
Et là…
Suspens…
Bingo !
Exactement le livre qu’il me fallait, tout humble que j’étais avec moi-même, ce qui est rare, certains pourront vous le confirmer, j’ai un égo avec « e » en majuscule et gothique de surcroit s’il vous plait.
En gros j’écoute ce qu’on me dit quand j’ai vraiment envie d’écouter…
En phase de pleine attention donc, j’ai commencé à lire et à comprendre que le cerveau est une belle machine mais sans mode d’emplois, comment dire, c’est un peu comme chasser le tyrannosaure avec un opinel, ce n’est pas évident…
En gros, je ne vais pas non plus vous résumer le livre, cela retirerait tout le suspens, le cerveau possède deux parties distinctes, une partie qui réfléchit et une qui agit.
On ne peut pas faire un swing avec la partie qui réfléchit, ça vexe l’autre qui est très susceptible.
Je vous assure c’est ce que je faisais depuis quelques temps et vraiment ça ne donne pas de bons résultats.
Le souci c’est que la partie qui réfléchit est méfiante et ne fait pas forcément confiance à l’autre.
Oui mais c’est l’autre qui a le swing en mémoire.
Il va donc falloir s’entendre…
Voila déjà un bon axe de travail !
Je ne manquerais pas de vous faire part des aventures de Pif et Paf, les deux amis dans la tête au monsieur, très prochainement !
Je prépare l’article sur le cours très vite car là aussi il y a à raconter !
En tout cas, ça va très bien !
Je vois le chemin devant moi devenir plus facile, normal je sais maintenant où je dois aller…
Sur un parcours !

dimanche 7 mars 2010

PAUSE…



Le week end de golf s’arrête brutalement aujourd’hui.
Un accident, cela peut passer mais au deuxième il faut savoir se poser et réfléchir calmement au problème.
Je ne parle pas d’accident physique comme une blessure, non, mais d’accident de parcours.
J’ai été dans l’incapacité d’accepter mes mauvais coups.
Pourtant, à mon niveau, il y en a forcément.
Il y en a eu de très bons aussi, j’ai même fait un birdie sur le trou handicap 1 à Guerville aujourd’hui et si je liste les bons coups des deux parcours entre hier et aujourd’hui j’aurai de quoi faire un bel article plein d’optimisme.
Mais c’est l’arbre qui cache la forêt.
J’ai été incapable de rester calme, j’ai jeté en deux jours plus de clubs de golf que je ne l’ai fait en un an et demi.
J’explose dans la seconde qui suit le coup raté et bien sur les coups à suivre, je n’en parle même pas.
Ce n’est pas un comportement acceptable pour moi mais surtout pour les joueurs avec qui je joue.
Cela déstabilise, énerve, met mal à l’aise.
Je dois trouver les raisons qui me poussent à tant d’exigence, si peu de tolérance et tant de sur réactions.
Je vais donc faire une pause le temps nécessaire à une introspection constructive, ensuite j’irai voir un professeur de golf et une fois que j’aurai trouvé plus de sérénité et de confiance dans mon jeu, je retournerai sur les parcours.
Car j’ai un objectif cette année et je l’atteindrai.
Et j’ai une belle compétition qui m’attend au mois d’avril dont je parlerai bientôt.
Mais je dois trouver une meilleure façon de travailler ma progression.
J’espère trouver bientôt des réponses à ce problème qui traine depuis quelques temps déjà mais que je n’ai sans doute pas voulu voir vraiment.